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Le chef du gouvernement désigné, Youssef Chahed, vient de rencontrer à Dar Dhiafa à Carthage, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi qui lui a communiqué la liste des candidats de son parti pour des portefeuilles dans le gouvernement d’union nationale.

Selon des sources citées vendredi par Assabahnews, il s’agit en premier lieu et dans le cadre du rajeunissement et de féminisation de l’attelage gouvernemental, des deux députés du mouvement à l’ARP représentant les expatriés tunisiens en Italie, Imen Ben Mohamed et Oussama Essghaier, ainsi que de Saida Lounissi, représentant ceux de France.

Les mêmes sources ajoutent qu’Ennahdha devait présenter au chef du gouvernement désigné les CV de Zied Laadhari, Lotfi Zitoun et Amel Azzouz, outre ceux de Mahrezia Laabidi, Mohamed Gaaloul, ex conseiller à la présidence du gouvernement du temps d’Ali Laarayedh, Ridha Saidi et Samir Dilou.

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C’est sans doute la première fois qu’un chef du gouvernement ou ci-devant Premier ministre tunisien met en jeu son poste en posant la question de confiance au Parlement. Habib Essid se prépare à le faire , samedi 30 juillet, en demandant à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) de renouveler la confiance à son gouvernement  pour probablement laisser la place à un autre dit d’union nationale tel que préconisé par l’initiative lancée voici quelques semaines par le président de  la République, Béji Caïd Essebsi.

Alors que les consultations ont pratiquement commencé pour la formation du prochain cabinet sans attendre le sort qui sera réservé solennellement à l’actuel locataire de la Kasbah, bien que celui-ci ne semble pas taraudé par les doutes sur son départ, l’on  assiste à une sorte de jeu de massacre comme il s’en fait dans les fêtes foraines ou dans la pièce de théâtre du même nom d’Eugène Ionesco, dont la partie apparente est paradoxalement la question à mille dinars de savoir qui va « ramasser » le poste.

L’appétit venant en mangeant, voilà que l’on se bouscule au portillon, de la Kasbah, bien sûr, mais, et pas subsidiairement celui des autres ministères. Il y a ceux qui sont saisis de la fièvre de rempiler, et ceux qui brûlent de s’offrir un maroquin. Sans s’en cacher, du reste.  C’est à comprendre que le gouvernement d’union nationale est réduit à un jeu de chaises musicales où les postes sont attribués au détriment de l’essentiel ainsi logé ailleurs que dans les programmes et les mécanismes qu’il va falloir impérativement mettre en place pour mettre fin, et pour toujours, à la délétère situation dans laquelle s’enfonce le pays sur pratiquement tous les plans.

Un constat des plus unanimes, mais nul n’a de recette lucide et opérante pour s’en sortir. Même le « document de Carthage » n’a pas vocation à servir de plateforme pouvant mener le pays à bon port ou même dans le voisinage, étant un ramassis de professions de foi, de généralités, voire de banalités débitées pour contenter dans le monde dans un consensus dont on voit mal la suite pratique. « Je n’entends pas par mon initiative que soit formé ni un gouvernement de syndicat, ni un gouvernement de patronat, mais un gouvernement de Tunisiens », a affirmé Béji Caïd Essebsi mercredi, lors de sa rencontre avec la presse. On ne peut pas y voir autre chose qu’un vœu pieu alors que le gouvernement projeté doit nécessairement ressortir à la logique des quotas pour que son chef puisse obtenir la confiance du Parlement. Il n’en demeure pas moins que BCE a convenu que cette logique « a été imposée à Essid qui n’avait pas d’autre choix », tout en reconnaissant que nous « sommes dans une démocratie puérile ». Le mot est lâché !

Ennahdha dément sans convaincre !

Quel serait alors le profil de l’oiseau rare qui dirigera le prochain gouvernement ? Le président de la République en veut un qui soit « audacieux pour prendre les décisions qu’il faut », ajoutant que celui-ci « ne sera pas nécessairement issu des rangs de Nidaâ Tounès, mais aura probablement des affinités avec le parti ». En existerait-il sur le marché ? Autre lancinante interrogation qui renseigne sur l’inanité d’un processus d’autant plus enchevêtré que le mouvement d’Ennahdha, du moins certains de ses dirigeants les plus en vue revendiquent le poste, non en termes voilés, mais assez explicitement pour signifier que telle est l’idée ambiante au sein du parti. Peut-on y voir des ballons d’essai lancés pour tester les réactions de l’opinion publique et de l’establishment politique à l’idée d’un chef du gouvernement nahdhaoui ? En tout cas, le mouvement, certainement à l’instigation de son tout-puissant leader Rached Ghannouchi, a été très prompt à se fendre d’un communiqué « foudroyant » où il affirme que les déclarations et les positions de ses deux dirigeants, en l’occurrence Zied Laadhari, frais émoulu secrétaire général, et Karim Harouni, président du conseil de la Choura, « ne l’engagent en rien ». Il rappelle au demeurant que « les négociations sur le gouvernement d’union nationale n’ont pas encore commencé «  et que « aucun nom ne lui a été officiellement proposé pour la présidence du gouvernement », sans omettre d’affirmer que « Ennahdha est déterminé à s’inscrire sérieusement dans ces négociations à l’enseigne de  l’intérêt supérieur du pays, de la stabilité et de l’efficacité des institutions de l’Etat ».

C’est faire montre d’ingénuité que de penser que ces deux dirigeants majeurs se sont exprimés de leur propre chef et sans l’aval du patriarche Ghannouchi sur une question aussi sensible que celle du gouvernement d’union nationale. A quel jeu se livrerait alors le chef suprême du mouvement ? Irait-il de l’avant dans le marché tenu à ce jour secret qu’il a passé à Paris avec Béji Caïd Essebsi ? S’emploierait-il à tirer en coulisses les ficelles du jeu en attendant que les choses s’éclaircissent ? Mystère et boule de gomme !

