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Hassan Fathalli, responsable de la communication à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), a affirmé qu’une délégation de députés se rendra, aujourd’hui, jeudi 19 janvier 2017, dans les régions du Nord-Ouest frappées depuis quelques jours par une vague de froid polaire.

Il a par ailleurs indiqué, dans une déclaration à Jawhara Fm, que des députés ont proposé de faire don d’une partie de leurs salaires en faveur des régions sinistrées.

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La ministre de la Santé, Samira Merai, a déclaré ce mardi 17 janvier à l’ARP que son département veille à rapprocher tous les services de santé du citoyen à travers des améliorations au sein des centres de santé de base en les équipant de matériels modernes.
Elle a ajouté que « cette année sera marquée par le déploiement de plusieurs médecins spécialistes (9 spécialités) dans les régions intérieures du pays. Le recrutement de ces médecins résoudra sans doute les problèmes de santé dans les régions en question », a-t-elle affirmé.

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Abdelfatteh Mourou, dirigeant du mouvement Ennahdha et vice-président à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), a déclaré ce mardi 17 janvier 2017 que des parties s’activent pour déstabiliser le pays et semer le chaos en Tunisie.
Il a affirmé que « le gouvernement n’a jamais ménagé ses efforts afin de servir le peuple tunisien et préserver les acquis de la Révolution. Nous sommes toujours à l’écoute des Tunisiens et nous sommes convaincus que les mouvements de protestation sont un droit légitime. C’est vrai que nous n’avons pas répondu à toutes les attentes des citoyens mais nous continuons à mener des actions de manière assidue pour résoudre les problèmes sociaux et soutenir les régions intérieures du pays », a-t-il affirmé.

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La protection de la richesse halieutique, l’amélioration des conditions sociales des pêcheurs, notamment celles des petits pêcheurs, le rendement du secteur de la pêche, le renforcement de l’infrastructure de base, la production et l’exportation, tels sont les principaux sujets débattus ce jeudi 12 janvier 2017 par les membres de la commission de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, du commerce et des services à l’ARP.

Auditionné par la commission de l’agriculture, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Bettaieb, a affirmé que son département, en collaboration avec toutes les parties concernées, œuvre davantage afin de résoudre les divers problèmes des pêcheurs.

Il a, dans ce contexte, annoncé la mise en place en 2017 d’un régime de couverture sociale pour les pêcheurs. Une équipe regroupant des représentants des ministères des Affaires sociales et de l’Agriculture, de la CNSS et de la corporation de la pêche sera créée pour monter cette nouvelle structure.
Des données complètes se rapportant aux pêcheurs tunisiens (spécialités, types de pêche, capacités de l’embarcation…) seront préparées pour les présenter aux services de la sécurité sociale, au mois de mars 2017.

Il a, sur un autre volet, ajouté que des appareils de surveillance pour tous les navires de pêche, à travers les satellites, seront installés. Ces équipements modernes ont pour objectif de garantir la sécurité des marins tunisiens.

A noter que de nombreux pêcheurs ont, à maintes reprises, organisé des mouvements de protestation face à l’indifférence des organismes de tutelle. Les protestataires ont formulé une série de demandes dont notamment la régularisation de leur situation sociale.

A noter que la Tunisie compte 54 mille pêcheurs tunisiens répartis sur plusieurs régions (Sousse, Nabeul, Sfax, Gabes, Djerba…).

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Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Bettaieb, a annoncé, ce jeudi 12 janvier 2017, lors de son audition par la Commission de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, du commerce et des services à l’ARP, la mise en place en 2017 d’un régime de couverture sociale pour les pêcheurs.
Une équipe regroupant des représentants des ministères des Affaires sociales et de l’Agriculture, de la CNSS et de la corporation de la pêche, sera créée pour monter cette nouvelle structure.

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En réaction aux déclarations du directeur de l’Institut National de la Statistique (INS), Hédi Saidi selon lesquelles, le taux de la pauvreté en Tunisie a baissé de 5 points, le député à l’ARP, Monji Rahoui lui a accusé de mensonges « en fournissant des chiffres incorrects » et l’a sollicité de « prendre une distance par rapport aux politiciens ».

