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Le député et dirigeant au mouvement Ennahdha, Abdellatif Mekki a souligné la nécessité de revoir la coalition entre le mouvement Ennahdha et Nidaa Tounes.

Dans une interview parue, ce dimanche 19 mars 2017 dans le journal « La presse »,  Mekki a également souligné la nécessité de faire une évaluation de cette expérience.

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Hypothétique destin que celui de ces élections municipales dont tout le monde parle, chacun à son gré, mais tel un serpent de mer, on ignore quand elles vont finalement avoir lieu et comment. Pourtant, leur urgence est dans toutes les bouches et l’instance qui est chargée de les organiser et veiller à leur régularité n’a de cesse de s’égosiller à sommer les uns et les autres à trancher le nœud gordien. Des injonctions qui laissent de marbre la classe politique toujours et indûment occupée à traîner les pieds et à laisser pourrir encore plus la situation malgré ses effets dévastateurs sur la commodité des citoyens autant que sur l’ordonnance générale de la vie dans la cité confiée à cette monstruosité que sont les délégations spéciales.

Il n’y a qu’à voir cette insalubrité ambiante, et pas que cela, pour s’en offusquer davantage. Un attelage commis d’autorité par le pouvoir central, et qui, gangrené par l’incurie autant que par une évidente incapacité à gérer la chose publique et territoriale, a transformé les communes en un véritable margouillis d’autant plus exécrable que chacun y met du sien, et d’abord le citoyen, stricto sensu l’habitant de la cité, qui, la Révolution aidant, s’investit du pire qu’il peut dans la déprédation du bien public s’il lui arrive de ne pas s’en emparer, ne paie pas ses impôts, et fulmine contre les misères qui sont faites à son environnement et bien plus contre le laisser-aller des autorités municipales associées à un Etat qui ne fait rien non plus.

Un état des lieux qui ne semble interpeller personne, surtout pas les partis politiques, maîtres dans l’art du moratoire, et qui rechignent à voir le scrutin municipal se tenir dans les délais proposés par l’ISIE qui pense pouvoir l’organiser le 26 novembre 2017, au pire au cours de la première quinzaine de décembre de la même année. Pourtant, le calendrier suggéré par l’Instance, de par la cohérence de son articulation et de l’opportunité de sa mise en œuvre, n’a pas de quoi pécher par des inconvénients insurmontables. Ainsi, aux termes de cet échéancier, les opérations d’inscription sur le registre électoral démarreront le 12 juin prochain, les candidatures aux conseils municipaux (365 sièges) seront ouvertes le 30 août et la campagne électorale sera lancée le 4 novembre. Et pour ce qui est du vote des sécuritaires et des militaires, il se déroulera en une seule journée entre le 19 et le 23 novembre.

Manœuvre dilatoire !

Si, cependant et a priori, Nidaa Tounès, Ennahdha, Afek Tounes et Al-Irada n’objectent pas que le scrutin ait lieu en décembre 2017, les autres partis, nommément le Courant populaire, Al-Jomhouri, l’Union patriotique libre, Ettakatol, le Courant Al-Mahaba, le Parti des travailleurs et Machrou Tounès, penchent, et avec insistance, pour mars 2018. Une proposition qui prendrait racine dans le degré d’impréparation de ces formations politiques, manifestement soucieuses de mettre à profit ce moratoire pout tenter, comme ce fut le cas pour les législatives, de s’organiser et de convenir de listes communes que, entretemps, elles n’arriveront sans doute pas à mettre en place de sitôt, ni réussiront à aplanir les sérieuses divergences qui les opposent, selon maints observateurs.

A cet atermoiement à se jeter dans la bataille électorale municipale, on pourrait aisément trouver une explication qui colle mieux à la réalité politique de ces partis. Elle tient à un déficit d’assise populaire qui pèsera de tout son poids sur les prochaines échéances électorales de 2019. Si bien que le scrutin municipal a valeur d’un test décisif donnant la mesure de leurs chances dans les législatives et les présidentielles. C’est là que réside tout l’enjeu de ces Municipales, et il requiert que les candidats en sortent avec un minium de crédit qui les fondent à embrayer pour les compétitions suivantes. Or, ce ne semble â être le cas, les choses étant actuellement ce qu’elles sont avec un poids politique et électoral de si peu d’importance rapporté à celui d’Ennahdha et de Nidaâ Tounès. Un camouflet pulvériserait toutes leurs chances de pouvoir défendre leurs couleurs dans une consultation électorale regardée comme essentielle et cruciale pour leur survie.

On comprendrait dès lors l’ardeur que ces partis sont en train de mettre pour renvoyer à une date qui leur serait « idoine » ces Municipales, le temps de mettre en place des coalitions et des stratégies à la faveur desquelles ils s’arrogeraient des bastions qui leur procureraient un poids d’autant plus précieux qu’il leur permettraient, pensent-ils, de tenir la dragée haute aux partis prépondérants, et d’affirmer une présence sur un échiquier politique âprement disputé et dans une configuration électorale qui ne le sera pas moins.

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L’homme politique et membre du parti islamiste Ennahdha, Lotfi Zitoun, prône la dépénalisation de l’homosexualité.

Dans une interview accordée au journal « Le Point Afrique Zitoun », il a affirmé que « on n’a pas à intervenir dans l’espace privé. Il y a l’espace public où l’État fait appliquer la loi. Je suis contre les tests qui violent le corps des gens, qu’on leur fait subir contre leur volonté ».

Il s’est également prononcé en faveur de la dépénalisation de la consommation du cannabis en Tunisie.

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Le bureau exécutif du mouvement Ennahdha se réunira cet après-midi pour fixer sa position suite au remaniement ministériel partiel effectué, samedi 25 février 2017, par Youssef Chahed, chef du gouvernement sans consulter les parties qui ont signé le pacte de Carthage. C’est ce qu’a été indiqué dans un communiqué publié, ce dimanche.

Il est à rappeler à ce propos que le remaniement ministériel a suscité la colère de plusieurs autres parties. Le secrétaire général adjoint de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Sami Tahri avait déclaré, samedi à l’agence TAP que l’organisation syndicale a accueilli avec « surprise » l’annonce du remaniement ministériel décidé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed.

