AccueilLa UNETunis-Enseignement supérieur : Les universités privées appellent à l’application de la loi

Tunis-Enseignement supérieur : Les universités privées appellent à l’application de la loi

« Le ministère de l’Enseignement supérieur  et de la Recherche scientifique est appelé à prendre les bonnes décisions et à appliquer la loi afin de pallier les différentes lacunes confrontées par l’enseignement privé ». C’est ce qu’a estimé Fathi Farhat, président de l’Université Montplaisir Tunis, en réaction au récent rapport publié par ce département où il a pointé du doigt plusieurs failles et dérapages.

« Le rapport a certes dévoilé certaines vérités relatives à la réalité de l’enseignement supérieur privé, mais il a passé sous silence le rôle important qu’il continue de jouer dans la promotion de l’enseignement supérieur en Afrique et de l’effort national »,  a dit le président de l’Université lors d’un point de presse tenu ce mardi 1er septembre avant d’expliquer que « la foison de  lois a beaucoup nui à notre secteur sachant que la crise a commencé avec la  loi numéro 2008-59 du 4 août 2008 qui complète déjà la loi numéro 2000-73 du juillet 2000. Cette loi déjà contestée à l’unanimité par tout le secteur était à l’origine d’une confusion totale».

Fathi Farhat en a imputé la responsabilité aux différents gouvernements qui se sont succédé depuis l’ère de Ben Ali et qui n’ont pas joué pleinement leurs rôles au niveau du contrôle, de l’octroi des autorisations et surtout de l’absence d’une concertation avec les partenaires sociaux.

Ceci est de nature à se répercuter sur le rendement du secteur en plein essor, ouvert à l’international et en phase avec les attentes du marché du travail, selon ses dires. Le poids de ce dernier rappelle-t-on, est important.  Chiffre à l’appui, On compte actuellement 63 universités contre 6 universités en 2011. Ces universités ont mobilisé une enveloppe de l’ordre de 200 millions de dinars permettant de générer environ 5000 postes d’emplois.

Une direction générale chargée de l’enseignement privé, pourquoi pas !!

D’après Fathi Farhat, la position du ministère de tutelle vient à un moment critique où les parents font des sacrifices et préfèrent inscrire leurs enfants dans le privé sous prétexte qu’il propose des conditions d’enseignement et une qualité d’encadrement nettement meilleures que dans le public.

C’est la raison pour laquelle  les professionnels du secteur n’ont ménagé aucun effort pour booster cette activité pour  que la Tunisie reste l’une des destinations privilégiées non seulement pour les Tunisiens, mais aussi pour les étudiants étrangers, particulièrement les Africains.

Pour surmonter la crise, le président de l’Université Montplaisir a jugé nécessaire  de mettre en œuvre  certaines solutions tout en exhortant les autorités en place à assumer leur rôle. « La réforme du secteur doit passer par une meilleure application de la loi pour mettre fin aux dépassements enregistrés », a-t-il noté,  précisant qu’il s’agit d’une condition sine qua non  pour booster la qualité de la formation et amorcer la recherche scientifique dans les institutions privées qui font déjà face à une rude concurrence.

Le ministère de l’enseignement ne répond pas !!!!

Sur un autre plan, Africanmanager a contacté  le département de l’Enseignement supérieur  et de la Recherche pour avoir des éclaircissements à propos de cette question, sans pouvoir obtenir une réponse de sa part.

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