« Vous nous mentez comme l’a fait Ben Ali avant. Cette étude est erronée et a été commandée par la Banque mondiale et le FMI. Le taux de pauvreté a augmenté dans les quartiers populaires et les zones marginalisée. », a-t-il dit.

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Le président de la République, Bèji Caied Essebsi a reçu, ce jeudi 5 janvier 2017, au palais de Carthage, le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, indique un communiqué de la présidence de la République.

La réunion a porté sur la situation générale dans le pays et les priorités législatives de l’Assemblée lors de la période prochaine.

Les deux parties ont également évoqué le rôle cruciale que joue la Tunisie au niveau de la région pour trouver les solutions adéquates au dossier libyen.

Il a été également question des résultats de la réunion qui a eu lieu récemment entre le président de l’ARP et son homologue libyen, Akila Salah Aïssa, en la présence des présidents des blocs parlementaires.

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Lors d’une séance d’audition par la commission de la sécurité et de la défense à l’Assemblée des Représentants ddu peuple (ARP), ce mercredi 04 janvier, le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub, a indiqué que la situation sécuritaire en Tunisie est “stable », non sans avoir reconnu l’existence de menaces terroristes et que les institutions sécuritaires doivent toujours faire preuve de vigilance pour protéger le pays.

A propos des terroristes dans les zones de tension, ils sont au nombre de 2929, a affirmé le ministre. Il a ajouté que la moitié se trouve en Syrie, alors que 500 sont en Libye et le reste est dispersé.
Le ministre s’est dans ce cadre montré attaché à ces chiffres, précisant qu’il s’agit de statistiques précises. « Plusieurs parties et médias évoquent certes des chiffres affolants comme 5000 ou encore 8000, mais notre département possède des chiffres plus précis », a indiqué Majdoub. Et d’ajouter : « Le nombre des terroristes dans les zones de tension évoqué par notre département est global et fait toujours l’objet d’actualisation ». Par ailleurs il a confirmé que le nombre des Tunisiens revenant des zones de conflits est de 800, dont 137 sont soumis à une assignation à résidence. Toujours dans le même ordre d’idée, le ministre a assuré que le système juridique tunisien est complet et capable de traiter ce dossier. Le ministre a dans ce cadre déclaré que la situation actuelle est maitrisée et ne pose pas de problème.

Pour rappel, la perspective d’un retour en Tunisie de milliers de jihadistes ne finit pas d’animer le débat sur la scène politique et de faire couler beaucoup d’encre. Depuis les révélations du ministre de l’Intérieur quant au retour de 800 Tunisiens des zones de tension, les réactions des partis se sont enchainées et les propositions
se sont multipliées. Mais le ministre n’a pas manqué de fustiger cette agitation. Il a pointé du doigt un pays frappé par la schizophrénie. « Cette schizophrénie existe même au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple », a ajouté le ministre, critiquant la position confuse de plusieurs députés.
« Certains députés reprochent au ministère de l’Intérieur d’avoir interdit de voyager plusieurs citoyens, et là on nous attaque sur le dossier du retour des Tunisiens des zones de conflits », a t-il déploré.

Majdoub a souligné la nécessité d’assurer un certain équilibre, surtout que le système sécuritaire doit prendre en compte les libertés individuelles et collectives.
Sur une toute autre affaire, le ministre de l’Intérieur a fait savoir que le document fuité en rapport avec l’affaire d’écoute téléphonique qui concerne un homme d’affaires dans un appartenant à l’avenue Bourguiba à Tunis remonte à l’année 2014.
Les locataires de l’appartement sont interrogés à ce sujet par le procureur de la République, a-t-il encore ajouté. Il a expliqué que l’affaire concerne l’écoute d’une conversation téléphonique entre l’homme d’affaires et le dirigeant d’un parti libyen, Abdelhakim Balhadj, à propos d’un éventuel déplacement à Tunis des responsables du parti.
Selon le ministre, l’affaire a été lancée suite à une plainte déposée par la propriétaire de l’appartement auprès du procureur de la République, qui s’est rendu sur place et saisi les documents qui s’y trouvent.
Il s’est avéré, a poursuivi le ministre, que les documents saisis dont celui fuité, appartiennent à une organisation active dans le domaine sécuritaire.

