AccueilLa UNETunis : Le ministre découvre, sur le terrain, des sinistres (Vidéo)

Tunis : Le ministre découvre, sur le terrain, des sinistres (Vidéo)

Le 30 novembre, le ministre de l’Education nationale, Néji Jalloul décide d’effectuer  des visites d’inspection dans un  certain nombre d’institutions éducatives du gouvernorat de Nabeul.  Il commence par Soliman , où il inspecte l’inspection de l’enseignement primaire. Il n’y trouve qu’un seul employé. Le second est absent. «Je suis sûr qu’il est allé voir ses oliviers», dit le ministre sarcastique, devant les tentatives de l’employé de couvrir son collègue, «payé avec l’argent du contribuable»,  dira aussi Néji Jalloul qui ne peut que constater que l’employé était manifestement absent sans autorisation administrative dûment accordée .

Il inspecte, ensuite, l’inspection de l’enseignement primaire de Takelsa. Même constat des bureaux, tous vides sauf d’une seule fonctionnaire  qui tient la boutique  pour le reste. Son collègue de bureau était absent. Et lorsque cette fonctionnaire essaiera de faire noyer le poisson en dénoncant l’absence aussi de l’inspecteur, le ministre de l’Education réagit en indiquant que «Monsieur l’inspecteur a le droit de s’absenter, pas l’employé qui est, j’en suis sûr, parti faire des courses pour sa famille». Il n’était manifestement pas le seul, puisque le bureau de Mme Naïma était aussi vide. Dépité, le ministre sort pour constater l’état d’abandon de ce qui est considéré comme propriété publique (Riz El Bilik), alors que les employés ne travaillent pas. «Je suis ébahi par le nombre des absents au sein de ce corps de l’enseignement secondaire», s’interroge le ministre Jalloul qui chiffre ces absences à 15 mille. Et l’on découvre par la suite que l’employé n’assure même pas l’ouverture des salles de classes, mais confie ce travail à sa femme, pourtant ne faisant pas partie du personnel du ministère de l’Education nationale. Le responsable accompagnant le ministre le sait et ne saura rien répondre au ministre qui l’interpelle.  A Sidi Aïssa, c’est à l’école primaire de la région que le ministre s’arrête. Il y découvre des élèves qui grelottent de froid et une classe qui sent l’odeur ocre de l’humidité. «J’espère que ces élèves ne finiront pas asthmatiques», fait remarquer le ministre. Dans la dernière école qu’il visitera, le ministre de l’éducation sera obligé de se boucher le nez par un mouchoir en papier pour pouvoir s’approcher des toilettes. «Pour moi, ce n’est pas normal, tout cela» se limitera-t-il à dire, dégoûté par  ce qu’il constate s’agissant des conditions des écoles d’où sortira la prochaine génération. Le ministre passera presque la nuit à poursuivre ses visites. Les sinistres qu’il y découvre sont innombrables. Les moyens manquent, alors que le budget est à plus de 70 % consacré aux salaires. Mais pas que çà ! ce qui manquait aussi , c’est surtout la discipline, le souci du devoir accompli en contrepartie du salaire et le souci d’offrir le minimum de bonnes conditions d’études aux élèves tunisiens. On ne sait pas ce que le ministre a fait après la découverte de ces sinistres !

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