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Le président du bloc parlementaire du mouvement Ennahdha, Nourredine Bhiri, a déclaré ce vendredi 19 mai 2017 sur les ondes de Shems fm que «son parti a quitté le pouvoir pour ne pas ressembler à Bachar Al Assad, qui a massacré la moitié des Syriens pour rester au pouvoir.»

Et d’ajouter : «Nous avons quitté le pouvoir pour le bien et l’intérêt du pays. Le scénario syrien aurait pu se reproduire en Tunisie si Ennahdha s’était cramponné. Notre but est de réussir la transition démocratique», a-t-il affirmé.

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C’est ce que nous remarquons dans un grand nombre de commentaires reçus sur les articles évoquant le nom du parti ou celui du leader du parti Ennahdha.

Des profils fictifs parcourent le web et interviennent pour louanger l’image du Cheikh là où son nom est mentionné :

Le « cyber-soldat » se crée généralement une ou des identités en empruntant un ou plusieurs éléments d’une identité existante sur le web. Voici un exemple :

Le profil ci-dessus, créé la veille de la rédaction de cet article, utilise la photo d’une marocaine qui porte le même prénom mais pas le même nom de famille. Voici le profil d’origine sur Linkedin :

Certains points communs entre ces faux profils ne peuvent passer inaperçus. Plusieurs de ces profils ont rejoint une université en février. Pure coïncidence ?

Et leurs commentaires reprennent parfois le même texte :

Souvent, plusieurs commentaires sous des pseudonymes et adresses e-mail différents proviennent de la même adresse IP :

Les liens entre ces faux profils se font très multiples et compliqués, et nous ne pouvons pas les lister tous, mais nous nous contenterons de dire qu’ils choisissent souvent des photos de dames bien maquillées et bien coiffées, qu’ils ne sont pas ou sont peu actifs sur Facebook, qu’ils sont souvent amis sur le réseau social, et qu’ils s’organisent pour partager pour bombarder les articles cibles de commentaires défendant le Cheikh et son parti « islamiste ».

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La séance d’audition du ministre de la Défense, Farhat Horchani par la commission de sécurité et de défense à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a démarré ce mercredi 17 mai 2017 à la chambre des conseillers.

Selon les données rapportées par Mosaïque fm, seul le président de la commission et cinq membres dont quatre du mouvement Ennahdha y sont présents. La séance devait examiner la décision du président de la République relative au déploiement de l’Armée Nationale sur les sites de production et des champs pétroliers.

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La Tunisie qui a réussi sa transition politique à travers la promulgation de la Constitution et l’avancement sur la voie de l’édification des institutions constitutionnelles, n’en est pas moins dans une situation confuse au niveau de la transition économique et le processus de développement, a déclaré dimanche le député d’Ennahdha Habib Khedher.
Face aux défis spécifiques auxquels est confrontée la transition économique, il est impératif que toutes les parties se mettent d’accord sur la nécessité de surmonter cette conjoncture économique difficile dans l’intérêt du pays, a insisté le député qui présidait ce dimanche le congrès régional d’Ennahdha à Zaghouan.
Sur un autre plan, Habib Khedher a indiqué qu’Ennahdha a entamé le renouvellement de ses structures locales et régionales et la révision de certains documents référentiels du mouvement depuis son 10e congrès.
Le démarrage à partir d’aujourd’hui de l’opération de renouvellement des bureaux régionaux d’Ennahdha aura un impact sur les prochaines élections municipales, a-t-il assuré.
Les membres des bureaux locaux ont élu à cette occasion les deux tiers des membres du conseil régional de la Choura.

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Le projet de loi sur la réconciliation économique et financière est fin prêt. Il devrait être enfin, après avoir subi plusieurs modifications et ajustements, examiné par la commission de la législation de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), pour une approbation finale en plénière. Mais la surprise est là ! La loi sur la réconciliation économique et financière a été fortement contestée, non seulement par les membres de la commission qui en a la charge, mais aussi par les différents partis politiques, et même, ô surprise, par le mouvement Ennahdha qui s’était pourtant engagé à le voter, presque les yeux fermés. Bref, ce projet de loi est accusé, à tort ou à raison, de vouloir saper les fondements de la justice transitionnelle, longtemps désirée par une frange des citoyens tunisiens. En tout cas c’est l’avis de la société civile, de certains partis politiques et même de certains experts en fiscalité.

Mohamed Salah Ayari, universitaire, expert fiscaliste et membre du parti Al Joumhouri, a assuré que le rejet du projet relatif à la réconciliation économique s’explique par trois principales raisons. Dans une interview accordée ce mercredi 3 mai 2017 à Africanmnager, il a indiqué, en premier, que les dispositions prévues par le projet de la loi sur la réconciliation économique sont contraires à la Constitution et plus précisément l’article 148 paragraphe 9, lequel stipule que dans le cadre de la justice transitionnelle, on ne doit pas évoquer le principe de la prescription. De même, les personnes concernées ne peuvent pas aussi évoquer ce principe…

Comme deuxième raison, le fiscaliste a tenu à préciser que le projet de loi prévoit que les personnes intéressées ne font plus l’objet d’une opération de vérification fiscale, alors que les entreprises qui n’ont pas commis de délits graves ou qui n’ont pas confisqué les biens d’autrui demeurent toujours régies par la législation fiscale en vigueur, laquelle permet la vérification fiscale de toute entreprise selon des critères bien déterminés. « Alors comment donner un privilège sur le plan fiscal aux personnes qui n’ont pas respecté les lois en vigueur ou qui ont profité de leur proximité avec les pouvoirs publics pour bénéficier à tort de certains privilèges spécifiques« , s’est-il exclamé.

Tertio, et toujours selon ses déclarations, la pénalité de retard qui a été fixée à 5% des sommes qui seront déclarées par les personnes concernées par la réconciliation économique demeure inférieure à la pénalité de retard applicable par les services de contrôle fiscal suite à une vérification ordinaire et peut atteindre 15% par an. « Ainsi, on constate une injustice flagrante entre les personnes qui ont pillé les richesses du pays par rapport aux entreprises économiques, pour lesquelles on peut constater certaines insuffisances dans le cadre d’une opération fiscale classique« , a-t-il ajouté.

