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Incubateurs de startups, Les privés de la partie

Le taux de chômage en Tunisie ne cesse d’augmenter de jour en jour. Face à ce fléau, le marché de l’emploi se trouve incapable d’absorber ce grand nombre des chômeurs, raison pour laquelle les jeunes se voient obligés de chercher d’autres solutions. Plusieurs organismes ont été créés afin d’aider ces jeunes diplômés à s’implanter pour leurs propres comptes et lancer leurs start-ups, dont les incubateurs.
A cet égard, African Manager a pris contact avec Chaker Slaymi, docteur en biotechnologie, entrepreneur et directeur de l’incubateur Collective Lab d’un groupe universitaire privé en Tunisie, pour parler un peu de leur expérience.

Dédié depuis 2019 aux jeunes entrepreneurs qui ont des idées innovantes, CollectivLab organise des campagnes pour identifier et accompagner les porteurs de projets de manière à concevoir des programmes sur mesure et construire tout un environnement professionnel composé d’experts, des enseignants, des coaches et des mentors, selon Slaymi.
Par la suite, un accès privilégié aux investisseurs et aux banques, leur sera offert. « On aide ces jeunes à sortir de leur zone de confort, à prendre le risque pour l’entrepreneuriat tout en assurant le suivi nécessaire durant toutes les étapes… », a affirmé Chaker Slaymi. Et de préciser que « les programmes d’incubation durent six mois environ durant lesquels on leur permet de passer de l’étape idée à l’étape à celle de la labellisation de la startup. Et actuellement, a signalé notre interlocuteur, il y a sept Labels et 3 pré label en cours de préparation, et le suivi des jeunes entrepreneurs se poursuit jusqu’à leur accès au marché de travail.

  • 12 lauréats, dont 5 labélisés

« Tout d’abord, on travaille sur le profiling, où on détermine le profil de l’entrepreneur, ou même de l’équipe entrepreneuriale multidisciplinaire », a indiqué notre interlocuteur. L’accompagnement se répartit sur deux grands volets ; le premier étant les softs skills comme le Leadership, design thinking, le potentiel d’innovation d’une startup, la communication et le pitching.
Le deuxième volet concerne les hardsskills ; à savoir le financement, le marketing, le marketing digital, développement des prototypes, la législation, gestion de ressources humaines, le networking et l’étude de marché.
En 2019, Collective Lab a commencé avec 10 jeunes entrepreneurs, dont 3 étaient Lauréats qui avaient gagné 4 prix, selon Slaymi. En 2021, le nombre de jeunes entrepreneurs a grimpé à 30, dont 12 étaient Lauréats, 5 étaient Labélisés, 6 sont en activités commerciales et les autres préparent les levées de fond. Et le taux de réussite de l’incubation est aux alentours de 25 à 30 %.
Les projets ne sont pas localisés que dans la capitale Tunis, mais aussi dans les régions, comme Gabes, Bizerte et e Sahel.
Concernant les thématiques et les domaines de ces projets, ils concernent essentiellement, la santé numérique, l’Intelligence artificielle et le digital, l’Agritech, le e-commerce, le consulting, la phytothérapie et le bien-être.

Entrepreneurs Séniors

Collectiv’Lab ne cible pas uniquement les jeunes entrepreneurs, mais il s’intéresse également aux entrepreneurs ou managers séniors, c’est à dire ceux qui ont acquis une expérience de 5 ou 10 ans. « On a réservé le diplôme intitulé « global MBA in Impact Entrepreneurship » aux entrepreneurs séniors. Il est attribué par l’Université centrale en partenariat avec la Fondation E4Impact et l’Université Catholique de Milan (Italy) », indique Chaker Slaymi.
Secteur privé et public œuvrent, donc désormais à encourager les jeunes à se diriger vers l’entrepreneuriat et vers la création de leurs propres Startups bien qu’à l’échelle nationale, le taux de réussite de ces dernières ne dépasse pas les 5 %.

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