Tags Posts tagged with "ITCEQ"

ITCEQ

par -

Le recours de plus en plus important au marché obligataire afin de se refinancer a rendu la mission des agences inévitable. La note émise par les agences est fondamentale pour fixer le taux d’intérêt sur le marché des obligations souveraines, pour attirer les investisseurs étrangers et donner la confiance aux bailleurs de fonds. « La notation des agences doit être analysée, anticipée et confrontée par les ministères,  la BCT et les analystes universitaires afin d’éviter de nouvelles dégradations et surtout améliorer notre position. En effet, six ans après la révolution, notre pays a relativement réussi la transition vers la démocratie et les libertés d’expression, mais n’a pas pu sortir de la crise économique. Ce piège pourra mettre en péril tous les acquis politiques et sociaux« . C’est ce qu’a indiqué Ghazi Boulila, universitaire et administrateur à la STB, dans un billet économique publié par l’intermédiaire en bourse, Macsa.

L’agence Fitch et la FMI ont bien montré, selon ses déclarations, que la hausse de la  masse salariale des fonctionnaires en pourcentage du PIB et la détérioration de la qualité des services publics ont compromis la viabilité des finances publiques et de la dette à moyen et long termes en générant des déficits structurels alarmants et démesurés et en évinçant l’investissement public et privé.

Et de préciser dans le même cadre que les résultats de l’enquête compétitivité de l’année 2014 de l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives (ITCEQ,) réalisée auprès de 1200 entreprises privées, confirment que les chefs d’entreprises trouvent que les services de l’administration publique pénalisent leurs activités et réduisent leur compétitivité. Parmi les facteurs cités, on trouve le cadre macroéconomique et réglementaire, le financement bancaire, la fiscalité et les charges sociales, l’insécurité, les ressources humaines, les procédures administratives et le système judiciaire, la corruption et l’instabilité  politique. Ils insistent sur le fait que les procédures administratives se compliquent davantage dans la mesure où pour accélérer un service, il faudrait recourir à des malversations et des pots-de-vin. L’exemple le plus cité touche le service portuaire et surtout le délai moyen long de 2 semaines environ entre le moment où les produits arrivent au point d’entrée du territoire et le moment où les procédures douanières sont effectuées. Les hommes d’affaires évoquent aussi que le système fiscal est considéré comme une contrainte majeure à l’investissement. Une réforme de la fonction publique devra revoir en premier lieu l’amélioration des services fournis et l’absence de lien entre rémunération et performance,  l’avancement automatique du personnel, les grèves fréquentes, le recrutement par le mérite, la mobilité de la main d’œuvre et comment attirer les talents et les compétences en second lieu.

Ghazi Boulila a évoqué plusieurs autres facteurs derrière l’échec économique du pays. « On a pris beaucoup de temps pour discuter des questions juridiques et on a négligé les questions économiques. En conséquence, la situation économique des régions s’est dégradée, le chômage a augmenté, le bien être de la population a chuté etc. Plus on laisse le temps passer sans agir, moins les politiques économiques seront efficaces« , a-t-il expliqué.

En outre, il a assuré que le terrorisme a pollué la révolution et on n’a pas pris les bonnes décisions à temps. L’image de la Tunisie s’est dégradée, ce qui n’aide pas à attirer l’IDE et les touristes. La géopolitique de la région est à notre défaveur. « Le jeu égoïste des partis politiques n’a pas favorisé un comportement coopératif pour sortir de ce piège. Le pays est dans une dynamique qui favorise le comportement de recherche de rente et le système politique mis en place ne permet pas la stabilité politique et la constitution des partis forts capables de gouverner« , a-t-il dit.

Selon ses déclarations, l’instabilité politique et les grèves illégales ont également augmenté l’incertitude et ont agi négativement sur le comportement de l’épargne et de l’investissement. Cette situation difficile a, selon lui, entraîné un déséquilibre de plus en plus important des finances extérieures et publiques et une augmentation rapide et dangereuse  de la dette publique. En dépit de ces problèmes, les Tunisiens sont condamnés à s’unir autour d’un projet national en se mettant au travail pour redémarrer la croissance économique en panne, sortir de la crise et éviter la banqueroute.

Macsa

par -

On n’en est plus au stade de savoir si l’explosion de la dette tunisienne est un mythe ou une réalité. En effet, les experts admettent presque unanimement que le taux d’endettement du pays est à un niveau record ces dernières années, les gouvernements qui se sont succédé depuis la Révolution, tous sans exception (même si certains sont plus coupables que d’autres, mais là n’est pas notre propos aujourd’hui), préférant le chemin « facile » des robinets du Fonds monétaire internationale (FMI) et de la Banque Mondiale aux voies tortueuses et périlleuses de la réforme pour faire redémarrer la machine économique et trouver des marges de manoeuvre à l’intérieur. Le jus est tiré, il faut le boire maintenant. Au lieu d’épiloguer sur la pertinence des choix de nos chers gouvernants, une entreprise vorace en énergie, il faut plutôt s’atteler à déterminer si cette dette est soutenable, viable pour un pays aux ressources financières très limitées. L’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), en se fondant sur les projections et hypothèses de travail du FMI, est allé au charbon pour nous aider à y voir plus clair dans cette affaire.