Il est à rappeler à ce propos que 7 partis politiques – Al-Joumhouri, Al-Massar, le Front populaire, le Courant démocrate, Ettakatol, le mouvement Echaab et l’Alliance démocratique – ont formé une coalition pour s’opposer à ce projet de loi.
La Commission parlementaire de la législation générale avait auditionné, mercredi dernier, le directeur du cabinet du président de la République, Slim Azzabi, sur le projet de loi organique relatif à la réconciliation économique et financière.
Ce projet de loi suscite depuis sa proposition par la Présidence de la République, en juillet 2015, une grosse polémique.
Une marche de protestation a été organisée, samedi dernier, à l’avenue Habib Bourguiba, à Tunis, contre le projet de loi sur la réconciliation économique et financière. Les participants ont réaffirmé leur opposition catégorique au projet de loi sur la réconciliation lequel, ont-ils dit, constitue une violation de la Constitution, de la loi sur la justice transitionnelle et du processus d’établissement de la vérité.

Des organisations et associations de la société civile ont également appelé au retrait immédiat et définitif de ce projet de loi, estimant qu’il s’agit d’une menace pour le processus de transition démocratique en Tunisie et les principes de justice et d’équité.
Ils ont également réitéré leur rejet du projet de loi organique lequel, estiment-ils, « va à l’encontre des principes fondamentaux de la justice transitionnelle inscrits dans l’alinéa 9 de l’article 148 de la Constitution et au droit à la vérité et à la lutte contre l’impunité ».

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L’ancien ministre de l’Éducation, Nèji Jalloul a considéré que Nidaa Tounes est fini et qu’il n’a plus de dirigeants. « Aujourd’hui, Nidaa Tounes existe sur le papier seulement.», a-t-il estimé.

Il a par ailleurs ajouté, dans une interview accordée, ce mercredi 3 mai 2017, au journal « Akhbar El Joumhouria », qu’après les élections, et à cause de la guerre des positions, Nidaa Tounes a explosé et est devenu un corps sans vie.

Il est à rappeler à ce propos que le chef du gouvernement, Youssef Chahed avait récemment limogé deux ministres à savoir celui des finances, Lamia Zribi et de l’Éducation, Néji Jalloul.

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Le vice-président du mouvement Ennahdha, Ali Laârayedh a déclaré, lors d’une conférence de presse tenue, mardi 2 mai 2017 à Tunis, que le chef du gouvernement, Youssef Chahed avait déjà informé son parti du limogeage des ministres de l’Éducation et des Finances, Néji Jalloul et Lamia Zribi.

Il a par ailleurs ajouté que des négociations sont en cours pour désigner les nouveaux successeurs des deux ministres limogés.

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organisations nationales se sont associées à quelques petits partis issus de la mouvance des ceux qui n’ont remporté qu’un seul siège ou même zéro virgule quelque chose à l’issue des élections, pour apporter leur appui à des mouvements sociaux qui n’ont d’autre objectif que de faire tomber le GUN en allumant une guerre du pétrole.

En effet, ce sont l’Utica de Wided Bouchammaoui, la Conect de Tarak Cherif, l’UGTT de Noureddine Taboubi, l’Utap d’Abdelmajid Zar qui signent un communiqué avec Ennahdha de Rached Ghannouchi, le «Mouvement du peuple» de Zouheir Maghzaoui, le Parti du Travail de Ali Romdhane, le Takattol de Mustapha Ben Jaafar et le Joumhouri d’Issam Chebbi.

A regarder ce pot-pourri, politiquement hétéroclite et économiquement antagoniste, on se demanderait comment il a pu s’imbriquer dans cette mosaïque et à quelle fin. Ce sont, en effet, quatre organisations patronales, donc économiquement de Droite. Des hommes d’affaires, dans l’industrie, le commerce et l’agriculture. A côté d’eux, c’est le «marteau et la faucille de deux partis de Gauche et même de l’extrême Gauche qui croient encore dans une résurrection du Trotskisme, un parti qui se dit républicain et un parti socio-démocrate.

  • Les «Révoltés du Bounty » du désert tunisien

Tous apportent leur soutien inconditionnel à des actes de bandits de grands chemins, qui s’en vont en grosses voitures 4×4, parfois flambant neufs, logés dans des grandes tentes et nourris au couscous à l’agneau, couper la route aux camions de transport des hydrocarbures produits dans les puits pétroliers du Sud tunisien.

Zéro-virgule, ce sont tous ces petits partis dont la participation aux dernières législatives de 2014 ne s’est soldée que par un peu plus de zéro en pourcentage des voix. Des partis qui ne voient des récents et continus mouvements de contestation dans les régions du Sud, des contrées vivant presqu’exclusivement de contrebande de toutes sortes et de commerce parallèle qui s’étend jusqu’à la capitale tunisienne, qu’un cheval de Troie pour revenir en politique.

Les hypocrites, ce sont des partis comme Ennahdha qui, officiellement, soutient le GUN, mais affirme avec une langue fourchue que les demandes des «révoltés du Bounty» du désert sont légitimes. Cela, tout en sachant, car au sein du GUN, que le «Développement» (demande brandie par les révoltés) est d’abord une affaire de temps dans une économie mise à genoux par la révolution et ensuite une affaire de sous. Or, de ces derniers, le parti islamique n’a laissé que très peu après les indemnisations servies à ses adhérents et à d’autres qui se sont révélés être réellement des terroristes qui ont empoché les sous et ont repris les chemins de la guerre contre l’Etat tunisien. A fin 2011, par exemple, il y avait plus de 3 Milliards DT dans les caisses de l’Etat que le Troïka a dilapidés en 3 ans. Ennahdha, un parti qui, politiquement, mange avec le loup et crie avec le berger.

