La ministre du Commerce, Fadhila Rabhi, a annoncé que son département travaille sur l’élaboration d’un projet de législation qui sera inclus dans la loi de finances complémentaire pour l’année 2022, visant à réduire l’écart entre les prix des voitures populaires à 4 chevaux et la catégorie suivante de 5 chevaux.
Elle expliqué dans une interview accordée au quotidien Assabah que les services compétents du ministère sont en train de préparer ce texte en partenariat avec des professionnels, notant que l’ajustement pourra inclure les nouveaux contingents de voitures, à condition que le la différence ne dépasse pas les 5000 dinars, selon ses dires.
Elle a souligné qu’au cours de cette année, les mêmes quotas qui avaient été approuvés l’année dernière ont été maintenus.
La ministre du Commerce a également reconnu que l’écart de prix entre les deux marques est significatif à cause des taxes, surtout que les 4 chevaux bénéficient de privilèges fiscaux et même d’exonérations.
L’écart entre les deux puissances fiscales s’élève aujourd’hui à plus de 20 mille dinars, selon la même source.
« Nous voulons offrir l’opportunité aux citoyens d’acquérir un véhicule, puisqu’il est devenu une nécessité. En fait, ce projet en cours de préparation vise à donner plus d’options aux citoyens », a assuré la ministre.
Dans le même ordre d’idées, elle a indiqué que le ministère cherche à exercer une pression sur les prix des voitures afin qu’ils soient à la portée du consommateur tunisien.
Augmentation des taxes
Selon les professionnels du secteur, les taxes sur les voitures de classe 5 chevaux sont très élevées, pouvant se situer à 43 % répartis entre taxes sur la consommation et taxes sur la valeur ajoutée TVA, tandis que le taux applicable à la valeur ajoutée auquel sont assujetties les voitures populaires est de 7%.
Les professionnels du secteur réclament également une réduction de l’écart entre les voitures populaires et les autres afin d’agir sur les longs délais d’attente et de faciliter l’acquisition de la voiture.
Les derniers chiffres montrent que la demande des Tunisiens pour acquérir des voitures populaires a connu une hausse. En effet, environ 8 500 voitures populaires ont été vendues en Tunisie, jusqu’à la fin du mois de novembre de l’année dernière, bien que leurs prix aillent au-delà des 30 000 dinars.
Les prix des voitures populaires ont augmenté ces dernières années en raison de la baisse de la valeur du dinar et de l’augmentation des coûts d’expédition, ainsi que de la baisse du taux de change du dinar et de la crise mondiale qui va contribuer encore plus à la hausse des prix.
Il convient de noter que la loi finances pour l’année 2022, n’a pas prévu de nouvelles dispositions relatives aux voitures populaires, mais plutôt des mesures qui visent à réduire l’imposition prélevée sur des véhicules automobiles hybrides équipés d’un double moteur thermique et électrique, et des véhicules automobiles équipés d’un moteur électrique.
La réduction va être de l’ordre de 50% sur la taxe sur la consommation exigée sur les véhicules automobiles équipés d’un double moteur thermique et électrique et inclus dans les nomenclatures M 03.87 et M 04.87.









Une voiture de la même marque en Egypte ou en Algérie le prix varie en Tunisie plus que 150/100 pouvez vous m expliquer la raison?
Cher lecteur. vous n’êtes pas sans savoir que les prix, dans chaque pays, diffèrent selon les impôts et taxes, ainsi que les coûts de transport