S’agissant de l’assassinat de Mohamed Zouari, le ministre de l’Intérieur a assuré que l’enquête se poursuit. Selon lui, l’affaire est complexe et certains éléments de l’enquête manquent au ministère vu la relation qu’entretenait Zouari avec le mouvement de résistance palestinien Hamas, ce qui n’exclue pas que les services de renseignements israéliens soient impliqués dans cet assassinat.

Pour ce qui est du projet de modernisation du système de contrôle au ministère de l’Intérieur, Majdoub a assuré que les travaux sont en cours et devraient s’achever d’ici la deuxième moitié de 2017, faisant remarquer que le département recevra les équipements d’ici peu. Il sera ensuite procédé à l’installation de quelque 1200 caméras de surveillance dans 400 différents points dans le grand Tunis.
Dans sa deuxième phase, le projet prévoit la généralisation de l’expérience à l’ensemble du territoire pour assurer un transfert d’images à la salle des opérations, avant de s’en servir pour traquer les individus recherchés.
S’agissant de la création du centre national des renseignements, le ministre a précisé que ce centre ne relève pas de son département mais plutôt de la présidence du gouvernement. Il fera office de structure de coordination à travers la collecte des informations issues des différents départements ministériels et la définition des plans et autres stratégies de renseignement.

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Samira Merai, ministre de la Santé, a déclaré mardi à l’ARP qu’un observatoire national des statistiques, de l’information, de la documentation et des études dans le domaine des stupéfiants relavant de la présidence du gouvernement sera bientôt crée.

Selon les informations rapportées par Mosaïque, cette nouvelle structure portera le nom de « l’observatoire national des stupéfiants et de la dépendance ».

Une commission se chargera d’encadrer les consommateurs sous la tutelle du ministère de la santé, nous apprend la même source.

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Le projet de la loi de finances complémentaire 2016 vient d’être adopté, lors d’une séance plénière tenue, ce mardi 27 décembre 2016, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), avec 102 voix pour et 20 contre.  Il a adopté en présence de plusieurs représentants du ministère des Finances ; la ministre Lamia Zribi a tenu à préciser que le projet de LFC 2016 apportera des ajustements de la loi initiale, soulignant que le gouvernement est contraint de combler un déficit additionnel de 1555 Millions de dinars. La ministre a dans le même contexte estimé que les recettes fiscales et non fiscales ont été en déca des prévisions, d’où la nécessité de procéder à ce correctif. En outre, la ministre a déclaré qu’en dépit d’une légère reprise constatée ces dernières années au niveau des activités pétrolières, des mines et touristiques, le déficit budgétaire demeure encore important.

Les ressources fiscales et non fiscales ont été aussi en-dessous des précisons et ce, à cause de la baisse des contributions des entreprises publiques, a cela s’ajoute le déficit des caisses sociales, lesquelles se trouvent face à plusieurs difficultés d’ordre financier et structurel mais aussi au niveau de la gestion et de la gouvernance : « Elles sont devenues un lourd fardeau sur le budget de l’Etat », a-t-elle dit.

Par ailleurs, selon les déclarations de la ministre, un article additionnel a été ajouté au projet de la loi de finances complémentaire 2016, qui vient d’être adopté en plénière. Cet article de loi, déjà approuvé par les députés de l’ARP, stipule le report de l’entrée en vigueur du nouveau code de l’investissement au mois d’avril 2017 au lieu du mois de janvier de la même année.

La ministre a par ailleurs expliqué que le nouveau code de l’investissement doit attendre la finalisation des décrets d’application régissant le nouveau texte, lequel est en phase de préparation au niveau du ministère des Finances.

