Les Etats d’Afrique centrale vont chercher de l’oxygène du côté de l’Union européenne (UE). En proie à des difficultés économiques, ils ont fait savoir le samedi 30 juillet 2016, lors d’un sommet à Malabo, en Guinée-Equatoriale, qu’ils vont accélérer les pourparlers pour sceller un accord de partenariat économique (APE) avec l’UE. Ces accords vont à terme ouvrir les marchés européens aux produits de l’Afrique centrale.
Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a milité pour la signature d’un « accord de partenariat économique (APE) complet, juste et équilibré » avec l’UE, au nom de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Cemac).
A signaler que les chapitres des négociations entre l’UE et la Cemac (Congo, Cameroun, Gabon, Tchad, Centrafrique, Guinée-Equatoriale) ont été ouverts en 2003. Mais les choses n’ont guère avancé depuis puisque seul le Cameroun a conclu un accord avec l’UE en 2009. Alors qu’en face, l’Afrique de l’Ouest – la Cédéo – a pu signer des accords avec Bruxelles. Donc pour la Cemac, il faut faire repartir la machine et arriver à des résultats. Et il y a urgence !
Une croissance en forte chute
La croissance économique en Afrique centrale bat de l’aile, du fait surtout de la morosité sur le front de l’exportation des matières premières (pétrole, minerais, etc.). La zone n’est créditée par le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) que de +1,7% de croissance en 2016, contre +2,5% en 2015. Ce qui était déjà un mauvais résultat en comparaison avec les chiffres de 2014, +4,9% dans les pays de la sous-région.
Le gouverneur de la BEAC avait recommandé aux États-membres de diversifier leur économie pour être moins impactés par la chute des cours du pétrole.








