Le géant américain de la technologie Microsoft a récemment publié un classement visant à mesurer les pays où les solutions d’intelligence artificielle générative (GenAI) sont les plus largement utilisées.
Intitulé « Adoption mondiale de l’IA en 2025 – Un fossé numérique qui se creuse », le rapport s’appuie sur des données internes pour évaluer la proportion de la population ayant utilisé des outils d’IA générative tels que ChatGPT, Gemini, Claude ou Copilot au cours de l’année écoulée.
À l’échelle mondiale, l’adoption de ces technologies continue de progresser, mais à un rythme modéré. La part des utilisateurs est passée de 15,10 % de la population mondiale au premier semestre 2025 à 16,30 % au second semestre, ce qui signifie qu’à la fin de l’année, près d’une personne sur six dans le monde avait déjà utilisé un outil d’IA générative, que ce soit pour le travail, les études ou à des fins personnelles.
Selon le rapport, les pays du Nord représentent la majorité de l’utilisation, avec un taux d’adoption moyen de 24,70 % d’ici fin 2025, contre seulement 14,10 % dans les pays du Sud.
La Tunisie figure au rang des dix premiers marchés africains en termes d’adoption de l’IA générale en 2025. Selon le classement de Microsoft, la Tunisie occupe la 8e place sur le continent.
Au cours du second semestre 2025, le taux d’adoption des outils GenAI a atteint 12,70 % de la population tunisienne, contre 12,30 % au premier semestre, ce qui représente une augmentation de 0,4 point de pourcentage en quelques mois.
La part belle pour les jeunes adultes
L’adoption de ces technologies reste largement le fait des jeunes générations. Dans la plupart des pays, les utilisateurs d’outils comme ChatGPT ou Copilot sont majoritairement de jeunes adultes, notamment ceux âgés de 18 à 34 ans, qui intègrent naturellement ces technologies à leurs pratiques quotidiennes ou professionnelles, que ce soit pour la recherche d’informations, la création de contenu ou l’aide à l’apprentissage et au travail.
Pour le reste du continent africain, l’Afrique du Sud se distingue comme le pays affichant le taux d’adoption de l’IA générative le plus élevé, avec 21,19 % de sa population ayant utilisé ces outils en 2025.
Elle est suivie d’un groupe de pays présentant des niveaux d’adoption relativement similaires. La Namibie se classe deuxième avec 13,80 %, devant la Libye (13,70 %), qui maintient un usage significatif de l’IA générative malgré un contexte institutionnel et politique contraignant. Le Botswana (13,70 %) affiche un taux comparable, tandis que le Gabon complète le top 5 africain avec 13,40 %.
Derrière ce groupe de tête, l’Égypte (13,40 %) et le Sénégal (12,90 %) poursuivent cette tendance, se classant juste devant la Tunisie. La Zambie (12,30 %) et l’Algérie (12 %) complètent le top 10 des pays africains les plus avancés dans l’adoption de l’IA générative.
En revanche, le Maroc se situe en dehors du top 10, occupant la 12e place avec un taux d’adoption estimé à 10,90 % de la population.
À l’échelle mondiale, les pays qui ont investi tôt dans les infrastructures numériques, le développement des compétences en intelligence artificielle et l’intégration de ces technologies dans le secteur public continuent de dominer les classements d’adoption de l’IA générative.
Les Émirats arabes unis restent en tête, avec 64 % de la population utilisant cette technologie. Viennent ensuite Singapour (60,90 %), la Norvège (46,4 %), l’Irlande (44,60 %) et la France (44 %).
Le top 10 mondial est complété par l’Espagne (41,80%), la Nouvelle-Zélande (40,50%), les Pays-Bas (38,90%), le Royaume-Uni (38,90%) et le Qatar (38,30%).








