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Tunisie : Sarra Rjeb s’occupe de Sfax, de son métro et de sa «Soretras»

La photo a beaucoup intrigué les usagers des réseaux sociaux, qui se sont demandé ce que fait la «société du métro léger de Sfax» avec ces deux voitures du ministère du Transport, alors qu’il n’y a pas de métro, ni lourd ni léger, dans cette grande ville du sud tunisien qui souffre, par ailleurs comme toutes les grandes villes de Tunisie, de gros problèmes de circulation.

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Au fait, le métro léger de Sfax existe bel et bien, même s’il n’est pour l’instant qu’en projet, mais un projet qui avance sous le regard vigilent de la nouvelle Secrétaire d’Etat en charge des transports. Un projet aussi qui dispose de bureaux où siègent, depuis mars 2016, le PDG Rachid Zaïer, un ingénieur de l’ENIT, cheminot de carrière et qui a roulé sa bosse à la SRTB (société régionale de transport de Bizerte) et à l’ATT (Agence de transport terrestre), secondé par deux ingénieurs. C’est cette équipe qui s’occupe actuellement de la société du métro-léger de Sfax, créée en 2015. Ils ont en charge l’élaboration des appels d’offres, la libération des emprises et toutes études à faire et devraient même lancer un nouvel appel d’offres pour le choix d’un assistant à la maîtrise de l’œuvre.

  • 2,8 Milliards DT pour 33,5 kilomètres et des bus

Le 3 Novembre 2017, Sarra Rjeb tenait en effet réunion pour le suivi du projet du métro léger de Sfax. D’un coût total estimé à 2,8 Milliards DT, ce projet est d’une grande importance au niveau régional et national, pour l’impact économique, social et environnemental qu’il devrait avoir sur la qualité de vie pour les citoyens de Sfax, où il représentera un bond en avant dans le présent et l’avenir de la ville et un modèle applicable à d’autres grandes villes tunisiennes.

Le projet, dit TCSP (Transport en commun sur sites spéciaux), comprend cinq lignes, dont deux lignes de métro de 33,5 km et 3 lignes de bus de haute qualité sur 36,5 km. Un premier appel d’offre (AO) international avait été lancé en 2017 et avait été déclaré infructueux, par la haute commission des marchés de l’Etat pour des questions de procédures relatives à l’AO, la haute commission demandant un AO de manifestation d’intérêt, d’abord qui lui éviterait de possibles participations à la-tout-va, et qui devrait aboutir à une short-list. C’est ainsi qu’un AO de manifestation d’intérêt a été lancé et qui a abouti au choix de huit bureaux d’études, dont deux espagnols, trois franco-tunisiens, un turc, un italien et un de Corée du Sud. Le 27 octobre dernier, les 8 short-listés ont été contactés pour présenter, d’ici le 28 novembre courant, leurs offres pour un APS (Avant-projet sommaire), un APD (avant-projet détaillé) et un DAO (dossier d’appel d’offre). Janvier 2018, le choix du cabinet de consultants sera définitif et la durée de l’étude sera de 18 mois. En juin 2019 devrait ainsi être lancé l’appel d’offre international pour les travaux de construction de la première tranche de 13,5 kilomètres du métro léger de Sfax. L’achèvement du réseau, qui est en fait divisé en quatre tranches dont la 1ère est prévue pour l’an 2024, ne devrait pas avoir lieu avant 2030 avec des lignes de bus de haute qualité prévues sur la longueur de 36,5 km.

Le 7 novembre, la Secrétaire d’Etat planchait aussi sur la réforme et le développement de la Soretras (Société régionale de transport de Sfax). La société est le seul intervenant de la région en matière de transport des personnes par bus et se retrouve désormais incapable de répondre aux demandes croissantes en raison du faible potentiel matériel, avec un nombre limité de 453 bus, dont 285 prêts à l’exploitation.

La société connait, depuis quelques années, plusieurs problèmes dont notamment la détérioration de la qualité des services en raison du retard enregistré dans la réalisation des programmes d’investissement, la hausse des charges d’exploitation des agents par rapport à la faiblesse de la productivité. Cela, en plus de la hausse des prix du carburant et des pièces de rechange. Résultat : des pertes importantes et l’incapacité de l’entreprise à remplir ses obligations envers divers fournisseurs, l’État et la Caisse nationale de sécurité sociale.

Les pertes différées cumulées ont ainsi atteint 48 millions de dinars à la fin en 2016. La contribution de l’Etat à la couverture du déficit a fait passer la subvention de 25,3 MDT en 2010 à 45,5 MDT en 2016.
Au cours de cette réunion, le projet de programme présenté par l’entreprise pour sortir de cette situation critique a été examiné, ainsi que les raisons qui ont conduit à cette situation et plusieurs hypothèses pour en sortir.

La Secrétaire d’Etat a manifestement renvoyé le plan de redressement qui lui a été présenté par la direction de la Soretras. Elle lui a demandé un plan plus convaincant, avec une vision, future et innovante, pour le réseau dans la perspective du métro léger, ainsi qu’une réflexion sur la qualité de service pour arrêter l’hémorragie en matière de perte de parts de marché. Rendez-vous donc pour le 21 novembre.

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