S’agissant du projet de loi relatif aux incitations fiscales, la ministre a tenu à préciser que ce dernier a été déposé auprès de la commission des finances à l’ARP depuis le mois de mai dernier.

Interrogé sur l’affaire, Slim Besbes, membre de la commission des finances de l’ARP, a assuré à Africanmanager que le projet de loi portant sur les incitations fiscales sera examiné au début de l’année prochaine

Pour rappel, le projet prévoit la révision du budget de l’Etat, qui est passé à 29.274 millions de dinars (MD) contre les 29.250 MD initialement prévus. Cette hausse est imputée à la hausse du service de la dette de 250 MD, contre une baisse des dépenses de gestion de 100 MD et de développement de 106 MD. Le gouvernement prévoit de mobiliser des ressources supplémentaires pour un montant de 1.219 MD afin de couvrir le déficit du budget de l’État.

En outre, le projet de la LFC pour l’année 2016 vise à permettre au gouvernement de mobiliser des ressources d’emprunt additionnels d’environ 1219 millions de dinars (MD) destinés à combler le déficit budgétaire, qui dépasse les prévisions de la LF initiale.
Le déficit budgétaire devrait enregistrer à la fin de 2016 une hausse de 1555 MD en raison des changements des hypothèses sur lesquelles se basait le budget de l’Etat pour l’année 2016, pour atteindre 5219 MD, soit 5,7% du PIB contre 3664 MD, soit 3,9% selon les estimations de la LF initiale.
Les ressources d’emprunt passeront ainsi en 2016 à environ 7813 MD contre 6594 MD prévus dans la loi initiale, ce qui engendrera une augmentation du taux de l’endettement de 8 points pour s’établir aux alentours de 61,8% contre 53,4% dans la première mouture de la loi de finances.

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La ministre des Finances, Lamia Zribi, a annoncé, lors de la séance plénière de ce mardi 27 décembre 2016, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), qu’un article additionnel a été ajouté au projet de la loi de finances complémentaire 2016, qui vient d’être adopté en plénière.

Cet article de loi, déjà approuvé par les députés de l’ARP, stipule le report de l’entrée en vigueur du nouveau code de l’investissement au mois d’avril 2017 au lieu du mois de janvier de la même année.

La ministre a par ailleurs expliqué que le nouveau code de l’investissement doit attendre la finalisation des décrets d’application régissant le nouveau texte, lequel est en phase de préparation au niveau du ministère des Finances.

S’agissant du projet de loi relatif aux incitations fiscales, la ministre a tenu à préciser que ce dernier a été déposé auprès de la commission des finances à l’ARP depuis le mois de mai dernier.

Interrogé sur l’affaire, Slim Besbes, membre de la commission des finances de l’ARP, a assuré à Africanmanager que le projet de loi portant sur les incitations fiscales sera examiné au début de l’année prochaine.

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Le projet de la loi de finances complémentaire 2016 a été adopté lors d’une séance plénière tenue, ce mardi 27 décembre 2016, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), avec 102 voix pour et 20 contre.

Le projet prévoit la révision du budget de l’Etat, qui est passé à 29.274 millions de dinars (MD) contre 29.250 MD initialement prévus. Cette hausse est imputée au gonflement du service de la dette de 250 MD, contre une baisse des dépenses de gestion de 100 MD et de développement de 106 MD.

Le gouvernement prévoit de mobiliser des ressources supplémentaires pour un montant de 1.219 MD afin de couvrir le déficit du budget de l’État.

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Les députés de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) ont entamé, ce mardi 27 décembre 2016, au Bardo, l’examen du projet de la loi de finances complémentaire relatif à l’année 2016.

Adopté mercredi dernier par la commission des finances, de la planification et du développement à l’ARP, le projet de la LFC pour l’année 2016 vise à permettre au gouvernement de mobiliser des ressources d’emprunt additionnels d’environ 1219 millions de dinars (MD) destinés à combler le déficit budgétaire qui dépasse les prévisions de la LF initiale.