« Ce remaniement est injustifié et n’a pas respecté le document de Carthage basé sur les principes de dialogue et du consensus », a-t-il dit, ajoutant qu’en agissant, ainsi,  » Youssef Chahed vient de signer l’arrêt de mort de ce document. »

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Le député Adnène Haji a qualifié le secrétaire général du syndicat général de l’enseignement secondaire, Lassad Yaakoubi, de « voyou, et même pire ». Cette déclaration vient suite aux demandes répétées pour le limogeage du ministre de l’Education, Néji Jalloul.

Dans une déclaration faite sur les ondes de Jawhara fm, Haji a ajouté qu’il faut ouvrir les dossiers  de Yaakoubi au ministère de l’Éducation et à l’Union générale tunisienne du travail.

Et d’ajouter que Lassad Yaakoubi a brandi ses slogans pour masquer ses vraies activités…

Il a par ailleurs déclaré qu’il y a des parties qui œuvrent davantage afin de changer le destin des générations et le quotidien des Tunisiens ; il y a aussi un « joueur caché » et c’est sans doute Ennahdha , a-t-il indiqué.

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Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi est appelé à ne pas intervenir pour régler certaines affaires entre l’Algérie et les frères musulmans libyens. C’est un des messages de la diplomatie algérienne à Rached Ghannouchi, accusé de faire de la publicité sur le dos de l’Algérie.

« En se posant comme un intermédiaire entre l’Algérie et les Frères musulmans libyens, le leader du parti islamiste tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, cherche-t-il à se faire une publicité gratuite sur le dos de l’Algérie ? Des responsables au ministère algérien des Affaires étrangères en sont convaincus, surtout, affirment-ils, qu’ils n’ont besoin des services de personne pour «discuter avec nos frères libyens». Pour eux, c’est certain, Rached Ghannouchi profite des portes qui lui sont ouvertes en Algérie pour prouver à l’opinion tunisienne qu’il a encore du poids et surtout qu’il est une personnalité incontournable dans les milieux islamistes maghrébins ». C’est ce qu’on a pu lire dans un article paru, hier, lundi 13 février 2017 dans le site algérien « algeriepatriotique.com ».

« Rached Ghannouchi voit la Libye comme un moyen de rebondir politiquement et de prouver à l’opinion internationale que les Frères musulmans peuvent encore jouer un rôle de force stabilisatrice au Maghreb et plus généralement dans le monde arabe. Dans cette épreuve de la dernière chance, le leader islamiste tunisien compte assurément sur le président turc Recep Tayyip Erdogan, lui-même affilié à la confrérie des Frères musulmans, de plaider auprès de Donald Trump la cause de tous les «frères». Erdogan a encore l’avantage, en effet, d’être un pilier de l’Otan au Proche-Orient et d’avoir des canaux de discussions privilégiés avec la CIA et la Maison-Blanche. Il ne faut pas oublier aussi que le siège de la confrérie des Frères musulmans se trouve maintenant en Turquie. Quoi qu’il en soit, le vent des «printemps arabes» a bel et bien tourné », lit-on dans le même article.

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Suite aux déclarations faites par le dirigeant du mouvement Ennahdha Nourredine Bhiri, accusant l’ambassadeur de la Tunisie au Canada de manquer à son devoir en tant que responsable en s’absentant de la cérémonie dédiée aux victimes de l’attentat du Québec, le syndicat du corps diplomatique vient de publier un communiqué le démentant.

« Les déclarations du dirigeant d’Ennahdha accusant l’Ambassadeur de la Tunisie au Canada de s’être absenté de la cérémonie des victimes de l’attentat du Québec alors qu’il était présent sont une atteinte à la diplomatie tunisienne », indique un communiqué du syndicat du corps diplomatique.

Il a été également indiqué dans ce communiqué que l’Ambassadeur de Tunisie à Ottawa, le consul de Montréal et tous les membres des deux délégations diplomatique et consulaire au Canada ont réagi suite à cet acte terroriste et ont pris les mesures nécessaires dont l’encadrement psychologique au profit de la famille de la victime, Boubaker Thebti mais aussi pour les deux blessés tunisiens, Aymen Derbali et Nizar Ghali.

Le syndicat a appelé ainsi à vérifier les informations auprès des sources officielles et des responsables du ministère des Affaires étrangères avant diffusion, et ce pour ne pas induire en erreur l’opinion publique et porter atteinte à l’image de la diplomatie tunisienne.

Rappelons que le Centre culturel islamique de Québec dans le sud-est du Canada a été visé par une attaque terroriste qui a fait six morts dont le Tunisien Boubaker Thebti.

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Personne ne sait encore quelles mesures spécifiques l’administration Trump devra prendre pour désigner les Frères musulmans (FM) comme groupe terroriste dans le cadre de ce qui est considéré comme un mouvement de répression plus large contre les organisations islamiques. L’élite politique à Washington est profondément divisée sur la classification du mouvement comme organisation «terroriste» et sur les conséquences désastreuses qu’elle pourrait avoir pour l’administration US. De récents rapports des agences de renseignement ont appelé à l’exclusion des déclinaisons des FM en Tunisie et au Maroc de toute décision qui serait prise à cet égard.

Depuis que Donald Trump est à la Maison Blanche, les services de renseignement américains ont analysé la situation dans les pays arabes, en particulier les parties et les organisations considérées comme une subdivision des Frères musulmans. L’accent a été mis sur l’Egypte, la Jordanie, la Syrie, le Liban, le Qatar et la Libye, ainsi que le Soudan, la Mauritanie et l’Algérie.

Les observateurs, cités par le Middle East Monitor, estiment que si les Etats-Unis allaient de l’avant dans cette démarche, ils finiraient par perdre la plupart de leurs alliés dans la région, alors que des partis politiques islamistes liés aux Frères musulmans existent en Indonésie, au Pakistan, au Maroc, en Tunisie, en Jordanie, en Irak, au Koweït, au Yémen et même en Turquie. Ils soulignent que la décision pourrait entraîner de sérieux dommages, avec des conséquences négatives et nuisibles aux intérêts des États-Unis.