Les hypocrites, ce sont aussi ces organisations nationales qui crient à Tunis leur soutien au GUN issu du Pacte de Carthage qu’ils ont signé et qui laissent leurs bureaux régionaux s’en prendre aussi ouvertement au GUN (Gouvernement d’Union Nationale), qui tente de sauvegarder les biens de l’Etat (le pétrole en l’occurrence).

  • Un peuple qui se croit spolié et un gouvernement sans abri

Un gouvernement qui tente aussi de faire bonne figure face à des créanciers et des bailleurs de fonds qui connaissent la réalité de la corruption qui ronge leur pays et le refus de beaucoup de ses cols blancs de payer l’impôt.

Un GUN enfin qui tente avec force acrobaties de se donner les moyens financiers d’apporter les soins à une économie où, par exemple, certains patrons ont une main dans sa destruction par l’économie informelle dont ils font une 2ème source de subsides.

Les insurgés, ce sont tous ces partis politiques qui n’ont pas assez de poids au sein de l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple) pour imposer leur vision d’une Gauche qui prend claque sur claque dans les démocraties occidentales et qui ne persiste que dans leurs rêves d’une autre révolution, cette fois des orties.

Ce sont tous ceux-là qui se liguent désormais contre un gouvernement sans-abri. Ses membres, choisis et votés un à un par un Parlement qui est la véritable instance gouvernante dans un système semi-parlementaire où rien ne se décide pour l’Exécutif sans son vote, ne faisant rien pour le soutenir, ni pour activer ses réformes, un Parlement d’un niveau politique aussi déplorable que les partis dont il est issu. Une ARP donc derrière laquelle le GUN ne peut se retrancher pour mener à bien sa mission. Un gouvernement aussi et enfin qui n’a de soutien que les communiqués hypocrites des partis qui s’en revendiquent.

Tous regardent les fauteuils de l’Etat, comme on regarderait un gâteau qu’ils mangeraient même s’il était fait des armoiries de la République. Tous n’ont d’yeux que pour le pouvoir et chacun s’y verrait bien, même si, pour ce faire, il fallait tout détruire. Ajoutez-y un peuple qui se croit assis sur un gigantesque gisement de pétrole, avec à côté des mines d’or et dont chaque membre voudrait sa part, avec un regard de dédain au travail et au labeur. Un peuple à qui les zéros-virgule ont, pendant 7 ans, fait croire qu’il a été spolié de ses richesses, alors qu’il n’avait pour richesse que ses ressources humaines et son labeur.

On comprendrait presque que ce gouvernement jette l’éponge. On est pourtant tous convaincus qu’il reste actuellement, avec et malgré toutes ses faiblesses, la seule planche de salut !

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Nous sommes incapables de dire si les rumeurs de démission ont été lâchées à dessein par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, pour lancer un appel à l’aide face à ce que tous les observateurs, même les moins avisés, ont constaté : Chahed est désespérément seul face aux soubresauts d’une jeunesse exigeante et qui n’a pas conscience des limites des caisses publiques. Mais il n’est pas certain que son intervention d’hier dimanche 16 avril 2017 à la télévision nationale ait mis du plomb dans la tête des protestataires, manifestement ce ne sera pas le cas non plus pour les partis politiques qui l’ont adoubé, à en croire l’étrange communiqué d’Ennahdha ce lundi 17 avril 2017 après la sortie de Chahed.

Quand Chahed a convoqué les signataires du Pacte de Carthage, récemment, c’était certes pour faire le point sur les réalisations de son équipe 6 mois après son intronisation, mais c’était surtout pour que chacune des parties renouvelle son engagement à naviguer à ses côtés. En d’autres mots à le soutenir, fermement et publiquement. Raté puisqu’après cette grand-messe, chacun est retourné à ses occupations, dont la plus saillante, pour les partis politiques, est l’étripage mutuel et le pugilat dans les médias, très loin des intérêts suprêmes de la nation et des citoyens. Après le bruit sur la démission de Chahed, le démenti formel de sa garde rapprochée et le constat de la solitude de l’occupant de la Kasbah, exactement comme l’avait été son prédécesseur, Habib Essid, on avait cru que les soutiens officiels de Chahed – Nidaa Tounes et Ennahdha en premier – allaient se ressaisir et se ranger résolument et sincèrement derrière leur poulain. Mais quand le mouvement de Rached Ghannouchi dit dans son texte qu’il « comprend ces revendications et ces protestations et considère qu’il s’agit des acquis de la Révolution, de la dignité qui inciteront le gouvernement et les partis politiques à soutenir les régions et les catégories qui n’ont pas bénéficié du développement », on se dit qu’on est loin du soutien franc et massif.

Un ami de Chahed qui ne lui veut pas que du bien

Encore plus déboussolant pour ce pays, qui manque déjà de cap clair et encore plus usant pour les nerfs de Chahed, il y a cet exemple frappant du double discours, dans le même communiqué : « le mouvement Ennahdha réitère sa compréhension pour ces protestations » mais « appelle les citoyens à préserver cet acquis à travers le respect de la loi et les activités de l’institution publique ». Comme exemple de clarté il y a mieux ! Voilà une phraséologie qui ne fait que brouiller les cartes et le message dans la tête des jeunes. Cela n’aide en rien le travail de Chahed. Idem quand le texte dit : « Nous incitons le gouvernement à réagir d’une manière positive concernant les revendications des protestataires, ce qui permettra de trouver des solutions concrètes », alors que Chahed s’est échiné à marteler qu’il n’avait pas une baguette magique et que les ressources de l’Etat était limitées…

Et que dire de la théorie du complot, qui déjà fait beaucoup de dégâts sur la place publique, avec ces déballages explosifs tous les jours dans les médias, sans jamais, et c’est la loi du genre, désigner nommément les coupables. « Le mouvement Ennahdha a remarqué ces derniers temps qu’il y a une tentative visant à affecter le climat de consensus politique que connait notre pays et ce depuis la réunion de Paris entre Beji Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi. Ce consensus a protégé notre pays et son expérience démocratique contre une guerre civile et un renversement du pouvoir, comme cela s’est passé dans un pays frère ». Le pays frère c’est l’Egypte, pays dont d’ailleurs les milieux financiers disent le plus grand bien en ce moment et qui emprunte sur le marché de la dette très facilement, ce à quoi ne peut pas prétendre la Tunisie. Mais le plus grave, c’est de souffler sur les braises et d’entretenir l’idée qu’il y a des complotistes partout, tapis dans l’ombre. En procédant ainsi, on explose le peu de vernis de cohésion nationale qu’il y a et on sème la méfiance mutuelle dans la tête des citoyens. Très corrosif pour le travail de rassemblement des Tunisiens, vers un même idéal.

