Quatre ans après des élections législatives boycottées par l’opposition, auxquelles seules deux formations de la mouvance présidentielle avaient pris part, sept partis – dont trois de l’opposition – étaient en lice ce dimanche pour décrocher les 109 sièges de député à pourvoir. Mais dans les bureaux de vote de Cotonou, l’affluence n’était pas très forte.
Dans un autre centre de vote proche de l’aéroport où RFI a pu se rendre, les électeurs sont arrivés au compte-gouttes. Lors d’un premier point d’étape, la plateforme électorale des organisations de la société civile, qui a déployé plus de 700 observateurs sur le terrain, avait indiqué que l’affluence était effectivement faible en milieu de matinée. Une amélioration a toutefois été observée dans l’après-midi. « Les gens ont perdu l’habitude » de voter, commentait un électeur, en référence à la chute des taux de participation aux dernières élections.
Les bureaux de vote ont fermé à 16h, neuf heures après leur ouverture. Le dépouillement a commencé dès la clôture.
Les dernières élections législatives de 2019, boycottées par une partie des inscrits en raison de la non-participation de l’opposition, avaient été marquées par une forte abstention, contrairement à la tradition électorale au Bénin, pays cité auparavant comme un modèle de démocratie sur le continent. Le scrutin avait été suivi de violents heurts dans plusieurs villes. Cette fois, la journée s’est déroulée dans le calme.