Le moins qu’on puisse dire est que le verdict de l’ITCEQ est à contre-courant, presque révolutionnaire dans un contexte où ce sont plutôt les propos alarmistes sur cette dette qui foisonnent. Pour cette institution, la dette tunisienne demeure viable, malgré certaines faiblesses nées de la part écrasante de la dette extérieure. D’après l’étude de l’ITCEQ, intitulée “Tendances et viabilité de la dette publique tunisienne“, la Tunisie n’est pas à classer dans la catégorie risque majeur pour sa dette extérieure, cette dernière resterait à un niveau soutenable à moyen terme. En fait l’enquête conclut que c’est la nature du remboursement du service de la dette publique 2015-2020, des prêts contractés avant 2015, qui pose problème. La Tunisie va en baver avant 2020 pour décaisser 5,5 milliards de dinars (qui prend en compte le remboursement du placement du Qatar de 500 Millions de dollars américains – à peu près 1125 MD -, versement prévu en 2017 mais finalement différé) et 4,6 milliards de dinars en 2020 (émission garantie par les USA en 2012, d’un montant de 485 Millions de dollars américains).

D’après les prévisions du budget de l’Etat pour l’exercice 2017, la dette publique devrait s’établir à la fin de 2017 à à peu près 62 660 Millions de dinars (MD) , soit 63,8% du PIB contre 63% à la fin de 2016. La hausse n’est pas démesurée, notamment si on tient compte du glissement phénoménal qui s’est produit depuis fin 2015, où la dette tunisienne était à peine de 54,9%. Dans le détail, 42% de cette dette a été contracté en euro, 32,6% en dollar, 11,9% en yen et 3,3 % en d’autres devises, et 10,2% de droits de décaissement.

S’agissant du service de la dette publique, il montera en 2017 à 5825 MD (le remboursement du principal de la dette de l’emprunt obligataire contracté auprès du Qatar n’est pas prix), en progression de 575 MD, soit +11 % en comparaison avec 2016. Quant aux besoins en financement, ils se situent à 8 505 MD, dont 6 045 MD seront ramassés avec les bailleurs de fonds étrangers et 2 460 MD en ayant recours à l’endettement intérieur.

Le rapport de l’ITCEQ n’élude pas la forte progression de la dette publique, notamment  ces deux dernières années (près de 10 points de plus!), mais il la remet dans une perspective plus régionale. En comparaison avec le Maroc, et ses 63% d’endettement, qui a beaucoup moins de pépins en ce moment, le taux d’endettement de la Tunisie est presque honorable. Mais si on compare la Tunisie avec la Grèce – une dette de 176% -, ce que certains analystes ont fait récemment, allant très, trop, vite en besogne, alors là le pays du jasmin mériterait un brevet de satisfecit.

L’épée de Damoclès

D’après les projections de l’ITCEQ, la tendance de la dette extérieure tunisienne n’est pas affolante, sauf si le dinar venait à se déprécier drastiquement. Et là les experts, toujours en s’appuyant sur les hypothèses de travail du FMI, ont élaboré deux scénarios.

D’abord la dette tunisienne, en prenant en compte la conjoncture – nationale et internationale – et les variables macroéconomiques du moment, va continuer à monter, le gouvernement n’ayant pas d’autre choix que de s’endetter. Le ratio dette extérieure rapporté au PIB devrait même atteindre le sommet en 2017, 69,4%, contre 56,2% en 2014.
Ce pic devrait être suivi par une décroissance, progressivement, à moyen terme, pour se situer à 63,8%, en 2020, si l’embellie du compte courant est au rendez-vous.

L’autre scénario c’est sur la base de chocs exogènes, en sachant “que le ratio dette extérieure par rapport au PIB reste tributaire des chocs négatifs”. Là le risque est beaucoup plus élevé car imprévisible, par définition. Toutefois le FMI reste confiant sur la capacité de la Tunisie à faire face et à être résiliente devant des chocs extérieurs et des crises de confiance à la faveur de la texture de la dette extérieure, une dette à long terme et des taux d’intérêt relativement faibles sur les marchés financiers extérieurs. En conclusion, la dette extérieure demeurerait viable, sauf si la dépréciation du taux de change réel devenait très conséquente…

par -

Les résultats préliminaires de l’étude sur  » l’impact de la libéralisation des services dans le cadre de l’Aleca  » (Accord de libre-échange complet et approfondi) montre un impact globalement positif (de l’accord) au niveau de la croissance économique, la consommation, l’emploi -des qualifiés surtout- et le pouvoir d’achat mais également, une vulnérabilité au niveau de la balance courante, selon le directeur général Habib Zitouna, DG de l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), auteur de cette étude.

