AccueilLa UNETunis : Plus de 75% des jeunes travaillent dans le commerce parallèle

Tunis : Plus de 75% des jeunes travaillent dans le commerce parallèle

Le péril que représente le commerce parallèle constitue un grand risque pour l’Etat et pour la santé publique. L’exemple le plus probant est celui de la contrebande des drogues et des stupéfiants qui sont extrêmement nocifs à la santé. A cela s’ajoutent les produits qui ne répondent pas aux critères imposés par le contrôle sanitaire du fait qu’ils sont importés en dehors des bureaux de la douane. Les faits de la contrebande peuvent également porter sur des armes, ce qui représente aussi un danger majeur vu le climat d’insécurité qui règne dans le pays.

Dans une déclaration  accordée ce lundi à Africanmanager, le Colonel de la Douane  chargé du volet terrorisme, contrebande et blanchiment d’argent,  Lassad Bechoual, a affirmé que le phénomène de la contrebande a enregistré une baisse notable, passant de 43% durant les premières années de la révolution à environ 20% en 2015. « C’est un indice positif d’autant plus que les structures relevant de la douane ont réussi  à procurer des milliards aux caisses de l’Etat », a indiqué Bechoual avant d’annoncer  la saisie d’une grande quantité de produits divers et la découverte de plusieurs entrepôts d’armes».

En effet, la douane a procuré durant cette année des recettes de plus de 4500 millions de dinars aux caisses de l’État, soit une évolution de 30% par rapport à 2014, a-t-il  ajouté, se disant  optimiste pour la période à venir. « L’amélioration de la situation sécuritaire est le résultat d’un travail accompli non seulement par la douane, mais aussi par les autres corps de sécurité », a-t-il poursuivi.

75% de jeunes Tunisiens travaillent dans le commerce parallèle

Selon un rapport  élaboré récemment par le bureau de l’emploi en Tunisie (BET), plus de 75% des jeunes Tunisiens âgés entre 15 et 29 ans travaillent dans le commerce parallèle. La montée de ce créneau est due principalement à des formations inadaptées retardant l’insertion des jeunes dans le marché de travail, ajoute la même source.

Le BET, a dans ce contexte, appelé les autorités concernées à la mise en place d’une batterie de réformes susceptibles d’améliorer le système éducatif tunisien et la fiscalité douanière. L’objectif souhaité est de lutter contre le travail des jeunes dans l’économie informelle.

Il est à rappeler à ce propos que les pertes du secteur informel pour l’État sont très significatives. Elles sont estimées à de 1.2 milliard de dinars dont 500 millions de dinars de taxes douanières.
La présidence du gouvernement avait récemment annoncé que  les opérations financières illégales au niveau des frontières avec la Libye et l’Algérie ont généré plus de 1.8 milliard de dinars alors que le volume du commerce informel avec la Libye a atteint le seuil des 50% des échanges commerciaux formels. En revanche, au niveau des frontières avec l’Algérie, les échanges informels sont équivalents aux échanges formels, indique la même source.

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