Le déficit budgétaire devrait enregistrer à la fin de 2016 une hausse de 1555 MD en raison des changements des hypothèses sur lesquelles se basait le budget de l’Etat pour l’année 2016, pour atteindre 5219 MD, soit 5,7% du PIB contre 3664 MD initialement, soit 3,9% selon les estimations de la première mouture de la LF.

Les ressources d’emprunt passeront ainsi en 2016 à environ 7813 MD contre 6594 MD prévus dans la loi initiale, ce qui engendrera une augmentation du taux de l’endettement de 8 points pour s’établir aux alentours de 61,8% contre 53,4% prévus au départ.

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Slim Chaker

Le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, a appelé, lors d’une plénière qui se tient actuellement au Bardo, a accélérer l’examen du projet de loi criminalisant la discrimination raciale en Tunisie. « Nous voulons que ce projet de loi soit une des priorités de la commission chargée de l’affaire », a-t-il dit.

Il a par ailleurs assuré que cette agression raciste est intolérable, aujourd’hui, en Tunisie, un pays qui respecte les libertés et les droits de l’Homme, selon ses dires.

Mohamed Ennaceur a fait savoir que cette initiative législative qui criminalise la discrimination raciale est actuellement dans les mains de la commission des droits, des libertés et des relations extérieures relevant de l’ARP.

Cet appel vient suite à l’agression sur trois étudiants congolais (un jeune homme et deux jeunes femmes), samedi, 24 décembre 2016, à l’arme blanche par un Tunisien au niveau de Passage. Ces étudiants ont été grièvement blessés et sont actuellement dans un état critique.

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La députée à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et membre du mouvement Ennahdha Jamila Ksiksi a dénoncé l’agression sauvage contre trois étudiants congolais à Tunis, appelant ainsi l’ARP à condamner cette agression particulièrement violente et à caractère raciste.

Lors d’une séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP pour examiner le projet de la loi de finances complémentaire 2016, elle a indiqué que ces étudiants sont actuellement à l’hôpital de Charles-Nicolle, dans un état critique. « Il faut protéger ces gens là », a-t-elle dit.

En outre, Jamila Ksiksi a appelé à accélérer l’adoption de la loi criminalisant la discrimination raciale en Tunisie.

Rappelons que trois Congolais (un jeune homme et deux jeunes femmes) se sont fait agresser, samedi, 24 décembre 2016, à l’arme blanche par un Tunisien au niveau de Passage.

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A n’en pas douter, l’assassinat de l’ingénieur Mohamed Zouari est un profond traumatisme, national, et vécu comme tel par les citoyens, jusqu’au tréfonds de leurs âmes. Le tolet qu’a provoqué cette exécution froide, en pleine journée, à deux pas de son domicile, à Sfax, l’illustre parfaitement. Pour des Tunisiens qui sont encore hantés par les meurtres de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, qui n’ont d’ailleurs toujours pas été élucidés, l’affaire Zouari est la tuerie de trop. Mais ce qu’on peut comprendre pour des citoyens, sous le coup de l’émotion, on peut difficilement le pardonner à l’élite politique, et encore moins à l’exécutif, censé justement piloter le bateau, rationnellement, en résistant aux appels des bas instincts et de l’émotion populaire.

Presque immédiatement après le meurtre de Mohamed Zouari, c’est « massacre à la tronçonneuse ». Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, sous la pression des députés et d’une partie de l’opinion publique, et avant même d’avoir diligenté une enquête sur les éventuels ratés, comme cela se fait dans tous les pays qui se respectent, a endossé un de ses rôles favoris : Celui de coupeur de têtes. Il a commencé à Sfax, en démettant de leurs fonctions les patrons de la sûreté nationale et le gouverneur, et projette, dit-on, de frapper ailleurs. Voilà, on y retourne : Il suffit d’offrir quelque têtes en pâture pour que tout soit réglé, comme par enchantement. Alors qu’on sait tous qu’en cas de dysfonctionnement dans les affaires de sécurité nationale, si effectivement dysfonctionnement il y a, ce sont des réformes structurelles, en profondeur et dans la durée, qui permettent d’apporter des correctifs, et non des réactions épidermiques, à chaud, forcément improvisées et donc fatalement improductives. Mis à part le vernis du changement, ces mouvements intempestifs, qu’affectionnent particulièrement Chahed – les gouverneurs en savent un rayon -, ne donnent rien de bon. Ils donnent la désagréable et désastreuse impression que celui qui conduit les destinées du pays est nerveux, impulsif et qu’il pilote à vue, sans avoir de recul sur les événements.