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Le coordinateur général du mouvement  » Projet Tunisie « , Mohsen Marzouk, a appelé tous les partis patriotes modernistes à s’unir avec « Machrou Tounès » au sein d’un large front démocratique, insistant sur la nécessité de ne pas laisser de côté les 70% de Tunisiens qui ont voté pour le projet patriote moderniste.
Dans une déclaration à l’agence TAP en marge des travaux du congrès constitutif du mouvement  » Projet Tunisie  » tenu, dimanche, et qui se poursuivra jusqu’à demain 25 juillet à Hammamet, Marzouk a indiqué que la relation de  » Machrou Tounès  » avec les partis adverses est une relation de concurrence politique dans le respect de la loi et de la constitution.
S’adressant au peuple tunisien, Marzouk s’est voulu rassurant en affirmant que l’équilibre politique n’a pas été rompu en Tunisie et que le projet patriote moderniste revient en force.
Il a ajouté que  » le Projet Tunisie « , a fait preuve de sa capacité à asseoir des élections démocratiques élargies. Il a réussi à réunir plusieurs membres de l’élite tunisienne et à faire de la réforme son projet.
Marzouk a fait savoir qu’il va présenter sa candidature au poste de secrétaire général du parti.
Concernant le gouvernement d’union nationale, il a estimé que l’important n’est pas de désigner un chef de gouvernement engagé dans un parti, mais une personnalité qui soit forte et indépendante dans ses décisions.
Et d’ajouter, il est difficile de choisir un chef de gouvernement, membre d’un parti, surtout que le parti au pouvoir s’est affaibli et ne peut plus compter sur l’Assemblée des Représentants du Peuple pour redevenir le parti de la majorité. Les divergences au sein de ce parti ne lui permettent plus de proposer un chef de gouvernement. Pour Marzouk, la question nécessite une position unifiée.
Il s’est dit convaincu qu’Ennahdha ne proposera pas de nom, estimant que la tendance va vers l’alignement sur les séances de dialogue qui optent pour une personnalité indépendante.
C’est l’unité nationale à laquelle a appelé le président de la République qui va trancher, non pas la création artificiellement de force au sein du parlement en ajoutant des députes, de n’importe quelle manière, a souligné Marzouk.
A ceux qui veulent créer un équilibre avec le mouvement Ennahdha, il indique que cet équilibre ne se fera pas avec un ou deux députés de plus, mais en formant un front démocratique, non pas un pôle ou un pacte parlementaire élargi.

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Sous réserve d’accord sur les derniers détails encore en discussion, le gouvernement d’union nationale  sera annoncé le 25 juillet courant, date marquant la fête de la République, selon des sources citées samedi par le quotidien Assarih.

D’après les mêmes sources, trois noms sont en lice pour la succession de Habib Essid à la présidence du gouvernement. Il s’agit dans l’ordre de Ridha Chalghoum, de Hatem Ben Salem et de Slim Chaker , le dernier cité conserverait son portefeuille des finances au cas où il refuserait la Primature.

S’agissant de Fadhel Khalil, dont le nom avait circulé en premier et dont on disait qu’il avait le soutien de l’UGTT, ses chances d’accéder à la Kasbah sont en remarquable diminution suite au rejet de sa candidature par des dirigeants de Nidaâ Tounès, précisent les mêmes sources qui parlent d’un autre candidat , une personnalité consensuelle dont les chances sont fortes, ajoutent-elles.

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Le ramdam des consultations ayant été déclaré sentencieusement terminé, le processus de formation  du gouvernement d’union nationale oblique désormais vers ce qui est le plus dur à faire : tomber d’accord sur celui qui le dirigera, le composer, répartir les portefeuilles et mettre en œuvre les priorités convenues. Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, auteur de l’initiative, avec la satisfaction du devoir accompli, passe le témoin aux partis politiques.

Ce ne sera  pas une sinécure, chacun ne se faisant pas faute de tirer la couverture à soi, d’essayer de placer les siens, imposer ses vues, et pourquoi pas manœuvrer, ce qui est après tout le propre de la politique. Le plus funeste dans tout cela est que l’opération dans sa totalité risque d’être compromise voire de finir en eau de boudin. La question la plus polémique qu’il va falloir trancher se rapporte à l’actuel chef du gouvernement Habib Essid dont sept ministres de Nidaâ Tounès, des poulains de Hafedh Caïd Essebsi, dit-on, veulent la tête. Talleyrand ne disait-il pas que « le meilleur moyen de renverser un gouvernement, c’est d’en faire partie » !  En face, cependant, des hiérarques du même parti font tout pour le garder. L’intéressé lui-même continue d’entretenir le flou, mais nombreux sont ceux qui lui prêtent le projet de jouer la carte constitutionnelle, en s’en remettant aux députés de l’Assemblée des représentants du peuple pour décider de son sort. Et ceci n’ira pas sans compliquer une situation déjà fortement embroussaillée avec une économie qui s’empêtre dans des abysses sans fin, des tensions sociales qui peuvent être remuées à tout instant et des perspectives nulles pour des centaines de milliers de jeunes, chômeurs ou en voie de le devenir. N’est-ce pas là un composé d’ingrédients propices à une radicalisation rampante et partant à une offre terroriste qui a déjà trouvé preneur auprès des milliers de Tunisiens tournés en jihadistes actifs dans les foyers de tension et dont le retour donne des frayeurs aux autorités du pays d’origine ?

Si avec tous ces tourments, la Tunisie se paie une crise politique dont les conséquences sont sans  aucune commune mesure avec celles que le pays a dû endurer jusqu’à présent, on mesurera alors combien il est urgent pour sa classe politique d’entendre raison et d’éviter à la Nation ce qui serait en toute rigueur sémantique un désastre si le gouvernement d’union nationale manquait à voir le jour, et séance tenante.

L’initiative présidentielle a-t-elle tourné court ?