Au secours, la théorie du complot revient!

« Ceux qui visent la politique de consensus ce sont des parties qui ont divers agendas politiques mais ils ont le même objectif. Certains d’entre eux n’ont ni des solutions, ni des suggestions, ils veulent juste profiter des situations difficiles dans le pays, notamment dans certaines régions ». Mais qui précisément ? Là, encore une fois, Ennahdha en a trop dit, ou pas assez. Si des dossiers bien ficelés, des informations crédibles existent, alors il faut les transmettre illico à la justice, à défaut de les exposer sur la place publique. Cela rendrait un grand service à Chahed et au pays. C’est ça ou alors on se tait. Mais on ne lâche pas des propos incendiaires de ce type sans aller au bout de sa démarche. C’est proprement irresponsable et archi dangereux. Mais en Tunisie tout passe en ce moment, hélas, les citoyens étant anesthésiés par toutes les tuiles qui leur tombent sur la tête au quotidien, du fait notamment d’une classe politique en-dessous de ce qu’on attend d’elle…

Quand le mouvement Ennahdha déclare, dans le même communiqué, « qu’il œuvre davantage afin de protéger le pays contre le terrorisme, le crime, pour le renforcement des réformes, la tenue des élections municipales dans les délais qui ont été fixés » et qu’il lance « des initiatives afin de réaliser les attentes du peuple au niveau du développement, de l’emploi, de la santé, de l’enseignement », on peut être sûr qu’on tient là un des axes des campagnes pour les prochaines échéances électorales. Mais en fait, à la décharge d’Ennahdha, Nidaa Tounes aurait très bien pu pondre cet argument, comme beaucoup d’autres points de cet étrange communiqué qui souffle le chaud et le froid. Et c’est justement ça le drame de la Tunisie actuellement : Les partis politiques, au pouvoir comme ceux qui aspirent à y être, ont chacun un agenda qui est souvent très loin des besoins et demandes des citoyens, guettant le faux pas fatal de Chahed pour se placer. Ce dernier devra, très certainement, sortir du bois prochainement pour une autre explication de texte. Et surtout poser des actes qui indiquent clairement la cap. Ce qu’il a dit hier, et qu’il pensait sans doute, on peut lui en faire crédit, ne sera en rien suffisant pour ramener tout ce beau monde à la raison…

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Il est vrai que le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) présidé par Youssef Chahed, piétine depuis quelques mois. Il est tout aussi vrai que ce même gouvernement n’arrive toujours pas à trouver la recette miracle pour guérir tout un pays du mal qui ronge société, politiciens et économie, depuis bientôt sept ans. Pour cela, le GUN qui est depuis quelques temps miné surtout par sa communication, est critiqué, à juste titre faut-il le rappeler, de toutes parts.

Force est pourtant de constater que ses solutions «urgentes» pour les maux du pays ne plaident pas pour lui, même s’il est indéniable que la Tunisie de Youssef Chahed n’a pas les moyens de la politique qu’on lui demande sous la pression de la rue.

C’est en effet une lapalissade que de dire que le GUN a réellement hérité d’une économie délabrée, presque partie à la dérive, d’une classe politique qui n’a de yeux que pour le pouvoir, quels que soient les moyens d’y parvenir, en même temps que d’une population devenue ingouvernable. Un peuple d’inconscients qui ne fait toujours pas la différence entre l’important et l’urgent et où tout un chacun se permet de défier l’autorité de l’Etat avec une impunité assumée.

Une population qui, à l’instar des grévistes de l’aéroport d’Enfidha, et de ceux de la câblerie du Kef où tout est parti d’un machine que l’employeur voulait redéployer dans un autre site à Hammamet ou enfin l’exemple de Tataouine où les syndicats ont jeté l’huile des licenciés de Winstar sur le feu du mouvement populaire qui secouait déjà la région, ne recule pas devant la mise en danger de tout un pan de l’économie pour des demandes pécuniaires.

Une population aussi, de son propre chef ou poussée par des forces «occultes» qui ont toujours veillé, depuis 2014, à maintenir vifs les feux du brasier social, qui se livre volontiers en marionnette à des forces que tout le monde semble connaître et que personne ne s’aventure à dénoncer et encore moins à arrêter. La succession de tous ces mouvements, dans le temps et dans l’espace, mais aussi sous la pression d’un parti ou d’une organisation, est pour le moins louche. On croirait presque à la théorie du complot évoquée par cet ancien conseiller de Trump, Walid Phares, malgré ses clarifications !

Chahed, en fonction depuis le 27 août 2016, avait pris, faut-il encore le rappeler, les rênes d’un pays dont les caisses étaient presque vides et obligées de s’endetter en cascade pour payer des salaires en augmentations continues. Une économie dont le tourisme et le phosphate qui sont les deux mamelles nourrices des caisses, étaient à l’arrêt. Mais aussi une administration agonisante, des travailleurs plus enclins à la revendication salariale qu’au travail et au labeur, un chômage [réel et qualitatif] en hausse, un marché parallèle et une contrebande qui s’installent en véritable modèle économique, et des équilibres macroéconomiques vacillants jusqu’à mettre en danger toute l’économie désormais en total déséquilibre. Une situation qu’il endosse désormais seul, et c’est louche !