La pression, surtout pour l’exécutif, est mauvaise conseillère et pousse à la faute. Nous n’avons pas vu après les terribles attentats de Paris et de Bruxelles le président français ou le Premier ministre belge mettre la tête des responsables sécuritaires sur le billot et les faire valser. Idem pour la chancellerie allemande, en dépit du grand émoi provoqué par l’attentat de Berlin, à la veille des fêtes de fin d’année. Cette attaque a été vécue par le peuple allemand comme une terrible injustice au regard justement des efforts que fait Angela Merkel pour accueillir et intégrer la misère du monde. Une intransigeance qui lui a d’ailleurs couté très cher politiquement. Et pourtant Merkel n’a pas dit haro sur les cadres sécuritaires ou je ne sais quel notable local. L’affaire a été gérée avec calme, retenue, en bonne professionnelle de la gestion des affaires publiques qu’elle est. Exiger la même chose de Chahed est-ce trop demander ?!

Pot de terre contre pot de fer

Si l’affaire n’était pas aussi grave, on aurait ri des cris d’orfraie des députés, qui ont exigé des ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères des explications, au Parlement. Salem Labiadh a même poussé l’emballement et l’hystérie collective jusqu’à demander la tête du patron du département de l’Intérieur. Et que dire des demandes pressantes pour poursuivre les très probables auteurs de ce crime, les services secrets israéliens – le Mossad. Ces messieurs dames ont sans doute oublié, à cause de la montée de la fièvre à l’Assemblée des Représentants du peuple, l’assassinat de Abou Iyad et Abou Mohamed, désignés par le Mossad comme les commanditaires de la prise d’otages sanglante (12 morts) des athlètes juifs lors des Jeux olympiques de Munich, en Allemagne, en 1972. Les deux Palestiniens avaient été exécutés en Tunisie, où ils avaient trouvé refuge, traqués par les Israéliens. Leur meurtre bouclait une longue liste de dirigeants de l’OLP que le Mossad a implacablement pistés, sur des années, et finalement assassinés, au nez et à la barbe des autorités des pays qui les avaient accueillis. Et quelles ont été les conséquences fâcheuses pour l’Etat Hébreu, en termes de mesures de rétorsion ? Des clopinettes… En tout cas rien qui puisse contraindre Israël à rentrer dans le rang.

Nos chers députés oublient peut-être un peu vite qu’ils parlent d’un pays qui a systématiquement violé toutes les résolutions de l’ONU depuis sa création, s’adossant sur le soutien indéfectible du grand frère américain, dont les Parlements sont noyautés par les lobbies juifs très actifs et au pouvoir financier terrifiant. D’ailleurs le dernier pied de nez de Tel Aviv à la communauté internationale date d’il y a à peine quelques jours, le vendredi 23 décembre 2016, après le vote du Conseil de sécurité des Nations Unies demandant à Israël de cesser la colonisation. Israël, avant même le vote, avait fait savoir, comme les nombreuses fois précédentes, qu’il piétinerait la résolution. C’est le seul pays au monde à oser braver l’ONU de la sorte sans que cela fasse pleuvoir sur lui une pluie de sanctions. Israël peut dormir ses deux oreilles, le puissant mentor américain y veille. En parlant des Etats-Unis, ils se sont abstenus lors du dernier vote à l’ONU, et n’ont pas brandi leur sempiternel véto qui jusque-là tuait dans l’oeuf toute initiative pour tenter de ramener l’Etat hébreu à la raison, notamment dans l’épineux dossier de la colonisation des terres palestiniennes. Pour une fois, le geste sensationnel des Américains a permis de troubler le sommeil du Premier ministre israélien, qui s’est défoulé, à coups de représailles diplomatiques, sur le Sénégal, la Nouvelle Zélande et d’autres pays, qui ont commis le sacrilège de faire voter ce texte à l’ONU. Mais ne nous leurrons pas, la crise de conscience de Washington s’arrêtera là, il ne mettra pas en difficulté plus que ça le petit frère israélien. Tout de même, ce sont les mêmes USA qui ont fait savoir il y a quelques mois qu’ils vont porter l’aide militaire à l’Etat hébreu à un niveau sans précédent…