Les partis islamistes en Tunisie et au Maroc considèrent les déclarations sectaires et frustes de Trump – destinées à lutter contre l’Islam sous le couvert de la lutte contre le terrorisme – comme inapplicables à leur égard en raison de leur rôle croissant dans la lutte contre l’idéologie terroriste. Le Mouvement Ennahdha, par exemple, n’a de cesse d’affirmer qu’il est la plus grande victime du terrorisme et, comme le répète son président Rached Ghannouchi, l’islam démocratique est la meilleure solution pour lutter contre les terroristes.

Le Maroc est devenu un acteur-clé pour les Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme en Afrique du Nord, en particulier à la suite des révolutions arabes qui ont déferlé sur la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), se traduisant par l’effondrement de nombreux États et l’émergence de groupes djihadistes. Au premier rang de ceux-ci figure Daech qui représente une menace réelle pour la paix mondiale.

Les craintes de Washington

Selon le journal marocain Al-Masaa, le Renseignement américain a excepté la Tunisie et le Maroc de la liste projetée des organisations terroristes en raison du rôle joué par leurs partis islamistes, nommément le parti justice et développement (PJD) au Maroc et Ennahdha en Tunisie, dans la transition démocratique dans les deux pays et leur participation au gouvernement. Les rapports de la CIA révèlent que la raison de leur non-inscription sur la liste terroriste est la crainte que cela puisse inciter les jeunes à la violence et à l’extrémisme, en ciblant l’Occident en général et les Etats-Unis en particulier.

Ammar Fayed, un chercheur égyptien sur les groupes islamistes, a souligné que le PJD et Ennahdha ne sont pas les seuls partis qui condamnent le terrorisme. Tous les partis islamistes, a-t-il expliqué, l’ont fait et refusent toute affiliation à une organisation en dehors de leur pays. Il estime que la désignation des Frères musulmans comme groupe terroriste n’aurait aucun effet sur la plupart des autres partis islamistes. Au Maroc, en Tunisie et ailleurs, il s’agit de partis officiels qui ne portent pas l’étiquette «Frères musulmans» et sont engagés pleinement dans la vie politique, citant comme exemples la Libye, la Jordanie, le Koweït et l’Algérie.

« Il semble que les positions des partis islamistes qui condamnent le terrorisme, ainsi que leur présence en tant que partenaires essentiels dans les gouvernements en place, bénéficiant ainsi de la reconnaissance nationale en Tunisie, au Maroc, au Yémen et en Libye, ait posé un dilemme pour l’administration américaine qui s’emploie à conserver le président égyptien comme un nouvel allié de Trump « , a déclaré l’expert au site Arabian Gulf Gate. » Les partis islamistes sont déjà partenaires au sein des gouvernements qui sont alliés avec Washington et d’autres gouvernements étrangers ainsi qu’avec des institutions et organisations internationales, ou sont actifs dans la vie politique au sein de la Représentation nationale, notamment. Ce faisant, comment sera-t-il possible de les désigner comme des organisations terroristes? « 

Trump face à un dilemme

C’est un vrai dilemme que l’équipe de Trump tente de résoudre. Si une approche extrême était adoptée en matière de désignation de partis islamistes comme groupes terroristes, cela soumettrait la politique américaine dans la région MENA à de sérieuses restrictions. Les USA ne pourraient pas, par exemple, désigner le mouvement Ennahdha comme une organisation terroriste tout en maintenant des relations avec lui, a insisté Fayed. «  Rompre les liens avec un acteur clé du gouvernement tunisien ne servirait pas les intérêts américains. »

Les modalités réelles d’une désignation des Frères musulmans comme organisation terroriste ne sont pas encore claires, a-t-il noté. Les diverses composantes de l’administration Trump ne partagent pas le même enthousiasme pour la politique et la question fait encore l’objet de discussions internes, dont l’issue est difficile à prédire, en dépit des rapports presque quotidiens des médias sur les discussions en cours et le fait qu’un projet de loi y afférent soit soumis au Congrès américain.

Selon l’expert, la décision peut se limiter aux Frères musulmans d’Egypte en premier lieu, au motif qu’ils sont le plus grand et principal mouvement et donc la cible principale du lobby pro-Israël à Washington. Cette focalisation aurait pour but d’apporter plus de soutien au régime de Sissi au Caire et ne signifierait pas l’inscription de centaines de milliers de personnes sur la liste des sanctions des États-Unis. De telles décisions, a-t-il conclu, ciblent souvent des dirigeants et des personnalités spécifiques afin de limiter leurs déplacements à l’étranger ou leurs sources de financement.

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La prestation du ministre de l’Education, Néji Jalloul, dans l’émission « Liman Yojroo Fakat », diffusée hier dimanche 05 février dans la soirée sur Al Hiwar Ettounsi, a eu son lot de déclarations choc. Fidèle à sa réputation de bête médiatique, Jalloul a fait sensation en lâchant, droit dans ses bottes, que s’il devait choisir entre les ex-présidents Ben Ali et Marzouki, il opterait pour le premier, à qui il reconnait le statut d’homme d’Etat. Il a aussi fait savoir sa préférence pour le RCD dissout, au détriment du mouvement d’Ennahdha. « Notre problème avec le RCD est fini depuis 2014 », a-t-il indiqué…

Voilà qui va rassurer ses « amis » de toujours, qui avaient commencé à faire courir le bruit que le ministre de l’Education avait troqué sa virulence anti-islamiste contre une précieuse paix des braves avec Ennahdha, un des piliers de la coalition au pouvoir. Mais à contrario cette sortie va lui valoir des inimitiés dans le camp nahdhaoui…

Comme pour mieux prendre ses distances avec Rached Ghannouchui et les siens, Jalloul a affirmé qu’il n’a jamais mis les peids à Montplaisir, au siège d’Ennahdha, ni au domicile du leader du mouvement. Il a tenu à préciser qu’il ne se sont vus que dans des lieux publics. « Avant, j’avais des réserves à propos d’Ennahdha étant donné qu’il faisait partie des frères musulmans. Depuis que Rached Ghannouchi a déclaré que son mouvement ne fait plus dans l’islam politique, je le crois sur parole. On constate d’ailleurs que le mouvement commence à se tunisifier ».