De fait, le GUN de Youssef Chahed se retrouve contraint de traiter les urgences aux dépens des problèmes structurels, de gérer les crises au lieu de rebâtir l’entreprise Tunisie, de colmater les brèches au lieu de repenser l’avenir du pays, de son économie, de ses relations sociales et de la meilleure redistribution de ses richesses. Choisi pour gouverner, il gère le quotidien sans qu’on lui laisse parfois le temps de trouver une meilleure alternative à ce qu’il propose dans l’urgence. Ça aussi, c’est louche ! Pouvait-il faire autrement ? La réponse est NON. Voici pourquoi :

Chahed est, en effet, d’abord prisonnier d’un système de gouvernance où ses propres décisions ne pourront jamais être frappées du sceau de l’autorité de la chose décidée, ni immédiates. C’est en effet, l’ARP qui gouverne et Chahed qui gère. C’est ainsi que c’est aux Députés d’aller expliquer aux mécontents pourquoi l’ARP n’a pas su être à la hauteur de son rôle de véritable gestionnaire des affaires de l’Etat. C’est pourtant Chahed qui va au casse-pipe.

Il est aussi exilé dans une coalition politique, virtuellement à son appui mais réellement en proie à ses propres fissures et à ses propres ambitions qui sont loin d’être celles de la grande masse de la population. C’est ainsi, normalement, aux ministres d’Ennahdha et de Nidaa, et à eux seuls, d’aller expliquer aux mécontents du Sud et d’ailleurs pourquoi ils n’ont pas pu créer plus d’emplois et plus d’entreprises créatrices de richesses.

Enfin, comment expliquer qu’un parti membre de la coalition au pouvoir s’érige en défenseur de ceux qui sont contre ce même gouvernement dont il fait partie ? Ennahdha ne dit les choses qu’à moitié, fidèle à sa langue politique fourchue. Dans son communiqué publié à la suite des derniers évènements de Tataouine, elle se dit aux côtés du gouvernement. Avec le même laxisme politicien, elle dit aussi qu’elle comprend les revendications des protestataires contre la politique du gouvernement où elle détient quatre ministères clés (pour 3 ministres sans compter «l’indépendant» de l’enseignement supérieur), à savoir l’emploi, le commerce, l’industrie et les TIC. Des ministères qui sont pourtant primordiaux en matière de lutte contre le chômage, de création d’emploi et d’entreprises, seules créatrices de richesses ! Un simple bilan de ces 3 ministres, en matière de création d’emplois et d’entreprise, en dirait assez long sur l’immobilisme malgré les gesticulations. Cela est louche aussi !

Ensuite, Nidaa Tounes qui a déjà critiqué Chahed dans les fameuses fuites de mars dernier. Comme Ennahdha, Nidaa assure être aux côtés du chef de gouvernement que Béji Caïed Essebssi a choisi, au nom de Nidaa. Cela ne l’a pas empêché, comme Ennahdha, de dire qu’il comprend les protestataires et de qualifier leurs revendications de légitimes. Ça aussi c’est louche !

Nidaa et Ennahdha sont à l’intérieur de la machine du gouvernement, connaissent les limites de ses moyens et les obstacles à son action. Légitimer l’agitation populaire, alors qu’aucun d’eux ne l’a jamais dénoncée, n’est-il pas enfin un choix prémédité d’une position politicienne qui est contre le GUN ? Cette position est-elle spontanée ? On en doute ! Est-elle sans conséquence ? Nous ne le croyons pas ! Est-elle la suite logique des acerbes critiques formulées à l’encontre de Chahed et son équipe lors de la réunion objet de fuites de mars ? C’est ce qui semble être le cas ! Ennahdha a-t-elle un rôle dans tout cela ? Sa position donnant une légitimité aux protestataires de Tataouine et d’ailleurs, ne la met en tout cas pas à l’abri des soupçons. Tout cela est louche. Qu’en dira le chef du gouvernement ce soir à la télévision ?

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De l’interview du secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, accordée au journal arabophone « Al Maghreb » et publiée ce samedi 08 avril 2017, on retiendra surtout ces tirs en direction du chef du gouvernement, Youssef Chahed et des deux partis à la tête du pays, Nidaa Tounes et Ennahdha. En effet Taboubi a frappé fort en déclarant qu’il ne faut pas attendre de Chahed qu’il aille plus loin dans la lutte contre le fléau de la corruption tant que ces deux partis lui souffleront dans les oreilles et orienteront ses actions.

Là Taboubi en a trop dit… ou pas assez ! Que sait-il exactement au sujet de l’influence néfaste des troupes de Hafedh Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi ? A-t-il des dossiers ? Si oui pourquoi il ne déballe pas plus de détails ? Encore des accusations en suspens qui vont polluer la tête des citoyens, sans les réponses qui vont avec, et encore moins des réponses judiciaires, exactement comme après les sorties fracassantes du président de l’INLUCC, Chawki Tabib, de l’ex-ministre de la Fonction publique, Abid Briki, l’ex-dirigeant de Nidaa Tounes Lazhar Akremi, etc.

Ce qu’on sait, à l’heure où on écrit ces lignes, c’est que les propos de Taboubi ne cadrent pas du tout avec l’image lisse et feutrée que renvoie le nouveau patron de la centrale syndicale. Ou peut-être s’est-il résolu finalement à fendre l’armure pour répliquer à l’aile dure de l’UGTT qui le taxe de mollasson. En tout cas une chose est sûre : Après cette sortie, il sera plus difficile de faire gober à l’opinion publique une entente cordiale et une communauté de vues entre les signataires du Pacte de Carthage, dont l’UGTT fait partie, faut-il le rappeler…

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Safi Saïd a au moins un fan, et pas des moindres : Le président de l’Union patriotique libre (UPL), Slim Riahi. Dans un post publié le dimanche 02 avril 2017 dans la soirée, Riahi a qualifié Saïd de « patriote par excellence« . Ces fleurs ont sûrement quelque chose à voir avec la prestation de l’écrivain et journaliste dans l’émission « Liman Yajroo Fakat » (A celui qui ose seulement !), animée par Samir El Wafi et diffusée sur Al Hiwar Ettounsi les dimanches…

