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Des formations pour inciter les vendeurs ambulants à quitter la rue, annonce Omar Mansour

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Dans une interview accordée à Africanmanager, le gouverneur de Tunis, Omar Mansour, s’est dit attaché à l’application de la loi, sans pression, pour mettre fin à la contrebande.

Il a dans le même cadre relevé que la relance économique reste tributaire d’une paix sociale, de la patience, mais surtout du retour au travail.

Pour 2017, il a déclaré que sa stratégie sera essentiellement axée sur la jeunesse, l’emploi et la culture. Pour lui, rien n’est difficile en Tunisie, il suffit d’avoir les idées et la bonne volonté pour gagner le pari. Interview :

Votre évaluation de la situation économique du gouvernorat de Tunis ?

On ne peut pas traiter uniquement la situation de Tunis, c’est la situation de toute la Tunisie.

De toute façon, la situation est perturbée. Mais avec la conjugaison des efforts de toutes les parties intervenantes, on essaye de relancer notre économie. On n’a pas d’autres choix. C’est la base pour garantir le développement et pour répondre à l’ensemble des défis rencontrés.

Mais comment atteindre cet objectif ?

La réalisation de cet objectif reste tributaire d’une paix sociale, de la patience, mais surtout du retour au travail. Car, on ne peut pas réformer l’économie dans une conjoncture marquée par la montée de la grogne sociale et des revendications.

Le retour au travail est à mon avis une condition sine qua none pour pouvoir gagner ce challenge.

Tout est possible, si on arrive à réunir ces conditions.

Pouvez-vous nous parler de la stratégie adoptée afin d’assurer le développement dans cette région ?

Comme je l’ai mentionné auparavant, on ne peut pas parler d’une stratégie spécifique pour chaque gouvernorat. Il s’agit d’un travail commun entre l’ensemble des acteurs.

Notre but est d’offrir plus d’emplois aux jeunes chômeurs et d’organiser les secteurs économiques.

Qu’entendez-vous par là précisément ?

Essayer d’offrir un climat favorable aux investisseurs, de faciliter les procédures tout en minimisant les obstacles en rencontrés, qui sont essentiellement d’ordre administratif et juridique.

C’est une démarche importante, voire cruciale pour booster l’activité économique.

Pour y parvenir, une grande responsabilité incombe au gouverneur de chaque région pour relever ce défi.

A notre niveau, les projets bloqués sont aussi considérés comme une priorité. Une rencontre dans ce sens a eu lieu ces derniers temps au niveau de notre gouvernorat pour accélérer les procédures nécessaires… D’ailleurs les délais sont fixés pour la mise en place de ces projets.

Qu’en est-il de la lutte contre l’étalage anarchique et la contrebande ?

L’étalage anarchique fait partie de la contrebande, qui continue à impacter notre économie et plus précisément les propriétaires des espaces commerciaux ou ceux qui contrôlent des fonds de commerce.

C’est préoccupant étant donné que l’économie informelle représente aujourd’hui plus de 50% de l’économie globale, d’autant plus que plusieurs espaces commerciaux sont menacés de fermeture.

Donc, il faut mettre fin à ce phénomène dangereux pour relancer la chaine économique, sachant qu’un grand pas a été accompli dans ce sens.

Il faut organiser ce secteur tout en assurant son adhésion au secteur formel.

Avez-vous rencontré des difficultés dans cette mission ?

Certainement oui, mais chaque responsable doit savoir comment faire bouger la machine pour améliorer son action et appliquer la loi sans pourtant être soumis à la pression exercée par certaines parties.

L’application de la loi demeure utile, sachant que le gouvernement s’est engagé à offrir des espaces réservés aux vendeurs ambulants au centre-ville de Tunis. C’est important dans la mesure où les espaces de vente anarchique ont pris des proportions qui ne peuvent plus être tolérées.

Mon travail aujourd’hui consiste à accélérer la procédure pour la mise en place de ces espaces, qui seront installés à l’avenue Mongi Slim, Al jazira et d’autres artères.

Outre la mise en place de ces espaces, plusieurs vendeurs ambulants vont prochainement suivre une formation professionnelle dans certains secteurs.

D’ailleurs avec cette démarche visant l’application de la loi, mais aussi le respect des citoyens, je vous annonce que le nombre des vendeurs ambulants est passé de 700 depuis ma prise de fonction à 3, 4 actuellement.

Quelle sera votre stratégie du travail pour 2017 ?

Je n’ai aucune stratégie. Je travaille avec le même rythme et d’une manière horizontale pour toutes les années. Je vise l’ensemble des secteurs sans exception.

Pour l’étape prochaine, la stratégie sera essentiellement axée sur la jeunesse, l’emploi et la culture avec la programmation des activités culturelles et la réouverture des espaces fermés dont le nombre s’élève à environ 94.

L’accent sera aussi mis sur les campagnes de propreté. Ajoutons à cela la programmation des projets d’entretien concernant le jardin du Belvédère et les autres espaces verts de la capitale tel que le jardin du Passage, qui seront mieux entretenus et qui pourront même abriter des activités culturelles et de loisirs.

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