Au point et à la cadence où en vont les choses, on ne serait pas dans la posture d’attendre que le gouvernement se forme de sitôt, si jamais il était écrit dans le ciel qu’il le soit. Déjà,  les participants aux consultations autour de l’initiative présidentielle et les signataires du document de synthèse les sanctionnant ne semblent pas pressés d’enchaîner les étapes, et nombre d’entre eux s’apprêtent à en référer aux états-majors de leurs partis. Une procédure qui est dans le droit fil des pratiques démocratiques mais qui n’a pas l’heur d’insuffler les impulsions nécessaires à un projet sur lequel beaucoup d’espoirs sont fondés.

Et puis et surtout, il y a cette question de la motion de censure, point de passage obligé pour changer le chef du gouvernement en exercice. Le constitutionnaliste Kais Saied vient de jeter un pavé dans la mare en affirmant, que « eu égard à la situation que traverse la Tunisie, et à la décision prise par le président de la République de prolonger l’état d’urgence, il est inconstitutionnel de déposer une motion de censure contre le gouvernement au motif que le pays est sous le coup de mesures exceptionnelles ». En effet, l’article 80 de la Loi fondamentale dispose que « dans cette situation [cas de péril imminent menaçant l’intégrité nationale, la sécurité et l’indépendance du pays…], le président de la République ne peut dissoudre l’Assemblée des représentants du peuple et il ne peut être présenté de motion de censure contre le gouvernement ».

Certes, cette disposition est interprétée lato sensu, mais le président de la République demeure toujours habilité à prendre les « mesures exceptionnelles » dont il est question, et qui interdit tout dépôt de mention de censure contre le gouvernement comme le stipule expressément l’article 80 de la Constitution.

Comme ont peut le voir, l’issue de la crise ne peut pas être d’essence constitutionnelle, mais politique, ce qui signifie entre autres, comme semblent le privilégier des acteurs majeurs de la scène politique et sociale, nommément le mouvement Ennahdha et l’UGTT, que Habib Essid devra être maintenu à la tête du gouvernement moyennant un vaste  remaniement ministériel qui réponde au schéma assigné au gouvernement d’union nationale par l’initiative présidentielle réajustée par les partis politiques qui l’ont rejointe.

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Le président de la République, Béji Caid Essebsi a reçu lundi au palais de Carthage Mohamed Kilani, secrétaire général du Parti socialiste (PS)  et fondateur du pacte composé du Parti du travail national démocrate du Partit  de demain, du parti Attarik et du Parti socialiste.

L’entretien a porté sur l’initiative relative au gouvernement d’union nationale et le parcours de sa progression ainsi que sur l’importance de constituer une large force politique servant de soutien effectif pour le nouveau gouvernement afin de sortir le pays de la situation difficile où il se trouve vers le développement global, a déclaré Mohamed Kilani,  selon un communiqué de la présidence de la République.

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En fait de feuilletons, celui du gouvernement d’union nationale a éclipsé en ce mois de Ramadhan, tous les autres qui meublent les soirées des Tunisiens. Sitôt annoncée, l’initiative du président de la République, Béji Caïd Essebsi, n’a à aucun moment cessé de déchaîner des torrents de spéculations et de supputations, par moments suivies de démentis, moins sur ce que devra faire la prochaine équipe ministérielle que sur celui qui va la diriger. Des consultations que le chef de l’Etat voulait intenses ont été engagées  avec les partis et les  organisations nationales, pour devoir se conclure, ce lundi soir, au cours d’une réunion présidée  par BCE, consacrée, dit-on,  à la signature du document final fixant  les priorités du programme d’action du prochain gouvernement.

S’en échappera-t-elle la fumée blanche tant attendue ? C’est le vœu des Tunisiens, et dans une moindre mesure d’une partie de la classe politique qui voit d’un très mauvais œil que les choses s’arrangent hors les allées qui sont les siennes. Pour le reste, la conviction est acquise que le gouvernement actuel, tel qu’il est formé, qu’il fonctionne et qu’il voit l’avenir, doit aller exercer ses talents ailleurs, sauf peut-être Habib Essid, le chef de ce gouvernement, qui, faute de mieux, pourrait être plébiscité pour rempiler à la Kasbah.

Il est vrai que l’essentiel, dans l’ordonnance générale actuelle, tient plus aux programmes et à la capacité de concevoir les réformes et surtout de les mettre en œuvre, qu’au casting ministériel qui sortira des consultations en cours, et qui doit refléter, à ne pas en douter, le poids effectif de chaque partenaire. Ce qui est donné pour certain, c’est que le mouvement Ennahdha, ne va pas plus se contenter des strapontins qui lui ont été attribués et qu’il a acceptés à son corps défendant. D’autant qu’il pense que son congrès national a bien changé la donne aussi bien dans ses rangs qu’au niveau de l’échiquier politique du pays en son entier. Dès lors, il est dans son esprit de suite quand il plaide pour une union orientée vers un exécutif participatif qui opérerait un rééquilibrage politique.

L’autre acteur déterminant est de toute évidence l’UGTT, qui exclut de participer au gouvernement d’union nationale, car telle est sa vocation, mais a son mot à dire sur tout ce qui concerne les décisions qu’il aura à prendre et même le profil de ses ministres. Ainsi, l’Organisation ouvrière veut un « gouvernement restreint » ayant un programme clair convenu par toutes les parties. Les membres de ce gouvernement doivent impérativement remplir tous les critères notamment ceux de la compétence et de l’expérience et s’engager à mettre en œuvre les réformes afin de sortir le pays de sa crise économique, a-t-elle  souligné. Surtout, et s’agissant des mesures urgentes, elle appelle à la mise en place d’un programme détaillant les réformes ainsi que les mesures économiques et sociales.

Les tiers-partis, qui ne sont pas du grand nombre et pas politiquement influents, ont quand même pris sur eux de relever es points communs entre l’initiative du président de la République et leur propre diagnostic de la situation dans le pays.

