La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l’Iran pour débloquer le détroit d’Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n’étaient plus en mesure de « dicter » leur politique à d’autres pays.
« Nous ne considérons pas la guerre comme terminée », a lancé à la télévision d’Etat le porte-parole de l’armée iranienne.
Téhéran a appelé Washington à renoncer à ses « exigences illégales et irrationnelles », estimant que les Etats-Unis n’étaient « plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes ».
Selon un article du site américain Axios – relayé par l’agence officielle iranienne Irna – la proposition iranienne vise à rouvrir le détroit et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.
Le Parlement iranien prépare une loi prévoyant de placer le détroit sous l’autorité des forces armées, d’interdire le passage de navires israéliens et de faire payer des droits de passage en rials iraniens.
« Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d’instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l’utiliser », a répliqué Marco Rubio sur Fox News.
Pour le centre d’analyse américain Soufan, « les dirigeants iraniens pensent que la hausse des prix du pétrole et les pénuries imminentes et mondiales de produits dérivés (…) mettent le président Trump sous une forte pression au point de le pousser à accepter un règlement du conflit loin de sa demande d’une +capitulation inconditionnelle+ ».
Côté américain, « Trump et son équipe semblent miser, de façon erronée d’après de nombreux experts, sur le fait qu’un renforcement du blocus américain sur les ports iraniens va pousser les dirigeants du régime à accepter les exigences principales des Etats-Unis », poursuit cette source.
La paralysie du détroit d’Ormuz a de lourdes répercussions sur l’économie mondiale et le baril de Brent est repassé au-dessus de 110 dollars mardi.








