La Tunisie figure dans la liste des pays où il fait bon entreprendre à l’échelle africaine, aux côtés de l’Afrique du Sud et du Botswana, selon le «Global Entrepreneurship Index 2016, publié récemment par le Global Entrepreneurship and Development Institute (GEDI, Londres).
Selon cet indice, la Tunisie se classe à la 62ème place à l’échelle mondiale avec un score de 34,4 points pour arriver deuxième en Afrique, derrière l’Afrique du Sud qui occupe le 52ème rang à l’échelle mondiale.
Avec ce classement, la Tunisie devance la Namibie (73ème), l’Algérie (75ème), la Libye (79è), le Gabon (86è), le Maroc (78ème), l’Egypte (89è), le Sénégal (106è), le Côte d’Ivoire (120ème), la Mauritanie (129è) et le Tchad (132ème).
Dans le monde arabe, la Tunisie se classe septième. Les champions arabes en matière d’entrepreneuriat sont les Emirats Arabes Unis qui arrivent 19ème au niveau mondial suivis du Qatar (24ème), de l’Arabie Saoudite (36ème), Oman (38ème), le Koweït (39ème), et le Liban (50ème).
Dans ce classement, la Tunisie obtient ses meilleurs scores en matière de perception de l’entrepreneuriat par la société, des produits innovants, de networking et de compétences en matière de création de start-ups.
La Tunisie n’est pas, cependant, bien classée au titre de l’internationalisation, du capital humain et de l’acceptation du risque.
A l’échelle internationale, les Etats-Unis occupent la première marche du podium, devant le Canada, l’Australie, le Danemark, la Suède, Taïwan, l’Islande, la Suisse, le Royaume-Uni et la France.
Le classement Global Entrepreneurship Index se base sur de nombreux critères, dont la perception de l’entrepreneuriat par la société, les compétences en matière de création de start-up, le niveau d’usage d’Internet, le niveau de corruption, la liberté économique et la profondeur du marché des capitaux. «Notre indice donne aux décideurs un outil pour comprendre les forces et les faiblesses entrepreneuriales de leur pays, leur permettant ainsi de mettre en œuvre des politiques qui favorisent l’esprit de l’entreprise productive», explique le GEDI.
Bien que ce classement honore la Tunisie en tant que site où il fait bon entreprendre et réaliser des affaires, beaucoup reste à faire dans ce domaine.
Le Programme d’Appui à l’entrepreneuriat et à l’Innovation (GIZ) a, dans ce cadre, tiré la sonnette d’alarme. Dans une note rendue public récemment, la mission a indiqué que bien que le phénomène de l’entrepreneuriat social se soit déjà lancé en Tunisie, avec plusieurs acteurs qui se mobilisent pour soutenir les entrepreneurs sociaux dans le pays, il reste peu répandu avec quelques initiatives de la société civile lancées depuis 2011.
« Les attentes des citoyens Tunisiens suite à la Révolution sont très élevées non seulement en rapport au changement politique mais surtout au niveau du développement social et économique. Une mobilisation régionale et des raisons économiques ont caractérisé le début de la révolution tunisienne », lit-on dans cette note.
« Le phénomène de l’entrepreneuriat s’insère directement dans ce processus de changement de modèle économique et renforce la vision d’une Tunisie plus citoyenne, équitable et stable », ajoute la note, avant d’appeler à changer tout le système de l’entreprenariat dans le pays, en instaurant un nouveau modèle qui se base sur l’idée de création de richesses et de plus-value pour toute la société.