Ils ont tous convenu de la nécessité de poursuivre la lutte contre le terrorisme et d’entamer de profondes réformes en mesure d’éliminer ce fléau. Il s’agit, aussi d’asseoir un nouveau modèle de développement à même de relancer l’économie, lutter contre la pauvreté et la marginalisation et réduire les disparités sociales et régionales.

En ce qui concerne la composition du gouvernement, les partis Al-Chaab, Al Joumhouri et Al Massar, par exemple,  jugent nécessaire d’expliquer à l’opinion publique la nature du prochain gouvernement, en fournissant des détails sur les programmes et les aspects politiques du nouveau cabinet.

Un consensus semble se dessiner sur quelque chose qui ressemblerait à  un « Pacte » engageant toutes les parties qui y souscriraient, avec les responsabilités qui en découleront pour les uns et les autres. Une responsabilité collective et indivisible que les « contractants » acceptent d’assumer nonobstant l’issue de leur objet.

Il est déjà judicieux d’avoir réussi à mettre tout le monde plus ou moins d’accord sur un gouvernement dans lequel  tout un chacun se reconnaîtrait. Toutefois, les conventions ne valent que par l’usage qui en est fait, et sur ce registre, les points d’interrogation ne sont pas rares, surtout du côté de l’UGTT, qui est capable de faire tout capoter, sans crier gare et pour un grief qu’elle aura soigneusement choisi.

C’est clairement pour cette raison que le président de la République a obstinément tenu à ce que l’Organisation ouvrière, et accessoirement celle des patrons fassent partie du gouvernement d’union nationale. Un pari à moitié gagné, l’UGTT ayant  rejoint son initiative sans chercher à la torpiller.

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Les politiciens tunisiens, tous bords confondus, semblent aller droit vers une « trêve des confiseurs », celle que les hommes politiques observent entre deux grandes fêtes, généralement Noël et le jour de l’An, pour enterrer pour un temps la hache de guerre et oublier les sujets qui fâchent. Entre la Nuit du Destin et l’Aïd el-Fitr, on entendra sans doute moins parler de l’initiative présidentielle relative à la formation d’un gouvernement d’union nationale et autant de Habib Essid qui coulera 48 heures de repos en se remettant d’une intervention chirurgicale « mineure ».

Grand bien soit fait  de cet intermède dont on espère qu’il permettra d’expédier au plus vite un épisode politique, un de plus, (on avance la date du 25 juillet), et mettre fin à une période d’incertitude qui dure depuis l’annonce par Béji Caïd Essebsi de cette initiative dans son interview sur la chaîne publique wataniya. Visiblement, le gouvernement n’est pas en train de vaquer à ses missions comme il sied de le faire, c’est-à-dire à l’abri de toute aléatoire contingence, et avec l’assurance d’une pérenne perspective. Or, l’action des ministres est comme frappée de paralysie, laissant en souffrance les dossiers dont ils étaient déjà saisis, et par-dessus tout, s’interdisant toute réflexion ou suivi de projet.

C’est pourquoi, dans  l’intervalle, il s’est passé peu de choses qui puissent donner de la vigueur au travail du gouvernement  avec un chef d’orchestre qui ne sait plus sur quel pied danser ni quelle partition jouer, allant même jusqu’à tenir tête à l’auteur de l’initiative , le président de la République, et menacer de s’en remettre à l’Assemblée des représentants du peuple, ce qui aurait de néfastes conséquences sur un pays déjà embourbée dans plus d’une crise.

Guerre de clocher

Cela chagrine assurément les Tunisiens mais n’émeut point leurs hommes politiques qui donnent la nette impression de « se tromper de guerre » en s’attardant davantage sur  celui qui dirigera le gouvernement d’union nationale que sur son programme, donnant lieu  à un déluge de spéculations et de supputations qui ne font qu’hypothéquer l’ordonnance du processus des consultations autour du prochain cabinet.

On a entendu ainsi , par exemple, le coordinateur général du mouvement Projet de Tunisie Mohsen Marzouk, s’ égosiller à appeler le gouvernement Essid à démissionner, le plus vite possible, et à se transformer en un cabinet d’expédition des affaires courantes en attendant la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Il s’agirait , selon lui, de mettre fin à la  tension qui monte entre la présidence de la République et celle du gouvernement en allusion aux déclarations faites par le porte-parole du gouvernement khaled Chawket dans lesquelles il avait assuré que le gouvernement Essid ne démissionnera pas.

Selon Marzouk, l’appel à la démission vise à préserver la paix sociale et à favoriser le respect des institutions de la présidence de la République et du gouvernement.

Marzouk ne s’est pas gardé, au demeurant, de tacler les ministres de Nidaa Tounes qui ont réitéré leur  » soutien absolu  » à l’initiative présidentielle en faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Il s’agit de sept ministres, de grosses pointures du Mouvement Nidaa Tounes qui tout en exprimant leur soutien total à l’initiative présidentielle ont dénoncé « les tentatives visant à la torpiller ».

Ils ont souligné, dans un communiqué, leur appui à la position officielle du parti, considérant que le gouvernement d’union nationale constitue la meilleure solution pour faire sortir le pays de la crise socio-économique et politique actuelle.

Les sept ministres sont Salma Elloumi Rekik (tourisme), Khemais Jhinaoui (affaires étrangères), Yousef Chahed (affaires locales), Néji Jalloul (éducation), Said Aydi (santé), Anis Ghedira (transport) et Slim Chaker (finances).

Il convient de rappeler que 4 dirigeants du comité politique du mouvement Nidaa Tounes, à savoir Boujemaa Remili, Khemais Ksila, Faouzi Maaouia et Ridha Belhaj, avaient appelé à maintenir le gouvernement d’Essid et à introduire des modifications sur sa composition.