Toutefois il a fait savoir que s’il devait choisir entre Ghannouchi et Hamma Hammami, pour une invitation à diner, il opterait pour le premier, arguant qu’ils peuvent avoir des préoccupations communes…

Concernant les meilleurs chefs d’Etat que la Tunisie ait connus, il a flotté un moment entre Habib Bourguiba et Béji Caïd Essebsi : « Bourguiba est indéniablement le fondateur de l’Etat tunisien, tandis que Béji Caïd Essebsi a sorti le pays d’un mauvais pas en 2011. Il a organisé des élections libres et transparentes. Il est aussi parvenu à être le président de tous les Tunisiens, au détriment de son parti et il a réussi à redorer le blason de la présidence de la République ». Quant à Marzouki, il dit de lui que « c’est le plus mauvais président de l’Histoire de la Tunisie. Son passage au palais de Carthage était tellement insignifiant que personne ne s’est rendu compte de son départ », a-t-il noté.

Par ailleurs il a déclaré qu’il doit son poste de ministre de l’Education à Essebsi, et qu’il n’a aucun élément probant sur le fait que Ridha Belhaj serait derrière sa désignation. « Si c’est le cas je le remercie », a-t-il ajouté…

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De par la façon dont il intervient sur la scène tant politique que diplomatique de la Tunisie, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi renvoie l’image de quelqu’un qui est dans la peau d’un chef d’Etat, bien qu’il s’en défende comme il vient de la faire dans une interview accordée, chez lui, au site Middle East Eye, basé à Londres, dirigé par David Hearst, ex rédacteur en chef du desk international du Guardian.

En exergue à cette interview Ghannouchi, il est dit que ce dernier « enchaîne visites à l’étranger, interviews et rencontres avec des dignitaires….tel un chef d’État ». La question lui a été posée surtout en lien avec son rôle très actif dans le règlement de la crise libyenne et la « diplomatie parallèle » qu’il est en train de mener. Il s’en est défendu en affirmant qu’ « elle le serait si elle s’opposait à la diplomatie officielle », précisant que « c’est plutôt une diplomatie populaire qui est au service de la diplomatie officielle », pour souligner aussitôt que « si le président m’avait fait savoir que cela posait un problème, je me serais arrêté. Je suis toujours en lien avec lui. Nous ne pouvons être qu’un facteur de réussite pour sa politique ». Interrogé s’il pense déjà aux présidentielles de 20119, alors qu’il se forge de plus en plus une carrure internationale. Pour toute réponse, manifestement évasive, il s’est borné à asséner : « Non, ce n’est pas à l’ordre du jour. Nous en discuterons en temps voulu ».

Beaucoup moins élusif et carrément tranchant, il a affirmé, au sujet de la place qui est celle de son parti sur l’échiquier politique, qu’ « aucune loi ne peut passer sans le soutien et l’accord du groupe d’Ennahdha… qui est la meilleure force populaire pour soutenir et protéger le gouvernement. Nous le défendons et nous le poussons vers la réussite, car il a de bonnes chances », selon ses dires.

Amené à se prononcer sur le dossier des terroristes de retour des zones de conflit, Rached Ghannouchi a seriné l’argumentaire qu’il soutenait depuis un bail. Tout en ne souhaitant pas leur retour, il a invoqué la Constitution qui « garantit le droit des concitoyens à rentrer chez eux », soulignant qu’il faut appliquer la loi pour « ces criminels dont la place est en prison ». Ensuite, il faudra faire appel aux spécialistes, comme les religieux et les psychiatres, afin de traiter leur pathologie, a-t-il insisté.

Répondant à la question qui fâche, celle imputant à Ennahdha la responsabilité d’avoir encouragé le départ de ces combattants, le chef de ce qui s’appelait alors parti islamiste, y a vu des « escarmouches politiques ». Et d’expliquer que « le pays se dirige vers des élections [locales] et certains partis craignent le succès d’Ennahdha, parce que nous sommes le parti le mieux organisé du pays. Ils veulent faire peur, en faisant le lien entre nous et le terrorisme. Mais Ennahdha est la plus grande force qui fait face au terrorisme. Nos détracteurs oublient que, sous le gouvernement Ennahdha, Ansar al-Charia a été désigné organisation terroriste [le 28 août 2013] Nous leur avons déclaré la guerre et nous avons banni leurs meetings ».

« La crise libyenne est une crise tunisienne »

C’est par cette saillie que Rached Ghannouchi a répondu à la question de savoir pourquoi il est si actif sur le dossier libyen. « La solution d’une partie de nos problèmes se trouve en Libye. Le problème sécuritaire est lié au développement. Avant la révolution, plus d’un demi-million de Tunisiens travaillaient en Libye. Si ces personnes pouvaient revenir y travailler, il n’y aurait plus de chômage en Tunisie. De plus, toutes les opérations terroristes qui ont eu lieu en Tunisie ont été préparées en Libye. Cela a détruit le tourisme. Enfin, la frontière que nous partageons avec la Libye est large et ouverte. Nous ne pouvons pas y ériger un mur ».

BCE, Sissi, Bouteflika, des « faire-valoir » !

