« Prise de Coran », c’est sous ce titre que le Canard Enchaîné a consacré un article- le premier de ses annales- au président de la République tunisienne, Kais Saied dont « l’hebdomadaire satirique paraissant le mercredi » brosse un portrait où il est décrit comme quelqu’un qui a « outrageusement joué l’antisystème … homme sans parti sans médias, refusant l’argent public pour financer sa campagne, n’ayant aucun programme à part la lutte contre la corruption ».
Et le Canard d’ajouter, s’agissant des relations entre Saied et Ennahdha que « dépourvu de troupes, Robocop a certainement sous-estimé l’agressivité d’Ennahdha… dont le chef, Rached Ghannouchi, est devenu un président bis ». Assez pour appeler une réaction de Saied, « aussi formaliste que peu expérimenté, qui a mis les choses au point, raide comme un piquet : « Il n’y a qu’un seul président en Tunisie ».
L’hebdomadaire satirique, disséquant la stratégie de Ghannouchi, évoque son « autre arme, Al Karama, un sous-parti étiqueté plus islamiste que son parti à lui, et auquel il confie les basses besognes, les insultes et la déstabilisation de la vie politique ».
« Robocop, face aux coups de boutoir, lance d’incohérentes diatribes, dénonçant d’un air entendu les « cabinets noirs et ce qui se jettent dans les bras du sionisme », souligne le Canard qui ajoute que « son peu de prise sur la situation a mis à mal à l’aise ses interlocuteurs lors de son voyage à Paris, en juin. Et citant un diplomate, le journal indique qu’ « il y a eu une forme de consternation, car on a tous considéré qu’il n’était pas au niveau des enjeux, et en quelque sorte déconnecté ».










il faut que Kais Said se débarrasse une fois pour toute d’Ennahahda, sinon la guerre continue.