Ennahdha et Al Badil n’ont pas eu la même chance. Lors de l’ouverture de la réunion constitutive du Front du Salut et du Progrès, un peu plus tôt dans la journée, Riahi avait qualifié le parti de Rached Ghannouchi d’obscurantiste, piloté par « les principes religieux et le double discours ». Il est allé jusqu’à l’accuser d’être «responsable des actes terroristes perpétrés dans le pays ». Al Badil n’est pas mieux loti. Riahi a tiré copieusement sur le parti fondé par l’ancien chef du gouvernement Mehdi Jomâa en qualifiant cette formation de «petit bureau d’études» et ses dirigeants «d’opportunistes». Il a également fustigé «cette manie des think tank pour faire de la politique, laquelle doit se pratiquer sur le terrain». Réplique cinglante à Jomâa qui lui-même avait taclé, sur Attessia TV le 31 mars 2017, toute la classe politique et l’exécutif en parlant d’une Tunisie sous la coupe de bandits et paralysée par la médiocrité. Quand on vous disait que les prochaines semaines allaient être mouvementées…

 

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Le député et dirigeant au mouvement Ennahdha, Abdellatif Mekki a souligné la nécessité de revoir la coalition entre le mouvement Ennahdha et Nidaa Tounes.

Dans une interview parue, ce dimanche 19 mars 2017 dans le journal « La presse »,  Mekki a également souligné la nécessité de faire une évaluation de cette expérience.

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Hypothétique destin que celui de ces élections municipales dont tout le monde parle, chacun à son gré, mais tel un serpent de mer, on ignore quand elles vont finalement avoir lieu et comment. Pourtant, leur urgence est dans toutes les bouches et l’instance qui est chargée de les organiser et veiller à leur régularité n’a de cesse de s’égosiller à sommer les uns et les autres à trancher le nœud gordien. Des injonctions qui laissent de marbre la classe politique toujours et indûment occupée à traîner les pieds et à laisser pourrir encore plus la situation malgré ses effets dévastateurs sur la commodité des citoyens autant que sur l’ordonnance générale de la vie dans la cité confiée à cette monstruosité que sont les délégations spéciales.

Il n’y a qu’à voir cette insalubrité ambiante, et pas que cela, pour s’en offusquer davantage. Un attelage commis d’autorité par le pouvoir central, et qui, gangrené par l’incurie autant que par une évidente incapacité à gérer la chose publique et territoriale, a transformé les communes en un véritable margouillis d’autant plus exécrable que chacun y met du sien, et d’abord le citoyen, stricto sensu l’habitant de la cité, qui, la Révolution aidant, s’investit du pire qu’il peut dans la déprédation du bien public s’il lui arrive de ne pas s’en emparer, ne paie pas ses impôts, et fulmine contre les misères qui sont faites à son environnement et bien plus contre le laisser-aller des autorités municipales associées à un Etat qui ne fait rien non plus.

Un état des lieux qui ne semble interpeller personne, surtout pas les partis politiques, maîtres dans l’art du moratoire, et qui rechignent à voir le scrutin municipal se tenir dans les délais proposés par l’ISIE qui pense pouvoir l’organiser le 26 novembre 2017, au pire au cours de la première quinzaine de décembre de la même année. Pourtant, le calendrier suggéré par l’Instance, de par la cohérence de son articulation et de l’opportunité de sa mise en œuvre, n’a pas de quoi pécher par des inconvénients insurmontables. Ainsi, aux termes de cet échéancier, les opérations d’inscription sur le registre électoral démarreront le 12 juin prochain, les candidatures aux conseils municipaux (365 sièges) seront ouvertes le 30 août et la campagne électorale sera lancée le 4 novembre. Et pour ce qui est du vote des sécuritaires et des militaires, il se déroulera en une seule journée entre le 19 et le 23 novembre.

Manœuvre dilatoire !

Si, cependant et a priori, Nidaa Tounès, Ennahdha, Afek Tounes et Al-Irada n’objectent pas que le scrutin ait lieu en décembre 2017, les autres partis, nommément le Courant populaire, Al-Jomhouri, l’Union patriotique libre, Ettakatol, le Courant Al-Mahaba, le Parti des travailleurs et Machrou Tounès, penchent, et avec insistance, pour mars 2018. Une proposition qui prendrait racine dans le degré d’impréparation de ces formations politiques, manifestement soucieuses de mettre à profit ce moratoire pout tenter, comme ce fut le cas pour les législatives, de s’organiser et de convenir de listes communes que, entretemps, elles n’arriveront sans doute pas à mettre en place de sitôt, ni réussiront à aplanir les sérieuses divergences qui les opposent, selon maints observateurs.

A cet atermoiement à se jeter dans la bataille électorale municipale, on pourrait aisément trouver une explication qui colle mieux à la réalité politique de ces partis. Elle tient à un déficit d’assise populaire qui pèsera de tout son poids sur les prochaines échéances électorales de 2019. Si bien que le scrutin municipal a valeur d’un test décisif donnant la mesure de leurs chances dans les législatives et les présidentielles. C’est là que réside tout l’enjeu de ces Municipales, et il requiert que les candidats en sortent avec un minium de crédit qui les fondent à embrayer pour les compétitions suivantes. Or, ce ne semble â être le cas, les choses étant actuellement ce qu’elles sont avec un poids politique et électoral de si peu d’importance rapporté à celui d’Ennahdha et de Nidaâ Tounès. Un camouflet pulvériserait toutes leurs chances de pouvoir défendre leurs couleurs dans une consultation électorale regardée comme essentielle et cruciale pour leur survie.

On comprendrait dès lors l’ardeur que ces partis sont en train de mettre pour renvoyer à une date qui leur serait « idoine » ces Municipales, le temps de mettre en place des coalitions et des stratégies à la faveur desquelles ils s’arrogeraient des bastions qui leur procureraient un poids d’autant plus précieux qu’il leur permettraient, pensent-ils, de tenir la dragée haute aux partis prépondérants, et d’affirmer une présence sur un échiquier politique âprement disputé et dans une configuration électorale qui ne le sera pas moins.