Pendant ce temps, l’initiative s’ensable dans les méandres des discussions, des diagnostics, des mécanismes à mettre en place, des  propositions des acteurs concernés, et surtout dans les délibérations de la commission chargée de la synthèse des recommandations ! Tout un programme, quoi !

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Le président de la République, Béji Caid Essebsi, a présidé mercredi au palais de Carthage une réunion dans le cadre des consultations relatives à la formation du gouvernement d’union nationale.

Y étaient présents le secrétaire général de l’UGTT, la présidente de l’UTICA, le président de l’UTAP, et les responsables des partis Nidaâ Tounès, Ennahdha, UPL, Afek Tounès, Al-Chaab, Projet de Tunisie, Al-Moubadara, Al-Joumhouri, Al-Masar.

Le Front populaire dont le porte-parole officiel est Hamma Hammami, prévu pour se joindre à la réunion de ce mercredi, n’y était pas. Le président de la République, Caïd Essebsi, a « vivement » regretté cette absence, ajoutant, à l’ouverture de la réunion, qu’il avait pourtant retiré de ses pourparlers avec les dirigeants du FP, la conviction qu’ils adhéraient à l’initiative présidentielle et que, par conséquent, ils devaient participer à la réunion de ce mercredi au palais de Carthage.

 

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Une marche protestataire a eu lieu

Les dates continuent de se bousculer s’agissant de la formation du gouvernement d’union nationale proposé par le président  de la République, Béji Caïd Essebsi. Donnée au départ pour la fin Ramadhan, cette échéance a été ramenée au 27 juin courant, alors même que les spéculations vont bon train sur l’issue des consultations dont le point d’orgue devrait être demain mercredi 22 juin, date à laquelle aura lieu la 3ème réunion du dialogue sur le prochain cabinet et au cours de laquelle seront connues les premières réactions des différents intervenants au document qui leur avait soumis l’auteur de l’initiative, vendredi dernier.

Ce round s’ouvre à l’enseigne de deux éléments nouveaux qui auront un effet certain, peut-être décisif, sur la suite des événements. D’abord, l’entrée en scène des deux partis, le Front populaire de Hamma Hammami, et le Parti Républicain d’Ahmed Néjib Chabbi, qui n’étaient pas jusque-là avares de réserves vis-à-vis de la proposition du chef de l’Etat, mais qui semblent avoir mis de l’eau dans leur vin, pour rejoindre les rangs de la Coalition et des indépendants. Ensuite, la relative évolution de la position du chef du gouvernement en exercice, Habib Essid, qui affirmait invariablement qu’il ne démissionnerait qui si l’Assemblée des représentants du peuple lui retirait sa confiance. Désormais, plus précisément, depuis le week-end denier, il fait  montre de plus de souplesse, signifiant à ses interlocuteurs de la Coalition, qu’il pense devoir rendre le tablier dès que l’initiative présidentielle serait arrivée à maturité.

Habib Essid aurait-il enfin entendu raison ?  Sans doute, d’autant que, passé le premier épisode où il s’est vu si déconsidéré par un président de la République qui ne tarissait pas d’éloges à son endroit très peu de temps plus tôt, avec, en sus, le camouflet qu’il  lui avait infligé en le tenant dans l’ignorance de son initiative dont il n’a eu vent que quelques minutes avant son annonce, le chef du gouvernement, tout digne serviteur de l’Etat qu’il est, et ayant une haute opinion de sa fonction, a, visiblement,  pris sur lui d’épargner au pays une autre crise, cette fois-ci constitutionnelle, qui, si elle venait à éclater, auraient des conséquences véritablement incalculables.

Un diagnostic désespérant !

Ce que le président de la République a constaté et tenu à y associer tout l’establishment politique et social du pays ne souffre aucune équivoque. La crise est si profonde et grave qu’elle doit être traitée autrement et sans plus attendre. Elle est d’essence politique autant qu’économique et sociale. Le gouvernement, issu des élections, et déjà en place depuis bientôt un an et demi, a lamentablement échoué à redresser la situation  ni à faire  l’esquisse d’un espoir que les lendemains ne seraient pas aussi sombres que le présent. Non que l’équipe ministérielle ait failli à faire l’effort  et obtenir les résultats dont elle était comptable, mais parce que les diverses conjonctures ne s’y prêtaient guère et que l’Etat n’était pas assez outillé pour mener à bien et même passablement ses missions.

C’est que, d’abord, le fait terroriste est passé par là, engloutissant d’énormes fonds qui auraient dû servir à des projets économiques et sociaux, à atténuer l’acuité du chômage, à financer le développement dans les régions de l’intérieur. Pis encore, rien ne peut permettre d’affirmer que la menace terroriste a vocation à cesser d’exister, ce qui dicte bien des stratégies  et des efforts dans une région où les groupes terroristes font florès, déambulent comme bon leur semble, recrutent  à tour de bras. Ce défi, BCE l’a fortement souligné dans son document aux acteurs politiques, l’élevant au rang de priorité pour le gouvernement d’union nationale, tout comme l’urgence d’un Etat fort qui ait tous les attributs qui le fondent à appliquer la loi, à faire régner et respecter la sécurité et à sévir contre  les manifestations et expressions de désordre et de chaos.

C’est un pré-requis de taille pour l’œuvre de développement où les attentes des Tunisiens vont bien au-delà des prévisions du Plan quinquennal, ce qui est compréhensible, convient le chef de l’Etat  dans son document de référence , tout en soulignant la nécessité d’attirer davantage d’investissements étrangers et mettre fin à la prolifération du commerce parallèle. Ceci en plus de la corruption qui nécessite une croisade nationale, une guerre, affirme BCE pour venir à bout de  ce fléau qui coûte à la Tunisie entre deux et trois points de croissance, soit entre 30 et 45 mille emplois.