Abordant le volet politique de la crise libyenne, Rached Ghannouchi a fait le descriptif de ses bons offices et une révélation qui n’est pas pour trouver grâce aux yeux de Béji Caïd Essebsi. Le descriptif, c’est de dire que « nous sommes en relations avec toutes les parties libyennes, incluant les kadhafistes, les révolutionnaires, les islamistes… Nous avons connu beaucoup d’entre eux en exil, à Londres, en Suisse, aux États-Unis » La révélation, c’est de revendiquer la paternité de « l’initiative arabe ». Ghannouchi a indiqué qu’il a rencontré Martin Kobler, représentant de l’ONU en Libye, pour lui suggérer de rassembler les pays voisins de la Libye afin de résoudre la crise, proposition, dit-il, retenue par l’émissaire onusien « convaincu par cette idée puisqu’il la proposée », selon ses dires. Et comme pour reléguer BCE au rang de simple faire-valoir, il précisé que cette « initiative arabe », comme nous l’appelons, est menée par Béji Caïd Essebsi avec Abdel Fattah al-Sissi et Abdelaziz Bouteflika ». Une manière subliminale de se mettre dans la peau d’un chef d’Etat.

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Dans un récent rapport, intitulé «la pluralité politique dans les médias audio-visuels au cours du 1er trimestre 2016 », la Haute autorité du secteur, la HAICA a donné le taux de présence de chaque parti politique dans ces médias, à travers le temps consacré à chacun des partis lors des interventions dans les programmes de ces chaînes. Des interventions qui restent, à 91 % phallocrates (11,7 % sur Al Hiwar et 10,3 % sur Al Wataniya. Les plus « féministes ».

Selon la HAICA donc, le parti islamiste tunisien Ennahdha domine la scène médiatique en Tunisien. Elle affirme que le parti de Rached Ghannouchi occupe 24,46 % de tout l’espace des interventions dans les médias tunisiens (Voir le détail et la méthodologie sur HAICA) au cours du 1er semestre 2016 , suivi par Nida Tounes avec seulement 16,08 %, le Front Populaire avec 12,52 % de l’espace média. Un espace média où la politique domine avec 35,85 % des interventions, suivie de l’économie et du terrorisme. Le divertissement ne représente que 2,59 % des programmes des médias télévisés, où les débats politiques sont de rigueur avec 64,88 % des programmes TV.

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Toujours selon le rapport de la HAICA, les partis occupent plus d’espace dans les médias tunisiens que les institutions gouvernantes. C’est ainsi que l’espace consacré à la présidence de la République, au cours de la période du 1er semestre 2016, ne représente que 6,5 % des interventions, soit presque 14 heures et 17 minutes, le gouvernement, avec un peu plus de 66 heures, représente 30,1 % de l’espace. En premier, ce sont les députés représentant les partis présents à l’ARP dont le présence est dominante avec 53,6 %.

  • Les médias TV public et Ennahdha

Sur les chaînes TV, on remarque, selon les chiffres de la HAICA, que Ennahdha occupe la 1ère place des interventions sur la Wataniya 1 avec 20,71 du temps des interventions, loin devant le FR (Front Populaire) avec 18,39 % et 15,88 % pour Nida Tounes. Ennahdha domine aussi les interventions sur la Wataniya 2 avec 24,5 %, loin devant le FP (17,33%) et Nidaa (16,77 %). Contrairement à l’impression générale que dégage l’omniprésence d’un chroniqueur connu pour ses liens avec Ennahdha, ce parti n’occuperait que la seconde place des interventions sur la chaîne TV Al Hiwar Attounsi avec 17,3 %, loin derrière Nida Tounes avec 23,8 % , Al Horra avec 11,6 % et le FP (Front Populaire) en 4ème place.

Ennahdha domine les interventions télévisées avec 23,46 % sur Hannibal TV, loin devant Nida Tounes avec 16,49 % et le FP en 3ème place avec 16,45 % du temps des interventions au cours du 1er trimestre 2016. Ennahdha 1èreaussi sur Attassia TV avec 27,51 % des interventions, juste devant le FP, 2ème  plus grand intervenant et Nida Tounes n’est que 3ème . Ennahdha encore 1ère  avec 22,92 % des intervention sur Nessma TV, où Nida n’occupe que la seconde place avec 22,10 % du temps des interventions. En 3ème place sur Nessma… le parti «Harak Tounes Irada» de Moncef Marzouki (13,42 %).

Chez la chaîne TNN TV, c’est le FP qui domine le temps d’intervention des représentants des partis politiques, où il est majoritaire avec 20,17 %. 18,79 % sont pour Ennahdha qui y occupe la seconde place et la 6ème place pour Nida (6,27  %) qui n’est pas loin du CPR (5 %). Sur Al Janoubiya, c’est Le mouvement tunisien «Harakat Attounssi» qui a pris 42,69 % des interventions, devant le parti «Neo-Destour» et Al Horra. Nida n’est qu’à la 4ème place et Ennahdha en 5ème place.

Si les TV consacrent plus de temps à Ennahdha qu’au reste des partis de la place à l’ARP, les Radios tunisiennes semblent être plus Nida Tounes qu’Ennahdha. En effet, selon la HAICA, Nidaa Tounes a occupé 19,21 % du temps des interventions de l’ensemble des intervenants de la scène politique,  devant Ennahdha avec seulement 14,48 %, presqu’au même niveau que le Front Populaire avec 14,27 % des interventions.

  • Radio Jeune et le Front Populaire

Dans le classement par Radio, la RTCN, c’est le parti islamiste Ennahdha qui domine les interventions avec 20,32, le FP derrière et Nida Tounes en 3ème position. Ennahdha domine aussi sur Shems FM (16,7 % des interventions) et Nida et le FP respectivement 2ème et troisième. Sur Radio Jeune, c’est le FP qui domine avec 17,43 % des interventions, Nida juste derrière et Ennahdha en 3ème position. Chez Mosaïque FM, c’est Nida Tounes qui dominait les temps d’interventions avec 22,1 % de part, le FP en seconde position et Ennahdha en 3ème . Le parti islamiste n’est qu’à la 4ème positions sur Express FM (11,72 %), loin derrière Nida Tounes (26,93 %), le FP (13,18 %) et Al Horra en 3ème position avec 12,49 % du temps d’antenne. Le rapport de la HAICA qui n’a pas scanné les temps d’antenne de toutes les radios, termine avec Radio Med où Nida a occupé la première place des intervention (18,81 %), Al Horra en 2ème, le FP en 3ème et Ennahdha en 5ème.

  • Position politique ou simple disponibilité des intervenants ?