Les députés tunisiens, enhardis et irréalistes, demandent à leur exécutif d’affronter ce même Israël porté à bout de bras par le pays le plus puissant de la planète. On demande à cette « petite » Tunisie, qui n’a même pas les moyens de sa politique au point d’ameuter les investisseurs du monde entier – « Tunisia 2020 » – pour lui donner les moyens de se requinquer, de croiser le fer avec un Etat – Israël – rompu à toutes les manoeuvres dilatoires et illégales pour transgresser le droit international, impunément. A part mettre le gouvernement tunisien dans l’embarras, en le poussant à enfourcher un cheval qu’il n’a pas la possibilité de contrôler, ces cris des députés ne rendent absolument pas service à la nation. Du pur divertissement, et pas de bon goût, qui plus est dangereux car pouvant pousser les autorités à emprunter des sentiers couteux en temps et en deniers publics et dont on connait d’avance les résultats : Nuls.

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L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a tenu ce vendredi 23 décembre une séance plénière consacrée à l’audition des ministres de l’Intérieur et des Affaires Etrangères.

Cette séance qui survient une semaine après l’assassinat de Mohamed Zouari a été demandée par les quatre blocs parlementaires. Elle vient à un moment où les investigations se poursuivent à une allure accélérée, débouchant sur plusieurs arrestations de suspects.

Un acte terroriste ?

L’assassinat de l’ingénieur tunisien le 15 décembre 2016, par six balles tirées par des inconnus à quelques mètres de son domicile à El Aïn (Sfax), continue de provoquer de sérieux remous, d’autant plus que l’opinion publique est très émue par cette affaire qui lui rappelle l’assassinat du dirigeant palestinien Abou Jihad en 1988 à Sidi Bou Saïd par des agents infiltrés du Mossad.

Cet assassinat, qui a impliqué, indirectement, plusieurs ressortissants tunisiens, était planifié depuis juin dernier et a été fermement dénoncé par l’ARP.

Le président de l’Assemblée, Mohamed Ennaceur, a considéré qu’il s’agit d’un acte criminel grave et d’un acte terroriste. « Ce crime odieux nous ramène le spectre des assassinats politiques programmés et orchestrés », a ajouté Ennaceur à l’ouverture de la séance. Et de préciser : « les circonstances du meurtre de Zouari ouvrent la porte à plusieurs possibilité dont notamment la planification et l’exécution de cette opération par des parties étrangères ».

Pour Ennaceur,  cet assassinat porte atteinte à la souveraineté du pays, il a appelé le gouvernement à accélérer le rythme afin de dévoiler les circonstances et les personnes impliquées, et de les suivre selon les conventions internationales.

Les dysfonctionnements de l’appareil sécuritaire

Pour les députés intervenants, cet assassinat a mis en cause le fonctionnement de l’appareil sécuritaire national.

Plusieurs députés ont dans ce cadre affirmé que ce meurtre a révélé les failles dans le dispositif sécuritaire, ils ont demandé que la lumière soit faire sur ce crime et des explications sur la piste attribuant cet acte au Mossad.

Le député Sahbi Ben Fraj a dans ce contexte précisé que l’assassinat de Mohamed Zouari a pointé du doigt les lacunes enregistrées au niveau de nos dispositifs de renseignement. Ces lacunes sont également expliquées par la politique adoptée depuis la révolution, fondée essentiellement sur la dissolution de la police de la sûreté de l’Etat et des renseignements en 2011.