On ne sait pas encore si les vis-à- vis politiques du chef de l’Etat entendent de cette oreille les priorités  soumises  à leur réflexion. Mais ils partagent  le constat que la situation gagnerait en gravité si elle restait en l’état. Pour autant, l’initiative présidentielle qui semble avoir manqué son effet « électrochoc », pourra-t-elle tenir la route après que les deux organisations prépondérantes, l’UGTT et l’UTICA  lui ont en quelque sorte fait faux bond ?

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a adressé vendredi soir aux partis politiques et aux organisations sociales une note relative à la participation au dialogue sur la formation d’un gouvernement d’union nationale, où il livre une analyse de la crise économique et sociale en Tunisie.

Le document définit les priorités de la prochaine étape, notamment la guerre contre le terrorisme, la mise en place d’une politique relative à la ville et aux collectivités locales, l’impulsion du développement, la lutte contre la corruption et la simplification des procédures administratives.

Dans cette note publiée samedi par le quotidien Al Maghreb, le chef de l’Etat  estime que les conditions de réussite sont encore réunies pour la Tunisie, mais n’ont pu être réalisées parce que les priorités n’ont pas été fixées conjointement par le gouvernement et le parlement, d’une part, et aussi à cause de l’absence d’une adhésion totale de la part des organisations, des partis et du gouvernement. D’où la nécessité d’un gouvernement d’union nationale composé de ministres compétents, efficaces et travaillant en symbiose.

Le président de la République ajoute dans ce document que l’unité nationale basée sur des objectifs communs est à même d’accélérer la satisfaction des attentes des citoyens  et de leur redonner espoir, ce qui nécessite un large dialogue entre toutes les parties prenantes.

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Les partis de la Coalition gouvernementale sont tombés quasiment d’accord pour  le retrait de la couverture politique au gouvernement de Habib Essid, selon le dirigeant et élu de Nidaâ Tounès, Tahar Battikh dans une déclaration au quotidien « Al-Qods al-Arabi ».

Il a ajouté que son parti n’est pas contre la nomination d’une personnalité nationale indépendante à la présidence du gouvernement, dont le nom aura été convenu avec les autres partis, entre la Coalition et le te Front populaire.

Concernant les personnalités qui dirigeraient le prochain gouvernement d’union nationale, le dirigeant-député de Nidaâ  a précisé que son parti a proposé de nombreux noms, à l’instar de Slim Chaker, Youssef Chahed, Néji Jalloul, outre d’autres personnalités comme Kamel Morjane , Abdelkrim Zbidi et Hatem Ben Salem, ajoutant que, aux termes d’un accord de principe avec le mouvement Ennahdha, c’est Slim Chaker qui présiderait le gouvernement d’union nationale, mais en définitive, c’est au président de la République qu’il appartient de choisir le chef du gouvernement.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi consulte sans désemparer alors que son initiative de formation d’un gouvernement d’union nationale est décriée par les uns et portée aux nues par les autres, sans sembler susciter l’enthousiasme de l’opinion publique qui lui oppose tout au plus un haussement d’épaules furtif.

Une dizaine de jours après l’annonce en grande pompe de cette initiative, Habib Essid vaque peu ou prou à ses occupations de chef du gouvernement sans savoir s’il va encore le faire et pour combien de temps. Guère en reste, ses ministres ne savent plus à quel saint se vouer, s’il faut échafauder  des projets (personnels et d’intérêt public) pour l’avenir, sans parler de l’Administration qui ajoute ainsi à sa légendaire inertie la paralysie gouvernementale.

Autant dire que le suspense et le flou sont entretenus de main de maître en attendant que l’auteur de l’initiative nous sorte un autre lapin de son chapeau. Sera-t-il obligé de garder l’actuel locataire de la Kasbah sous la pression de son indéfectible partenaire, le chef du mouvement Ennahdha, mais aussi  de l’UGTT qu’il s’échinait à associer au gouvernement d’union nationale  au même titre que l’UTICA, qui ont toutes deux rejeté l’offre ? Changera-t-il de chef du gouvernement et lui substituer un autre, nouveau, pour une nouvelle politique, celle en cours depuis un an et demi n’ayant pas tenu ses promesses et s’étant même soldée par un échec ? Cette option serait celle qui trouve grâce aux yeux du président de la République autant de ce qui reste du parti dont il est le fondateur, mais qui demeure, selon la Constitution, la formation politique habilitée à désigner le chef du gouvernement.

Des informations circulent avec persistance prêtant à Caïd Essebsi le projet d’annoncer le prochain gouvernement avant la fin du mois de ramadan. D’autres sources affirment que le président de la République a déjà choisi le successeur de Habib Essid, ce qui ajoute à la touche cabalistique de l’entreprise. Un clair-obscur dans lequel le chef de l’Etat semble s’installer d’autant plus confortablement qu’il a en main l’essentiel des cartes dans la partie qui s’engage.

D’ailleurs, BCE ne semble pas s’embarrasser de changer son fusil d’épaule, allant même jusqu’à ne plus revendiquer la paternité de l’idée de formation d’un gouvernement d’union nationale, qui en chemin, a cessé d’être une initiative pour devenir une proposition, plus est, avancée par quelques composantes de l’échiquier politique et que le chef de l’Etat dit avoir reprise de préférence à la proposition appelant à la formation d’un gouvernement de salut. Il est vrai que le président de la République avait esquissé sous cette forme la question, mais il l’a fait lors de son interview à wataniya, de façon si subliminale que peu de gens arriveraient à saisir la nuance.

Un parfum de « deal » de Paris !