Derrière ces classements, tant TV que Radios, comme ne l’a pas expliqué la HAICA, il est difficile sinon impossible de voir une quelconque appartenance politique, les médias tenant avant tout à leur indépendance. Il y a, par contre, d’abord le fait que Ennahdha, comme Nida ou le FP, restent les plus importants acteurs de la scène politique, ceux qui font en quelque sorte l’actualité, qui est elle-même le menu principal de tous les plateaux radio et TV.

Il y a ensuite la disponibilité des uns et des autres à répondre aux sollicitations  de ces plateaux. Là encore, force est de reconnaître que les représentants d’Ennahdha se montrent plus disponibles que les autres, au sein d’un parti qui a mis au point, bien avant les autres et dont certains sont en manque flagrant, une stratégie média capable de s’adapter à tous et à tout et d’être même présente sur plusieurs médias en même temps et à la fois, avec tours un casting différent et à toute épreuve.

En face, ce n’est un secret pour personne, c’est un parti (Nida) fissuré, démantelé, sans politique commune de communication, un ensemble d’ego, indisciplinés qui n’obéissent à aucune instruction. Nida rate ainsi l’occasion de traduire, par une présence médiatique à l’image de son poids politique virtuel, son poids politique réel. Dans les médias, les plateaux ont horreur du vide. Le temps pressant, c’est à celui qui  répond le premier. Ces médias, dont personne ne peut remettre en question le professionnalisme et où le pluralisme se traduit malgré tout, prêchent pourtant et malheureusement par un manque de souci de l’équilibre. Un manque, rappelons-le, qui n’est certainement pas voulu !

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Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été amené de nouveau à s’exprimer sur position concernant l’organisation Daech. C’était dans une interview qu’il a accordée au journal turc « Assabah Daily »

D’emblée, il a rappelé qu’il avait défini Daech comme « l’islam en colère », ce qui lui a, a-t-il ajouté, valu les critiques de beaucoup de gens lui reprochant de ne pas avoir affirmé que les Daechiens sont des « mécréants ». Et d’ajouter : « Si vous me demandez si les membres de Daesh comprennent correctement l’islam, je répondrais ‘certainement pas’. Cependant, si vous me demandez si cela exige qu’ils soient « excommuniés », je dirais que je ne suis pas certain. Le musulman idéal n’est pas défini dans le Saint Coran; au contraire, c’est une personne qui pèche et faute. Nous pouvons dire que les membres Daesh sont cruels; ils ne comprennent pas correctement l’islam et tel qu’il est. Il est donc facile de les définir; Cependant, la vraie question est de savoir comment ils ont vu le jour. Pourquoi une telle réalité qui n’a pas eu des précédents a pu émerger aujourd’hui; c’est la question qui vaut d’être posée ».

« D’un autre côté, souligne Ghannouchi, il ne faut pas oublier que Daesh se conceptualise en se basant sur des précédents islamiques. Par exemple, il existe de nombreuses interprétations de l’islam par un groupe dissident nommé Khawarij (les hérétiques), qui sont généralement ignorés et méprisés par la majorité. Cependant, Daesh adopte ces interprétations stigmatisées et crée une idéologie en décalage avec elles ».

Et Ghannouchi de s’interroger : « Pourquoi serait-on tenté de ressusciter une interprétation inhabituelle et stigmatisée » ? « La réponse, a-t-il dit, est que de nombreuses questions sociopolitiques et économiques ont satisfait aux conditions de l’action radicale. Ceux qui ont témoins de ce que les États-Unis ont fait en Irak et ce que l’Iran a fait pour la population sunnite en Irak après le retrait américain, comprendront pourquoi et comment Daesh a émergé. Beaucoup de villes en Irak et en Syrie font l’objet d’un nettoyage démographique; les locaux sont remplacés de force par d’autres amenés de l’extérieur. Ces processus et cette spirale de violence poussent les gens à agir de manière irrationnelle ».

« Par exemple, au cours des dernières années, les tribus en Irak se sont battus contre Al-Qaïda et ont chassé l’organisation terroriste hors de leurs terres. Ensuite, ces tribus ont été soumises à la pression et à la violence perpétrées par l’Etat irakien au lieu d’être autorisées à rejoindre l’armée irakienne. Sous le gouvernement Maliki, ces personnes ont tenté d’expliquer leur situation à l’Etat en organisant des manifestations pacifiques ; seulement, ils se sont retrouvés nez à nez avec les chars. Tout cela a jeté les tribus sunnites dans les bras de Daesh », selon l’analyse de Ghannouchi qui en a tiré la conclusion que « si un Etat sunnite avait soutenu la population sunnite, comme l’Iran l’a fait avec la population chiite dans la région, Daesh n’aurait jamais vu le jour. De surcroît, le pense que si un pays sunnite ne protège pas les sunnites de la région, les conflits dans la région continueront », a-t-il dit.

Ghannouchi et les Tunisiens de Daech

Interrogé sur le nombre important de Tunisiens ayant rejoint les rangs de Daech, le chef du mouvement Ennahdha s’est fendu de l’explication que voici : «  les pays d’Afrique du Nord se sont débarrassés de l’impérialisme après d’âpres luttes. Et c’est pourquoi ceux vivant dans la région ont une conscience anti-impérialiste concrète. En 1948, 12.000 Tunisiens sont allés en Palestine pour aider à la lutte contre les Israéliens. Avec l’avènement de l’Organisation de libération de la Palestine dans les années 60, des centaines de jeunes tunisiens de gauche ont rejoint l’organisation. Encore, dans les années 90, des centaines de Tunisiens ont rejoint la guerre de Bosnie. En somme, il y a une prise de conscience contre les invasions étrangères ».

