La trêve entre l’Iran et les Etats-Unis semble tenir à un fil mercredi soir, Téhéran menaçant de reprendre les hostilités après les frappes meurtrières d’Israël sur le Liban.
Le vice-président JD Vance, qui doit conduire samedi la délégation américaine lors de discussions avec l’Iran au Pakistan, a jugé qu’il appartenait aux dirigeants iraniens de décider si la trêve échouait à cause du Liban.
« Si l’Iran veut que cette négociation capote à cause d’un conflit dans lequel ils se font étriller au Liban, qui n’a rien à voir avec eux, et dont les Etats-Unis n’ont jamais dit qu’il faisait partie du cessez-le-feu, c’est leur choix », a-t-il dit mercredi avant de quitter Budapest.
Des frappes israéliennes simultanées sur le Liban, en particulier des zones résidentielles de Beyrouth, ont fait 182 morts et 890 blessés mercredi, selon le dernier bilan du ministère de la Santé.
Pourtant, un cessez-le-feu au Liban constitue l’une des « conditions essentielles » de l’Iran énoncées dans son plan en dix points, base de la trêve avec les Etats-Unis, a insisté mercredi soir le président iranien Massoud Pezeshkian, selon l’agence Isna.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a lui jugé « déraisonnable » le cessez-le-feu et des négociations avec les Etats-Unis.
Le Premier ministre pakistanais avait assuré que le cessez-le-feu s’appliquait « partout », y compris au Liban, ce que Washington a ensuite démenti.








