Le chef du gouvernement fédéral éthiopien a choisi la Tanzanie comme pays tiers pour discuter avec les rebelles oromos. Cela se fera en présence d’un médiateur. Abiy Ahmed n’a pas précisé qui va jouer ce rôle.
« Le gouvernement et le peuple éthiopiens ont énormément besoin de cette négociation », explique le Premier ministre.
En décembre, dans la foulée de la signature de la paix dans le Tigré, les parlementaires originaires de l’État-régional de l’Oromia avaient pressé Abiy d’ouvrir les pourparlers. De nombreux spécialistes considèrent que l’Éthiopie ne peut, en effet, aller de l’avant sans la paix dans sa région la plus peuplée, celle qui enserre la capitale, Addis-Abeba. Abiy Ahmed en est lui-même originaire.
À son arrivée au palais d’Arat Kilo, il y a cinq ans, une partie des rebelles oromo avait accepté sa main tendue, mais pas l’OLA. Depuis, les rangs de cette dernière avaient grossi. Il y a régulièrement des escarmouches, des attaques, de nombreux civils tués et les deux camps qui s’accusent mutuellement.