Ghannouchi a estimé que « la plupart des jihadistes enrôlés par Daesh étaient contre la dictature en Tunisie durant le règne de Ben Ali et n’ont pas eu l’opportunité de la combattre par la lutte armée. Pour cette raison, les jeunes déterminés à libérer leur pays sont allés dans d’autres pays où ils pouvaient à la fois apprendre à utiliser les armes et se joindre à un mouvement de résistance. Je dois dire que ces jeunes comprennent l’islam d’une manière très superficielle. Daesh a pu les influencer avec son idéologie, car il avait une perception superficielle de l’islam. Par exemple, vous ne verrez pas beaucoup de Palestiniens sous la bannière de Daesh parce que le Hamas permet aux jeunes de participer à un mouvement où ils peuvent réaliser leurs objectifs. En ce sens, les Palestiniens qui adhèrent à une interprétation modérée de l’islam n’ont pas besoin d’idéologies radicales », a-t-il conclu.

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Le mouvement Ennahdha a estimé jeudi, que le non-lieu rendu lundi dernier dans l’affaire Lotfi Nagdhest une décision de justice qui doit être respectée.
Pour Ennahdha, « il n’y a aucun intérêt à mettre en cause cette décision qui ne peut être constesté que par voie de recours devant la justice.
Ennahdha qui regrette la mort de Lotfi Nagdh et renouvelle ses condoléances à sa famille, considère que l’instrumentalisation de cette affaire risque de faire de l’ombre aux vraies questions nationales et de diviser les Tunisiens, peut-on lire dans un communiqué publié jeudi.
L’affaire Nagdh n’est pas un différend entre Ennahdha et Nidaa Tounes. Elle a eu lieu en 2012, dans un contexte de tension.
Ennahdha affirme dans sa déclaration n’avoir aucun lien avec les  » ligues de protection de la révolution » interdites depuis 2014, se disant contre le retour de ces associations.
Le mouvement a, par ailleurs, appelé à faire prévaloir l’intérêt du pays par le consensus et à unir tous les efforts pour permettre au pays de relever les défis.
Ennahdha a préconisé de tout mettre en oeuvre pour la réussite de la conférence internationale sur l’investissement.
La chambre criminelle près le tribunal de première instance de Sousse 1 a prononcé, lundi soir à une heure tardive, un non-lieu en faveur des accusés dans l’affaire du meurtre du coordinateur régional du mouvement Nidaa Tounes Lotfi Nagdh.
Le tribunal a, également, condamné des accusés dans cette affaire à des peines allant de six mois à un an de prison ferme pour agression violente, participation à la rixe et détention d’arme blanche.

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Le mouvement Ennahdha, a félicité Donald Trump, élu aujourd’hui, mercredi 9 novembre 2016, le président des États-Unis d’Amérique.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 9 novembre 2016, le mouvement a indiqué que la Tunisie et les États-Unis ont des intérêts communs qui devraient être préservés.

Et Enahdha de rajouter que le président élu dispose des prérogatives de gestion des intérêts des États-Unis dans le monde et dans l’orientation de la politique étrangère américaine.

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« L’intérêt de la nation tunisienne est au-dessus de tous les intérêts et des différends personnels ». C’est ce qu’a indiqué le président du bloc parlementaire du mouvement Ennahdha à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et ancien ministre de la Justice, Noureddine Bhiri, dans une interview accordée à Africanmanager. Commentant le projet de la loi de finances 2017, déposé depuis le 15 octobre dernier, il a indiqué que les nouvelles mesures, bien qu’elles sont douloureuses, comme le report des majorations salariales ou encore la nouvelle taxe exceptionnelle imposée aux chefs d’entreprises, ont été décidées dans l’optique d’un partage du fardeau. « C’est une des conditions d’existence de l’État et la règle de sa continuité », a-t-il dit. 

Nourredine Bhiri a, dans le même cadre, indiqué que la justice sociale est primordiale pour réaliser les objectifs de la Révolution et surtout satisfaire les revendications pour lesquelles le peuple tunisien s’était soulevé. « Le fardeau doit être équitablement supporté entre tout le monde, et ne pas alourdir la classe moyenne avec les charges », a-t-il précisé, faisant savoir qu’il s’agit là de l’une des exigences de cette période post-révolutionnaire.

« Il n’y a pas que les salaires qui auront à supporter ce lourd fardeau financier », a déclaré le président du bloc Ennahdha, appelant ainsi  le gouvernement, toutes les parties prenantes et les organisations nationales (UTICA, UGTT, UTAP…) ainsi que les avocats et les ingénieurs à se réunir autour d’un Dialogue inclusif et approfondi afin de discuter de tous les différends et les points de discorde, tout en mettant l’intérêt du pays au-dessus de toutes les considérations.

Bhiri a, toutefois, mis en garde contre les tiraillements politiques et les conflits qui pourraient résulter du projet de loi de finances 2017 : « Tous les points de différends devraient être discutés. Il faut que toutes les parties soient présentes autour de la table », a-t-il dit.
Il a dans le même contexte fait savoir que la relation entre le gouvernement et l’UGTT, l’UTICA, les avocats, médecins ne devrait pas se transformer en conflits. « Ceux qui doivent payer les taxes, doivent le faire. C’est un devoir », a indiqué Bhiri,  appelant cependant le gouvernement à ne pas faire peser le fardeau sur une seule partie, à savoir la classe pauvre et moyenne.

Il a par ailleurs fait savoir que des négociations sont en cours au sein du parti d’Ennahdha et que des recommandations sur ce projet de loi seront formulées.

Nourredine Bhiri a, à ce propos, proposé de chercher d’autres sources pour financer le budget de l’État, et pas seulement les sources fiscales classiques. Il a appelé ainsi à chercher du côté des recettes provenant de la confiscation des biens mal acquis et détournés à l’étranger et à lutter contre la corruption et le marché parallèle, qui représente plus de 50% de l’économie nationale, selon ses dires.

