Le gouvernorat de Jendouba a retrouvé des couleurs essentiellement dès le début de l’année en cours. La zone touristique Tabarka figure parmi les régions les plus dynamiques, au vu des derniers chiffres.
Dans une déclaration exclusive accordée, le 8 mars 2024 à Africanmanager, le délégué régional au tourisme à Tabarka Issa Marouani a annoncé qu’environ 39.000 touristes ont afflué vers la zone durant les mois de janvier et février 2024, tandis que le nombre de nuitées passées a atteint 67.000.
Ila indiqué que le nombre de touristes algériens accueillis dans la région au cours de la même période était de 5.128 touristes, tandis que le nombre de nuitées passées a été estimé à 7.713 nuits.
Il a, par ailleurs, assuré que les indicateurs touristiques connaîtront une amélioration et une reprise notable au cours de la période à venir, dès lors la majorité des réservations ont été effectuées pour l’après Ramadan, rappelant que le secteur touristique dans le gouvernorat de Jendouba dépend essentiellement du tourisme intérieur presqu’autant de l’afflux des touristes algériens.
En effet, le responsable a ajouté que le gouvernorat de Jendouba a enregistré des résultats touristiques positifs l’année dernière, puisque les indicateurs ont enregistré une augmentation de 26% du nombre d’arrivées par rapport à l’année 2022, affirmant que plus de 300 000 arrivées ont été recensées dans les différentes unités hôtelières, soit une hausse de 21% par rapport à l’année 2019.
Promouvoir le tourisme intérieur
Le tourisme intérieur est considéré comme une option stratégique dans le cadre des orientations de l’Etat pour promouvoir le secteur du tourisme et améliorer sa compétitivité. Ce type de tourisme représentait, ces dernières années, entre 20 et 30% du total des nuitées passées. Il contribue sans cesse à la dynamisation du flux touristique tout au long de l’année, la prolongation de la saison touristique et l’amélioration du rendement du secteur.
D’ailleurs, le ministère de Tourisme a lancé des campagnes promotionnelles destinées au touriste tunisien à travers les réseaux sociaux pour l’inciter à passer ses vacances dans les établissements hôteliers tunisiens.
Ledit département travaillera à moyen et long termes pour mettre en œuvre un ensemble de procédures importantes visant à intensifier les campagnes publicitaires ciblant le marché intérieur pour attirer davantage les touristes tunisiens, créer un outil pour accroître les ventes comme celui adopté sur les marchés européens, exploiter les supports modernes de la communication et des médias sociaux et promouvoir le tourisme médical et de conférence.
L’écueil de l’investissement
Si pour les flux des touristes, la question ne se pose pas dans termes qui ont de quoi inquiéter, il en va différemment de l’investissement hôtelier entaché d’une succession d’obstacles inhibant l’achèvement des projets.
Le ministre du Tourisme, Mohamed Moez Belhassine en a pris connaissance lors d’une récente visite de travail dans le gouvernorat de Jendouba qui lui a permis de rencontrer un certain nombre d’investisseurs. Il leur a affirmé la disposition de son département à les appuyer afin de leur permettre de surmonter les difficultés qu’ils rencontrent lors de la réalisation de leurs projets, notamment les projets de tourisme alternatif.
Les problèmes rencontrés par les investisseurs de la région tiennent notamment, à la lourdeur et à la complexité des procédures administratives. L’État a été appelé à intervenir pour la des solutions au problème de l’aéroport international Tabarka -Ain Drahem ainsi qu’à celui de l’extension de la route nationale n°7 reliant Tunis à Tabarka et la remise en service de la ligne ferroviaire reliant Tunis à Tabarka, considérés comme facteurs importants de mobilisation et d’attraction d’investisseurs vers la région.








