Si les économies africaines ont connu un ralentissement en 2022, suite à la crise du Covid-19 et à la guerre en Ukraine, la croissance économique devrait rester stable, selon la Banque africaine de développement.
D’après la BAD, la croissance devrait se stabiliser autour de 4 % en 2023-2024 mais en parallèle, l’inflation a atteint un record: 13,8 % en 2022. Par ailleurs, derrière ces statistiques se cachent des disparités. Ainsi, le Zimbabwe a été touché de plein fouet où l’inflation est passée de 98,5 % en 2021, à 285 % l’année dernière.
Globalement, l’augmentation des prix de l’énergie et des denrées alimentaires a aggravé la précarité des ménages les plus fragiles et poussé près de 15 millions de personnes dans la pauvreté extrême.
La BAD préconise des mesures « audacieuses, combinant des politiques monétaires, fiscales et structurelles ».
« Il y a des choses que l’on doit régler. L’endettement des pays africains, c’est lourd. Ensuite, il faut régler la fiscalité pour élargir l’espace fiscal des pays africains. Et enfin, il faut que l’on essaye de produire beaucoup de choses nous-mêmes », indique Akinwumi Adesina, président de cette institution.