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Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi a déclaré, dimanche à Bizerte, que les concessions faites par son parti étaient au service de la Tunisie et en vue d’instaurer une démocratie et mettre le pays sur la bonne voie.
S’exprimant lors d’un meeting organisé par le bureau régional du parti et suivi d’une rencontre ouverte avec la presse, Ghannouchi a ajouté que le mouvement Ennahdha est un parti moderne qui est géré par des règlements et qui est inspiré de la pensée islamique modérée, indiquant que ce mouvement dispose de structures élues et que la réforme en son sein se poursuit.
La politique consensuelle adoptée par la Tunisie a permis, a poursuivi Ghannouchi, de sauver le pays et de surmonter les difficultés rencontrées sur la table de dialogue, soulignant que son parti est fermement convaincu du fait que le pays ne peut être gouverné que sous un régime pluraliste et que la réussite du processus démocratique est liée à l’existence de partis puissants.
Ghannouchi a estimé que la crise provoquée par le projet de budget de l’Etat 2017 ne peut être résolue que par le dialogue, faisant savoir que son parti a approuvé les grandes orientations de ce projet qui sera, a-t-il dit, modifié grâce à la politique consensuelle au sein de l’assemblée des représentants du peuple.
Le président du mouvement Ennahdha a appelé à la diffusion de la culture du travail et de l’initiative, à la diversification économique dont en premier lieu l’économie solidaire, l’économie verte et l’économie numérique en vue de relever les défis économiques et de développement.
Il a appelé le gouvernement à activer les mécanismes de financement au profit des jeunes afin de leur permettre de s’installer à leur propre compte et à créer une caisse pour les pauvres qui accorde des microcrédits sans intérêts.
Ghannouchi a, d’autre part, mis l’accent sur l’importance des élections municipales dans le parachèvement de la révolution et de la saine édification démocratique, indiquant que le dossier des élections municipales sera ouvert juste après l’adoption du budget de l’Etat pour l’exercice 2017. Il a, à cet égard, indiqué que la position de son parti concernant le refus de la participation de militaires et de sécuritaires à ces élections, « n’est pas définitive ».
Le président du mouvement Ennahdha a, en outre, appelé les cadres du parti et ses militants à Bizerte à soutenir les autorités régionales et locales en vue de faire réussir les projets de développement dans la région.
A noter que Rached Ghannouchi s’est entretenu avec le gouverneur de la région au sujet des projets de développement réalisés, en cours de réalisation ou programmés dans le gouvernorat de Bizerte.

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Le président du conseil de la Choura du Mouvement Ennahdha Abdelkrim Harouni a souligné que le mouvement oeuvrera à activer l’organisation des élections municipales et locales en 2017, à travers l’action de son groupe parlementaire pour l’adoption du colde électoral et sa promulgation, estimant que « celea est dans l’intérêt de la Tunisie et ne s’inscrit pas dans le cadre des tergiversations électorales et partisanes ».
Harouni a annoncé, lors d’une rencontre de presse, en marge de la tenue de la sixième session du conseil de la Choura du mouvement Ennahdha qui se tient samedi et dimanche à Hammamet, que le conseil a décidé de tenir une session extraordinaire du conseil devant être consacrée à l’examen des projets de la loi de finances et du budget de l’Etat pour 2017 avant leur discussion et l’organisation de la conférence internationale sur l’investissement, afin d’expliquer plusieurs des décisions et politiques au sujet desdits projets.
Il a mis l’accent, à ce propos, sur l’attachement du mouvement au dialogue et à la concertation, insistant sur la nécessité de prendre des décisions courageuses et audacieussses adaptées à la situation économique difficile et aux aspirations sociales, sans toutefois porter atteinte aux catégories démunes et aux travailleurs, selon ses dires. Harouni n’a cependant pas donné de plus amples explications concernant ces mesures.
Le responsable a indiqué concernant la position du mouvement quant au report de l’augmentation des salaires que les négociations demeurent le seul choix pour résoudre cette problématique, à la lumière des pressions présentées par les gouvernemens et au vu de la position de l’UGTT qui refuse un tel report. Il s’agit, a-t-il dit de trouver des solutions à même de satisfaire toutes les parties et de leur faire assumer leurs resposabilités, surtout que des sacrifices sont exigés de la part de tous, sans que cela soit aux dépens des catégories faibles.
Le conseil se félicite, a-t-il déclaré, du progrès de la conciliation entre les parties politiques et sociales, considérant que la réalisation de la réussité sociale et économique est possible après celle politiques, même si un tel progrès ne sied pas à des parties euvrant à la division et l’exclusion, a-t-il ajouté.
Harouni a, en outre expliqué, que le renouvellement des structures du mouvement au niveau central et régional sera l’un des principaux points de cette sixième session du conseil de la Choura d’Ennahdha, indiquant que dans le cadre du renouvellemnt stucturel du conseil et du développement de son statut, il sera procédé à l’élection de commissions qui approfondiront l’examen des dosssiers et élaboreront les politiques et les choix du mouvement dans les différents domaines.
Il a avancé, dans le même contexte, que les structures de contrôle du mouvement seront renouvelées. Il s’agit de la commission de l’organisation centrale, de l’instance supérieure de l’organisation et de la commission de l’audit administratif et financier. Il sera procédé, par la même occasion, à l’adoption de la motion du renouvellement structurel aux plans local et régional, conformment au décisions du dernier congrès et au nouveau statut, a-t-il conclu .

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Réuni le 16 octobre en session ordinaire, le Conseil de la Choura d’Ennahdha, pourtant parti au pouvoir avec plusieurs ministres au GUN de Youssef Chahed, vient de «faire un enfant dans le dos» du même GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Traitant de la situation économique et sociale, la Choura tient, dans un communiqué rendu public ce dimanche 16 octobre 2016, le même langage du «partage du fardeau de l’étape » et évoque «la nécessité d’ un dialogue profond entre le GUN, les partenaires sociaux et les partis politiques ». Cette position d’un des plus importants partis du GUN qui prend le contre-pied de la position du gouvernement Chahed qui vient d’adopter en conseil des ministre le même texte polémique de la LF 2017, le conseil de la Choura confirme lorsqu’il évoque la loi des finances 2017, en appelant à ce que  «les choix du GUN en lien clair avec le document de Carthage », ce qui revient à reprendre la même position de l’UGTT, la centrale syndicale qui est le plus grand opposant au texte actuel de la LF 2017. Cette position d’Ennahdha ressemble à s’y méprendre à un «enfant dans le dos » ou à un «coup de poignard dans le dos » de Chahed.

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