Les deux organisations nationales et non moins partenaires sociaux majeurs, l’UGTT et l’UTICA, ayant déclaré forfait, et affirmé, chacune à son échelle, qu’elles ne sont pas intéressées par une participation au gouvernement d’union nationale, il va falloir agencer les choses en accord avec le poids politique de chaque parti de la Coalition au pouvoir, et d’abord celui du mouvement Ennahdha, fraîchement requinqué par sa nouvelle virginité politique acquise lors de son dernier congrès. D’ailleurs, Le nouveau président du conseil de la Choura, Abdelkarim Harouni a estimé « indispensable de prendre en considération le poids politique » du mouvement, formation majoritaire au parlement, dans la composition du gouvernement d’union nationale, proposé par Béji Caïd Essebsi, relayé en cela par  Rached Ghannouchi qui affirme que le mouvement « doit être représenté dans ce gouvernement en fonction de son poids électoral ». Un message certainement destiné aux deux autres partis de la Coalition, Afek et l’UPL, à la stature gouvernementale surdimensionnée par rapport à leur réel poids politique.

En tout cas, maints analystes voient dans  cet épisode de gouvernement d’union nationale un moyen pour permettre la mise en œuvre du deuxième volet de l’accord de Paris entre Béji Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi, aux termes duquel Ennahdha s’est contenté de n’avoir au gouvernement que deux représentants, un ministre et un secrétaire d’Etat, alors que le temps est venu que le parti de Ghannouchi figure « comme il se doit » au gouvernement pour lequel on choisira l’appellation d’union nationale.

Une reconfiguration qui s’appuie sur une représentation parlementaire bipolaire assez forte pour permettre au gouvernement projeté de remplir l’office qui lui est assigné, particulièrement à une année environ de la prochaine échéance électorale, celle des Municipales.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a opposé une fin de non recevoir à la  proposition avancée par le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, appelant au maintien à son poste de Habib Essid qui dirigera le gouvernement d’union nationale , avec l’introduction d’un vaste remaniement ministériel répondant aux critères d’un gouvernement d’union nationale, selon le site « arabiya.net ».

Ainsi BCE semble fermement attaché à la formation d’un nouveau gouvernement dirigé par un nouveau chef du gouvernement, marquant la fin de l’ère Essid, ajoute la même source.

Le président de la République tient le nouveau chef du gouvernement qu’il a déjà choisi et qui ferait partie de l’actuelle équipe gouvernementale, probablement le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, ou le ministre des Affaires locales, Youssef Chahed, indique arabiya.net.

 

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Le secrétaire général du parti Al-maçar, Samir Bettaieb, a affirmé la disposition de sa formation politique à  « assumer ses responsabilités entières » et participer au gouvernement d’union nationale, proposée par le président de la République, Béji Cadi Essebsi.

Il a toutefois exigé la mise en place d’une méthode d’action claire, la définition des priorités du gouvernement et la garantie de la participation de toutes les parties, sans exclusion.

Dans une conférence de presse jeudi, il a souligné que le but de la participation de son parti au gouvernement d’union nationale est moins d’obtenir des portefeuilles ministériels que de contribuer à fixer les priorités, en tête desquelles la lutte contre le terrorisme et la corruption, la situation sociale fragile et la redynamisation de l’économie.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a présidé jeudi au palais de Carthage une rencontre groupant le secrétaire général de l’UGTT, la présidente de l’UTICA, et les représentants de la Coalition au pouvoir, et ce dans le cadre des concertations sur son initiative relative à la formation d’un gouvernement d’union nationale ayant pour mission de mettre en œuvre les priorités convenues par les partis politiques et les organisations nationales majeures.

Un communiqué de la présidence de la République précise qu’il s’est agi d’un débat ouvert et franc  marqué par un consensus sur la pertinence du diagnostic politique, économique et social posé par le chef de l’Etat. Les participants ont exprimé leur soutien à cette initiative, de même qu’il a été convenu de tenir une deuxième rencontre au début de la semaine prochaine aux fins de la présentation des conceptions des uns et des autres concernant les priorités et les programmes proposés.

Le communiqué indique, d’autre part, que le président de la République rencontrera nombre de partis et de personnalités politiques, dans le même cadre, au cours des prochains jours.

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Il est utile de lutter contre la polarisation Bilatérale entre le parti islamiste et le mouvement Nidaa Tounes. Tel est l’appel lancé par Mohamed

L’arrangement politique conclu par le mouvement Ennahdha et Nidaâ Tounès comprend cinq points convenus de part et d’autre  portant sur la formation du gouvernement d’union nationale, ceux qui en feront partie et les partenaires du pouvoir à l’avenir.

Selon le quotidien Assabah, le premier point stipule que le chef du gouvernement doit être issu de Nidaâ Tounès ou proposé par le parti qui a remporté les élections et non le parti majoritaire, ce qui signifie que le mouvement Ennahdha se désiste à Nidaâ de sont droit de former le gouvernement dont il est question.

Le 2ème point porte sur l’affirmation que le prochain gouvernement sera un gouvernement politique dont la plateforme comporte des programmes « urgents et sensibles ».

D’après la même source, le prochain gouvernement sera formé suivant une arithmétique donnant à Nidaâ et à Ennahdha 70% des portefeuilles, alors que le reste sera réparti entre l’UGTT et l’UTICA  ainsi que les partis acquis à l’efficacité d’un gouvernement d’union nationale.

De même, il a été convenu que le prochain gouvernement sera un gouvernement de majorité parlementaire en ce sens que la part à attribuer aux partis Afek et l’UPL sera rétrécie au bénéfice de Nidaâ et d’Ennhdha qui verront leur part  augmenter au prorata de leur actuelle représentation, soit 61 sièges pour Nidaâ, et 69 pour Ennahdha , soit au total 130 députés sur 217, c’est-à-dire 59,90% de la Représentation nationale.

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Les consultations ont été engagées sur l’initiative du Béji Caïd Essebsi pour la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Selon des sources citées par le quotidien Assarih, 6 noms circulent pour la présidence de ce gouvernement. Il s’agit de Néji Jalloul,, Slim Chaker, Saïd Aïdi,  Ridha Chalghoum, conseiller auprès du président de la République, Slim Azzabi et Youssef Chahed.