Les critiques des députés se sont fondées sur le limogeage du gouverneur de Sfax et deux responsables de la sécurité de la ville de Sfax. Et d’autres têtes vont tomber prochainement. Selon des sources bien informées citées ce vendredi par le quotidien Al Maghreb, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, procédera dans les heures à venir au limogeage de plusieurs hauts responsables, dont notamment le directeur des frontières et des étrangers, le chef de la sécurité touristique et le chef du district de Beb Bhar.

Outre ces failles, l’accent a été mis par d’autres députés opposants comme Zied Lakhdar sur les dispositifs de renseignement, qui se sont avérés toujours actifs en Tunisie, que ce soit dans un cadre journalistique ou associatif.

Cette fragilité vient de prendre de l’ampleur notamment avec la démission du directeur général de la sûreté nationale, Haj Ali, le jour même de l’assassinat de Zouari. L’ex-patron de la sûreté nationale pourrait être auditionné à propos des défaillances ayant facilité ce meurtre, une information relayée par plusieurs supports médiatiques.

La criminalisation de la normalisation avec Israël

Des voix se sont par ailleurs élevées au sein de l’ARP pour demander la criminalisation de la normalisation avec l’entité sioniste. C’est le cas du Front Populaire, du Mouvement du Peuple ou encore d’Ennahdha.

Cette action demeure plus que jamais une exigence, surtout qu’Israël ne nie pas son implication dans le meurtre de Zouari, décrit comme un des cadres du Hamas, spécialisé dans le développement de drones. La preuve : Le ministre israélien de la Défense, Avidgor Liberman a reconnu, à mots à peine couverts, que le Mossad est derrière le meurtre de l’ingénieur tunisien.

Cette reconnaissance ne peut constituer qu’une violation de la souveraineté nationale tunisienne, qu’il faut de défendre, selon les députés, qui n’ont pas manqué de critiquer le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub, qui s’est gardé de citer un pays ou un service précis. Lors d’un récent point de presse, Majdoub s’était borné à souligner que l’élimination de Zouari est liée à ses compétences académiques et ses relations avec des organisations régionales.

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Le ministre des Affaires Etrangères, au nom du gouvernement d’union nationale, doit rétablir au plus vite les relations diplomatiques avec la Syrie, interrompues voilà presque quatre ans. C’est ce qu’a déclaré le député du Front Populaire Zied Lakdhar. Intervenant à l’occasion de la séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP, consacrée à l’audition des ministres de l’Intérieur et des Affaires Etrangères, le député a indiqué que le rétablissement des liens avec la Syrie est une priorité, appelant le gouvernement à réviser sa politique étrangère.

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Le secrétaire général du CPR (Congrès pour la République)

Dans une déclaration accordée ce vendredi 23 décembre à Africanmanager, le député Imed Daimi a qualifié la séance d’audition des ministres de l’Intérieur et des Affaires Etrangères d’importante, voire décisive.

 » Cette séance malgré son retard sera l’occasion pour rendre hommage au martyr de la Tunisie et de la nation, Mohamed Zouari », a dit le député, avant d’assurer qu’elle sera aussi une opportunité pour pointer du doigt plusieurs défaillances enregistrées au niveau du système sécuritaire du pays, notamment l’infiltration du Mossad, ce qui a porté atteinte à la souveraineté de l’Etat.
Et d’ajouter : « Les responsables du gouvernement devront donner une position claire par rapport à cette question, qui continue d’alimenter la polémique ».
Il est à rappeler qu’une séance plénière sera tenue aujourd’hui l’ARP pour tenter de faire la lumière sur l’assassinat de Mohamed Zouari.

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Le chef du bloc parlementaire de Nidaa Tounes, Sofiene Toubel, a déclaré sur Shems fm que les députés de son parti demanderaient la tenue prochaine d’une séance plénière fermée à l’ARP pour auditionner les ministres de l’Intérieur Hedi Majdoub et des Affaires Étrangères Khemais Jhinaoui.

Cette audition intervient dans le cadre de l’affaire d’assassinat de l’ingénieur Mohamed Zouari à Sfax, a-t-il affirmé.

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