Le spécialiste des marchés financiers, Bassem Ennaifer, a déclaré que la Loi de finances 2024 est « réaliste » et qu’elle tient compte de la situation économique et financière de la Tunisie.
Sur Mosaïque Fm, il a ajouté que l’année 2024 sera aussi difficile que 2023, d’autant que la Tunisie continuera de subir les séquelles de la pandémie du Covid-19 et de la guerre en Ukraine.
« Contrairement à l’année 2023, la Tunisie payera l’essentiel de sa dette pour 2024, au cours du premier semestre, dont 850 millions d’euros en février », a-t-il cependant précisé.
« Il est clair que la Tunisie n’est pas prête à relancer les négociations avec le Fonds monétaire international. Et si l’Etat a réussi à clôturer l’année 2023, le taux de croissance est resté bas (0.9%) et l’investissement demeure toujours le maillon faible de l’économie nationale », a-t-il souligné.
Ennaifer a, par ailleurs, estimé que la Tunisie a de nombreux défis à relever en 2024, à savoir le paiement de la dette extérieure, la reprise des négociations et la mise en place d’un nouveau cadre législatif pour booster l’investissement.
2024 sera aussi difficile que 2023, selon l’économiste Bassem Ennaifer
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