Selon des statistiques officielles récemment dévoilées, les exportations du secteur ont dépassé l’équivalent de 160 millions de dinars en 2024, ce qui prouve son fort potentiel.
C’est aussi un secteur vital et prometteur en raison des bons résultats qui ont été réalisés. L’objectif des autorités de tutelle est d’atteindre 500 millions de dinars de recettes d’exportation des industries artisanales au cours de l’année 2026.
Les artisans tunisiens sont connus pour leur habileté dans la centaine de métiers composant l’activité artisanale : poterie, céramique, tapisserie, maroquinerie, chéchias, selleries, bijouterie, broderie, vannerie, meubles, entre autres, alors que le secteur artisanal tunisien a également un impact économique important.
De même, le tourisme joue un rôle crucial dans la valorisation du secteur et que les dessertes maritimes représentent des opportunités pour la promotion des produits de l’artisanat.
Un appui de 15 mille euros en faveur des entreprises
Une dizaine d’entreprises de la diaspora tunisienne opérant dans le secteur de l’artisanat, bénéficieront d’un appui technique et financier pouvant atteindre 15 mille euros pour chaque société, et ce, dans le cadre du programme « Creative Tunisia 2.0 », mis en œuvre par l’organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI).
Les bénéficiaires seront sélectionnés à la suite d’un deuxième appel à propositions de projets qui a été lancé récemment. La date limite a été fixée au 31 juillet 2025, selon » Creative Tunisia ».
Cet appel à propositions vise à renforcer la présence du produit artisanal tunisien sur les marchés internationaux, en valorisant le potentiel économique des Tunisiens résidant à l’étranger.
A cet effet, l’ONUDI propose un plan d’appui technique et financier pour l’accompagnement de ces entreprises, afin d’améliorer leur impact sur la commercialisation des produits artisanaux à l’international.
Les projets proposés par les entreprises devront, donc, contribuer au renforcement de la visibilité des produits artisanaux tunisiens sur les marchés internationaux et au développement des exportations, en appuyant les plateformes de vente en ligne et physiques.
Ils devront, également, contribuer à la création des synergies entre la diaspora tunisienne et les acteurs du secteur de l’artisanat et au soutien de l’insertion économique des populations vulnérables et des Tunisiens de retour, à travers l’artisanat.
Les projets sélectionnés seront mis en œuvre dans les pays de résidence ou d’activité des entreprises dirigées par la diaspora tunisienne sur une période de 12 mois.
Doté d’un budget global de 300 mille euros, Creative Tunisia 2.0 vise durant la période 2024/2027, à appuyer environ 20 entreprises établies à l’international et à améliorer la protection et l’intégration socio-économique des groupes les plus exposés aux risques liés à la migration irrégulière en Tunisie, a-t-on rappelé.
Il cherche à générer des opportunités d’emploi dans le secteur de l’artisanat, en s’appuyant sur l’expertise et les réseaux de la diaspora tunisienne. Il œuvre à améliorer les opportunités d’insertion professionnelle et de création d’entreprises durables pour les jeunes, les femmes, les migrants de retour et autres personnes en situation de vulnérabilité, outre la mobilisation de la diaspora tunisienne pour contribuer au développement de l’artisanat, du design et de la mode.
Un programme de mise à niveau des artisans
On rappelle qu’un accord visant la mise en place d’un programme de mise à niveau des artisans vient d’être signé entre le Centre d’Innovation du Tapis et de Tissage et les ministères de l’emploi et de la formation professionnelle, et celui du Tourisme.
Ce programme vise à garantir une formation professionnelle ciblant les jeunes au sein des ateliers artisanaux, notamment dans le domaine de la tapisserie.
En plus de la formation, ce programme accorde aux bénéficiaires (dont l’âge oscille entre 15 ans et 50 ans), des primes incitatives de 150 dinars par mois, a précisé le responsable, ajoutant que le propriétaire de l’entreprise artisanale bénéficiera également d’une prime d’encadrement de 100 dinars, pour chaque apprenant, pendant six mois.
En outre, ce programme exige un taux d’intégration de 60%, dans la mesure où les entreprises artisanales et les artisans adhérant à ce programme doivent employer 60% des bénéficiaires de la formation.
Ce mécanisme est une solution qui permettra d’encourager la main d’œuvre à exercer ce métier et d’améliorer la production des tapis dans la prochaine période