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L’homme politique et membre du parti islamiste Ennahdha, Lotfi Zitoun, prône la dépénalisation de l’homosexualité.

Dans une interview accordée au journal « Le Point Afrique Zitoun », il a affirmé que « on n’a pas à intervenir dans l’espace privé. Il y a l’espace public où l’État fait appliquer la loi. Je suis contre les tests qui violent le corps des gens, qu’on leur fait subir contre leur volonté ».

Il s’est également prononcé en faveur de la dépénalisation de la consommation du cannabis en Tunisie.

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Le bureau exécutif du mouvement Ennahdha se réunira cet après-midi pour fixer sa position suite au remaniement ministériel partiel effectué, samedi 25 février 2017, par Youssef Chahed, chef du gouvernement sans consulter les parties qui ont signé le pacte de Carthage. C’est ce qu’a été indiqué dans un communiqué publié, ce dimanche.

Il est à rappeler à ce propos que le remaniement ministériel a suscité la colère de plusieurs autres parties. Le secrétaire général adjoint de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Sami Tahri avait déclaré, samedi à l’agence TAP que l’organisation syndicale a accueilli avec « surprise » l’annonce du remaniement ministériel décidé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed.

« Ce remaniement est injustifié et n’a pas respecté le document de Carthage basé sur les principes de dialogue et du consensus », a-t-il dit, ajoutant qu’en agissant, ainsi,  » Youssef Chahed vient de signer l’arrêt de mort de ce document. »

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Le député Adnène Haji a qualifié le secrétaire général du syndicat général de l’enseignement secondaire, Lassad Yaakoubi, de « voyou, et même pire ». Cette déclaration vient suite aux demandes répétées pour le limogeage du ministre de l’Education, Néji Jalloul.

Dans une déclaration faite sur les ondes de Jawhara fm, Haji a ajouté qu’il faut ouvrir les dossiers  de Yaakoubi au ministère de l’Éducation et à l’Union générale tunisienne du travail.

Et d’ajouter que Lassad Yaakoubi a brandi ses slogans pour masquer ses vraies activités…

Il a par ailleurs déclaré qu’il y a des parties qui œuvrent davantage afin de changer le destin des générations et le quotidien des Tunisiens ; il y a aussi un « joueur caché » et c’est sans doute Ennahdha , a-t-il indiqué.

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Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi est appelé à ne pas intervenir pour régler certaines affaires entre l’Algérie et les frères musulmans libyens. C’est un des messages de la diplomatie algérienne à Rached Ghannouchi, accusé de faire de la publicité sur le dos de l’Algérie.

« En se posant comme un intermédiaire entre l’Algérie et les Frères musulmans libyens, le leader du parti islamiste tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, cherche-t-il à se faire une publicité gratuite sur le dos de l’Algérie ? Des responsables au ministère algérien des Affaires étrangères en sont convaincus, surtout, affirment-ils, qu’ils n’ont besoin des services de personne pour «discuter avec nos frères libyens». Pour eux, c’est certain, Rached Ghannouchi profite des portes qui lui sont ouvertes en Algérie pour prouver à l’opinion tunisienne qu’il a encore du poids et surtout qu’il est une personnalité incontournable dans les milieux islamistes maghrébins ». C’est ce qu’on a pu lire dans un article paru, hier, lundi 13 février 2017 dans le site algérien « algeriepatriotique.com ».

« Rached Ghannouchi voit la Libye comme un moyen de rebondir politiquement et de prouver à l’opinion internationale que les Frères musulmans peuvent encore jouer un rôle de force stabilisatrice au Maghreb et plus généralement dans le monde arabe. Dans cette épreuve de la dernière chance, le leader islamiste tunisien compte assurément sur le président turc Recep Tayyip Erdogan, lui-même affilié à la confrérie des Frères musulmans, de plaider auprès de Donald Trump la cause de tous les «frères». Erdogan a encore l’avantage, en effet, d’être un pilier de l’Otan au Proche-Orient et d’avoir des canaux de discussions privilégiés avec la CIA et la Maison-Blanche. Il ne faut pas oublier aussi que le siège de la confrérie des Frères musulmans se trouve maintenant en Turquie. Quoi qu’il en soit, le vent des «printemps arabes» a bel et bien tourné », lit-on dans le même article.

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Suite aux déclarations faites par le dirigeant du mouvement Ennahdha Nourredine Bhiri, accusant l’ambassadeur de la Tunisie au Canada de manquer à son devoir en tant que responsable en s’absentant de la cérémonie dédiée aux victimes de l’attentat du Québec, le syndicat du corps diplomatique vient de publier un communiqué le démentant.

« Les déclarations du dirigeant d’Ennahdha accusant l’Ambassadeur de la Tunisie au Canada de s’être absenté de la cérémonie des victimes de l’attentat du Québec alors qu’il était présent sont une atteinte à la diplomatie tunisienne », indique un communiqué du syndicat du corps diplomatique.

Il a été également indiqué dans ce communiqué que l’Ambassadeur de Tunisie à Ottawa, le consul de Montréal et tous les membres des deux délégations diplomatique et consulaire au Canada ont réagi suite à cet acte terroriste et ont pris les mesures nécessaires dont l’encadrement psychologique au profit de la famille de la victime, Boubaker Thebti mais aussi pour les deux blessés tunisiens, Aymen Derbali et Nizar Ghali.

Le syndicat a appelé ainsi à vérifier les informations auprès des sources officielles et des responsables du ministère des Affaires étrangères avant diffusion, et ce pour ne pas induire en erreur l’opinion publique et porter atteinte à l’image de la diplomatie tunisienne.

Rappelons que le Centre culturel islamique de Québec dans le sud-est du Canada a été visé par une attaque terroriste qui a fait six morts dont le Tunisien Boubaker Thebti.