« Au niveau sectoriel, la libéralisation des services aurait un effet positif sur la valeur ajoutée et l’emploi dans les services marchands, l’industrie et l’agriculture. En revanche, elle aurait un effet négatif sur la balance des biens, a-t-il dit lors d’un atelier de travail organisé mercredi à Tunis, par (ITCEQ), ajoutant qu’un accompagnement est ainsi nécessaire pour renforcer la compétitivité externe de l’économie tunisienne.
Il ressort également, de l’étude  » qu’au niveau des différents secteurs des services, l’effet positif sur la valeur ajoutée serait relativement, plus important pour les transports maritimes, les assurances, le transport aérien, les services aux entreprises, le commerce et l’entretien et les télécommunications. L’effet sur l’emploi est quant à lui clairement négatif dans le secteur commerce et activités d’entretien et à un degré moindre les activités de poste et de courrier « .

Pour atténuer les effets négatifs de cette éventuelle ouverture, Habib Zitouna a souligné l’importance de mettre en place des programmes d’accompagnement, de mise à niveau et de modernisation pour les  » perdants  » éventuels de cette libéralisation.
Réagissant aux craintes et appréhensions formulées par la société civile au sujet du futur accord avec l’union européenne, le DG de l’ITCEQ pense que  » ces craintes sont justifiées, mais elles sont focalisées sur le volet risques de cet accord, occultant parfois les opportunités qui pourraient en résulter. Parmi les craintes exprimées, il y en a celles qui sont déjà vécues actuellement, telle que l’implantation étrangère dans les services et la concurrence déloyale qui en découle. Et c’est une question que le futur accord permettra de recadrer  » a-t-il expliqué.

Pour le conseiller économique auprès du Chef du gouvernement Ridha Ben Mosbah, et  » les conclusions préliminaires de cette étude soulignent les éventuels impacts positifs de l’Aleca en termes de Produit intérieur brut et en termes d’emploi sur le long terme, mais aussi les risques éventuels et les besoins en matière d’accompagnement et de restructuration des secteurs vulnérables en vue d’un repositionnement stratégique face à l’ouverture et au surcroit éventuel de concurrence « .

 » Tout dépendra du mode d’ouverture qui sera retenu. Il y a aujourd’hui, une très forte recommandation pour bien négocier la question de la fourniture des services tunisiens sur le marché européen et la question de mobilité des compétences et des professionnels sur le marché européen qui y est rattachée. Ces deux questions devraient être négociées d’une manière synchrone  » a fait savoir cet ancien ministre sous Ben Ali .
Il a ajouté à l’agence TAP, que  » l’offre tunisienne en matière de services, dans le cadre des négociations, va être basée sur les résultats de cette étude qui devraient être consolidés et revus après la consultation de la société civile. Cette offre va être conçue compte tenu des risques, des opportunités, des besoins d’accompagnement financier et technique de certains secteurs mais aussi des questions épineuses de mobilité et de reconnaissance des diplômes. C’est une offre à la fois offensive et défensive. Nous essayerons de marquer des points par rapport aux opportunités qui s’ouvrent dans les secteurs sur lesquels nous sommes réellement compétitifs « .

L’étude réalisée par l’ITCEQ, dans le cadre des préparatifs de la poursuite des négociations sur le futur accord avec l’Union européenne, donne un aperçu de la compétitivité externe des services en Tunisie via une description de l’évolution des échanges et des parts de marché de la Tunisie dans les différents secteurs des services et une analyse de la compétitivité en termes de demande adressée.
Elle fournit également, une évaluation de l’impact macroéconomique et sectoriel d’une libéralisation des services dans le cadre de l’Aleca via un modèle d’équilibre général calculable qui permet de déduire les conséquences ex-ante de cet accord sur la valeur ajoutée, l’emploi, les échanges internationaux et le pouvoir d’achat.

Le lancement officiel des négociations sur l’ALECA entre la Tunisie et l’UE a eu lieu le 13 octobre 2015. Cet accord, qui  » sera une partie intégrante de l’accord d’association « , conclu entre les deux parties depuis 1995, couvrira 11 domaines à savoir :la défense commerciale (sauvegarde, antidumping), la transparence, la concurrence, la douane et la facilitation des échanges.
Il portera, également, sur « des questions liées à l’énergie », les obstacles non tarifaires au commerce, le
commerce et le développement durable, les droits de propriété intellectuelle, les mesures sanitaires et
phytosanitaires, les services et le droit d’établissement, les marchés publics.

par -

« Climat des affaires : Quelles contraintes à l’investissement? », c’est le thème de l’atelier qui a été organisé ce matin du jeudi 21 avril 2016 à Tunis. La rencontre est une initiative du ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale et de l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives (ITCEQ).

Des hauts cadres du secteur public, des décideurs politiques, des universitaires et des opérateurs du secteur privé ont fait le déplacement. Le but de cette séance de travail était de plancher sur les outils de l’ITCEQ pour accroitre leur impact dans l’aide à la décision apportée aux pouvoirs publics, aux investisseurs et dans la compréhension des enjeux du futur.

Les conclusions de l’étude sur le climat des affaires en Tunisie ont été présentées lors de cette réunion.

Reseaux Sociaux

PRESSE LOCALE

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

AFRIQUE