Tony et Christine Callaghan, un couple britannique qui a survécu à l’attentat de Sousse ayant fait 38 tués dont 30 Britanniques, en s’en tirant avec cependant de graves blessures . Le couple a réussi à survivre à cette épreuve et s’est employé à faire de cet événement horrible quelque chose de positif, en collectant des fonds pour l’hôpital qui a pris soin d’eux, malgré « les cicatrices physiques et mentales qui nous accompagneront pour toute une vie ».
Le survivant a pris sur lui de retourner sur les lieux de l’attentat et surtout de rencontrer le personnel médical de l’hôpital Sahloul où il a été admis et soigné, lui et sa femme. Des retrouvailles couvertes par la chaine de télévision anglaise ITV.
« Comment pourrions-nous jamais retourner dans un pays d’où nous sommes partis à bord d’un avion de transport médicalisé, grièvement blessés et traumatisés? », s’est demandé Tony Callaghan, pour y répondre aussitôt en ces termes : « La Tunisie en tant que pays a énormément souffert depuis cette attaque, son économie est amputée de presque tous les métiers du tourisme. Les Tunisiens se sont retrouvés à genoux par cette attaque insensée. Alors faut-il blâmer le peuple tunisien? Bien sûr que non ; comment peuvent-ils être tenus responsables pour une telle terreur? ».
« Le personnel médical de l’hôpital Sahloul de Sousse, qui a pris soin de ma femme et de moi-même ainsi que des nombreux autres touristes gravement blessées ce jour-là, ne peut qu’être félicité pour son professionnalisme, sa nature bienveillante et la force de l’empathie manifestée à l’égard de nous tous », a affirmé le survivant, ajoutant que « la profonde tristesse et la honte qu’ils ressentent de ce qui était arrivé dans leur pays étaient évidente chez tous ceux qui avaient pris soin de nous ».
Il a indiqué que sa femme et lui ont collecté , au total, 10.000 Dinars qui serviront à l’acquisition de matériel pour le service de soins orthopédiques de l’hôpital Sahloul, ajoutant qu’il a tenu à se rendre en personne en Tunisie pour remettre le chèque, un « geste sincère de la reconnaissance que nous devons à tous », a-t-il dit.
De retour sur place, Tony Callaghan a été saisi par l’émotion de rencontrer de nouveau le chirurgien qui a sauvé la jambe de sa femme, avec tout son personnel. « L’accueil qui m’a été réservé était bouleversant et scintillait à travers les ténèbres de cette horrible journée comme un phare de lumière montrant tout ce qui est bon dans ce pays et de son peuple », a-t-il dit des membres du personnel hospitalier qui, a-t-il affirmé sont de « vrais Tunisiens qui ne veulent que la paix et la démocratie, pas la guerre et de la terreur », se demandant : « Pourquoi devraient-ils souffrir comme ils le font? »
Les fonds recueillis ont été chaleureusement accueillis par le Dr Karim Bouattour, qui y a vu un « un événement exceptionnel», signalant que l’hôpital n’avait jamais été témoin d’un tel geste auparavant.
La seconde partie de son voyage, Tony Callaghan l’a consacrée à la visite de l’hôtel Imperial Marharba Hôtel où avait été perpétré le massacre, « le moment le plus difficile pour moi », a-t-il dit.
Revisiter l’hôtel et le dernier couloir où tant de touristes ont été piégés et ensuite tués ou blessés a été extrêmement émouvant pour moi, mais je sentais que je pouvais maintenant mettre ce que j’avais vécu alors dans une certaine perspective. Les horreurs de ce jour-là et ce dont j’ai été témoin ne vont jamais me quitter, mais j’ai en quelque sorte appris à apprendre à vivre avec elles et à aller de l’avant dans ma vie, avec ma femme à mes côtés », a-t-il affirmé.
Et de conclure : « Comme un dernier hommage à toutes ces personnes innocentes qui ont perdu leur vie ce jour-là, je sentais qu’il était de mon devoir de leur rendre mon plus sincère hommage ainsi qu’à leurs familles , en déposant une gerbe de fleurs et en lisant un verset devant le mémorial qui a été érigé dans les jardins de l’hôtel à leur mémoire ».









BRAVO !!!!! un homme intelligent comme il y en a très et trop peu !!!!!!!