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Personne ne sait encore quelles mesures spécifiques l’administration Trump devra prendre pour désigner les Frères musulmans (FM) comme groupe terroriste dans le cadre de ce qui est considéré comme un mouvement de répression plus large contre les organisations islamiques. L’élite politique à Washington est profondément divisée sur la classification du mouvement comme organisation «terroriste» et sur les conséquences désastreuses qu’elle pourrait avoir pour l’administration US. De récents rapports des agences de renseignement ont appelé à l’exclusion des déclinaisons des FM en Tunisie et au Maroc de toute décision qui serait prise à cet égard.

Depuis que Donald Trump est à la Maison Blanche, les services de renseignement américains ont analysé la situation dans les pays arabes, en particulier les parties et les organisations considérées comme une subdivision des Frères musulmans. L’accent a été mis sur l’Egypte, la Jordanie, la Syrie, le Liban, le Qatar et la Libye, ainsi que le Soudan, la Mauritanie et l’Algérie.

Les observateurs, cités par le Middle East Monitor, estiment que si les Etats-Unis allaient de l’avant dans cette démarche, ils finiraient par perdre la plupart de leurs alliés dans la région, alors que des partis politiques islamistes liés aux Frères musulmans existent en Indonésie, au Pakistan, au Maroc, en Tunisie, en Jordanie, en Irak, au Koweït, au Yémen et même en Turquie. Ils soulignent que la décision pourrait entraîner de sérieux dommages, avec des conséquences négatives et nuisibles aux intérêts des États-Unis.

Les partis islamistes en Tunisie et au Maroc considèrent les déclarations sectaires et frustes de Trump – destinées à lutter contre l’Islam sous le couvert de la lutte contre le terrorisme – comme inapplicables à leur égard en raison de leur rôle croissant dans la lutte contre l’idéologie terroriste. Le Mouvement Ennahdha, par exemple, n’a de cesse d’affirmer qu’il est la plus grande victime du terrorisme et, comme le répète son président Rached Ghannouchi, l’islam démocratique est la meilleure solution pour lutter contre les terroristes.

Le Maroc est devenu un acteur-clé pour les Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme en Afrique du Nord, en particulier à la suite des révolutions arabes qui ont déferlé sur la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), se traduisant par l’effondrement de nombreux États et l’émergence de groupes djihadistes. Au premier rang de ceux-ci figure Daech qui représente une menace réelle pour la paix mondiale.

Les craintes de Washington

Selon le journal marocain Al-Masaa, le Renseignement américain a excepté la Tunisie et le Maroc de la liste projetée des organisations terroristes en raison du rôle joué par leurs partis islamistes, nommément le parti justice et développement (PJD) au Maroc et Ennahdha en Tunisie, dans la transition démocratique dans les deux pays et leur participation au gouvernement. Les rapports de la CIA révèlent que la raison de leur non-inscription sur la liste terroriste est la crainte que cela puisse inciter les jeunes à la violence et à l’extrémisme, en ciblant l’Occident en général et les Etats-Unis en particulier.

Ammar Fayed, un chercheur égyptien sur les groupes islamistes, a souligné que le PJD et Ennahdha ne sont pas les seuls partis qui condamnent le terrorisme. Tous les partis islamistes, a-t-il expliqué, l’ont fait et refusent toute affiliation à une organisation en dehors de leur pays. Il estime que la désignation des Frères musulmans comme groupe terroriste n’aurait aucun effet sur la plupart des autres partis islamistes. Au Maroc, en Tunisie et ailleurs, il s’agit de partis officiels qui ne portent pas l’étiquette «Frères musulmans» et sont engagés pleinement dans la vie politique, citant comme exemples la Libye, la Jordanie, le Koweït et l’Algérie.

« Il semble que les positions des partis islamistes qui condamnent le terrorisme, ainsi que leur présence en tant que partenaires essentiels dans les gouvernements en place, bénéficiant ainsi de la reconnaissance nationale en Tunisie, au Maroc, au Yémen et en Libye, ait posé un dilemme pour l’administration américaine qui s’emploie à conserver le président égyptien comme un nouvel allié de Trump « , a déclaré l’expert au site Arabian Gulf Gate. » Les partis islamistes sont déjà partenaires au sein des gouvernements qui sont alliés avec Washington et d’autres gouvernements étrangers ainsi qu’avec des institutions et organisations internationales, ou sont actifs dans la vie politique au sein de la Représentation nationale, notamment. Ce faisant, comment sera-t-il possible de les désigner comme des organisations terroristes? « 

Trump face à un dilemme

C’est un vrai dilemme que l’équipe de Trump tente de résoudre. Si une approche extrême était adoptée en matière de désignation de partis islamistes comme groupes terroristes, cela soumettrait la politique américaine dans la région MENA à de sérieuses restrictions. Les USA ne pourraient pas, par exemple, désigner le mouvement Ennahdha comme une organisation terroriste tout en maintenant des relations avec lui, a insisté Fayed. «  Rompre les liens avec un acteur clé du gouvernement tunisien ne servirait pas les intérêts américains. »

Les modalités réelles d’une désignation des Frères musulmans comme organisation terroriste ne sont pas encore claires, a-t-il noté. Les diverses composantes de l’administration Trump ne partagent pas le même enthousiasme pour la politique et la question fait encore l’objet de discussions internes, dont l’issue est difficile à prédire, en dépit des rapports presque quotidiens des médias sur les discussions en cours et le fait qu’un projet de loi y afférent soit soumis au Congrès américain.

Selon l’expert, la décision peut se limiter aux Frères musulmans d’Egypte en premier lieu, au motif qu’ils sont le plus grand et principal mouvement et donc la cible principale du lobby pro-Israël à Washington. Cette focalisation aurait pour but d’apporter plus de soutien au régime de Sissi au Caire et ne signifierait pas l’inscription de centaines de milliers de personnes sur la liste des sanctions des États-Unis. De telles décisions, a-t-il conclu, ciblent souvent des dirigeants et des personnalités spécifiques afin de limiter leurs déplacements à l’étranger ou leurs sources de financement.

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