Le projet de décret portant organisation du Conseil supérieur de l’Education et de l’enseignement, ainsi que le décret relatif à son règlement intérieur, ont été au centre d’une rencontre, mercredi, au palais de Carthage, entre le président de la République, Kaïs Saïed et le ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri.
A cette occasion, le chef de l’État a réaffirmé l’importance de cette institution constitutionnelle, régie par le décret-loi n°2 de l’année 2024, en date du 16 septembre 2024, indique un communiqué de la Présidence.
Il a souligné que le secteur de l’éducation et de l’enseignement, à l’instar d’autres secteurs publics, a subi, depuis l’aube des années 1990, une politique de destruction, ce qui a conduit à la création de filières sans débouchés et avec des perspectives très limitées.
Le président Saïed a, dans ce sens, estimé que les programmes et les méthodologies d’enseignement adoptés au fil des années et qui avaient été justifiés, à l’époque, « n’a fait que flétrir les esprits et étouffer la capacité de réflexion ».
Il a rappelé que la Tunisie avait connu, depuis le XIXe siècle, plusieurs tentatives de réforme du système éducatif, dont certaines qui avaient échoué.
Le chef de l’Etat a indiqué que l’objectif de la mise en place du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement est de protéger les générations futures des « jeux politiques ».
Ainsi l’élève ou l’étudiant n’est pas tributaire des changements de responsables, mais il reçoit un enseignement basé sur des programmes et des méthodologies scientifiques, préservant son identité dans un monde où les nouvelles technologies sont omniprésentes, lit-on dans le communiqué.
Par ailleurs, le président de la République a insisté sur la nécessité d’accorder davantage d’attention aux enseignants et éducateurs, ainsi qu’à l’entretien des établissements scolaires.
« Le droit à l’éducation devait être garanti de manière égale pour tous, étant donné qu’il constitue la première ligne de défense contre toutes les formes d’extrémisme », a-t-il plaidé.