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Le mouvement Ennahdha s’est félicité de l’initiative du président Caid Essebsi relative à la formation d’un gouvernement d’union nationale, y voyant un prolongement du choix de consensus national et une initiative en ligne avec la démarche participative avec les différentes parties politiques et sociales.

Dans un communiqué rendu public ce samedi, le mouvement rappelle qu’il a toujours appelé à un gouvernement d’union nationale avec la participation des principaux acteurs politiques et sociaux de la scène nationale.

Il a appelé également à un dialogue sur l’initiative présidentielle pour en finaliser les détails et contribuer à la préservation de la stabilité politique et sociale, mettre fin à l’attentisme et permettre de s’attaquer aux défis d’ordre sécuritaire, économique et social auxquels fait face le pays.

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On la sentait un peu venir, la proposition du président Caïd Essebsi sur le gouvernement d’union nationale, même si son auteur en faisait mystère. La série de rencontres marathoniennes qu’il tenait depuis à peu près un mois avec les états-majors des partis politiques, toutes orientations confondues, ne pouvait pas passer inaperçue alors que le pays s’enfonçait dans la crise plus d’un an après l’avènement du gouvernement Habib Essid. C’est qu’il fallait trancher le nœud gordien, soit en congédiant l’équipe ministérielle en place pour la remplacer par une autre, nécessairement autrement composée, soit en donnant au pays un gouvernement où se reconnaîtraient les grandes tendances du spectre politique et social. C’est  visiblement le choix qu’a fait le président de la République, pour un gouvernement d’union nationale incluant les partis de l’actuelle coalition, l’UGTT, l’UTICA, les indépendants et aussi des formations politiques de l’opposition.

D’autant qu’un gouvernement d’union nationale est par essence et vocation, une formation à laquelle on a recours en cas de crise majeure, ou en cas de guerre, des occurrences qui requièrent  la fédération de tous les efforts d’un pays à l’enseigne d’une union sacrée, le temps que les difficultés soient totalement surmontées et les objectifs  réalisés. Dans le cas de l’espèce, celui de la Tunisie, il existe un conglomérat d’écueils d’autant plus nocifs qu’ils exigent que l’on s’y attaque de toute urgence, plus est, avec des moyens qui font souvent défaut, et fait plus grave encore, en face d’une population qui demande tout et tout de suite, et prompte à appuyer ses revendications par des mouvements auxquels il arrive d’être musclés, voire violents. En face, un Etat qui peine à récupérer ses attributs d’autorité, frileux, par moments pusillanime, toujours attendu au tournant, et qui fonctionne avec de dérisoires moyens du bord. Le gouvernement de Habib Essid s’est toujours trouvé dans cette configuration sans avoir la ressource ni les ressources de  mener à bien ses missions. L’impatience grandissant et les résultats tardant à venir, il pouvait sembler dans l’ordre des choses que l’attelage soit changé, même si l’intégrité, les bonnes dispositions, le sérieux et l’ardeur à la tâche de Habib Essid ne peuvent en aucun cas, et de l’avis unanime, être mis en cause. Son sort a-t-il été pour autant scellé ? Même s’il assure que tel n’est pas son sentiment, il n’exclut pas de devoir rempiler s’il lui était demandé de le faire, « au service de la Nation », précise-t-il à l’avant-veille de sa rencontre « périodique » avec le chef de l’Etat, lundi, pour discuter de la formation d’un gouvernement d’union nationale, proposition dont il n’avait nulle connaissance !

Un gouvernement d’union nationale, c’est connu, a pour vocation d’associer  une mosaïque de partis politiques à la gestion en commun des affaires d’un pays en crise ou en guerre pour une durée et des objectifs déterminés. C’est ce que dit la littérature en la matière. Mais celui préconisé par Béji Caïd Essebsi, tout en répondant aux dispositions de la Constitution, ne semble pas cultiver la clarté et la pertinence qui s’attachent à une initiative de cette envergure. On sait qu’il  aura à s’attaquer à trois  priorités, à savoir la corruption, le terrorisme et la situation sociale et qu’y participeront la coalition actuelle, les deux partenaires sociaux majeurs, des indépendants et l’opposition. Si pour les partis de la coalition, il ne devrait pas y avoir matière à spéculation et dans une moindre mesure pour ce qui est de l’Organisation patronale, il en est différemment de l’UGTT, dont le secrétaire général a affirmé que sa centrale ne rejoindra pas le gouvernement projeté, tout en lui apportant son soutien et en étant une « partie active »  dans l’élaboration d’un programme aux axes clairs et aux priorités pertinentes.

Une position qui prend cependant à défaut l’initiative du président de la République, qui semble tenir à associer en premier lieu l’Organisation ouvrière au gouvernement d’union nationale, qui portera ainsi une partie de la responsabilité de ce qu’aura fait ce gouvernement et des choix et priorités dont toutes ses composantes auront convenu. L‘UGTT s’arrogerait-elle ainsi une marge où elle conserverait son rôle de protecteur des droits des travailleurs et d’être en même temps un acteur influent du gouvernement sans y être et sans y appartenir ?

A cette ombre au tableau s’ajoute une autre, celle de la capacité de ce gouvernement hétéroclite à transiger et de ses membres à s’entendre sur des questions qui demandent des réponses et des décisions urgentes, surtout s’il va inclure en son sein des partis de l’opposition et le premier d’entre eux, nommément le Front populaire aux positions bien arrêtées sur bien des dossiers comme celui de l’endettement, pour ne citer que celui-là.

Comme on peut le voir et le prévoir, il y aura fort à faire pour que le gouvernement d’union nationale puisse enfin prendre naissance et du service, surtout avec les tractations qui devront s’engager pour amener les uns et les autres à composition.

Au demeurant, il  y a  lieu de s’interroger sur la paralysie qui ne manquera de frapper l’actuel gouvernement en place, qui aura forcément les pieds et poings liés dans la conduite de ses missions et dans la mise en œuvre des projets et des décisions déjà arrêtés, surtout si les consultations traînent en longueur.

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