Les Emirats arabes unis ont annoncé mardi leur retrait surprise de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) au nom de « l’intérêt national », marquant un revers pour l’alliance, déjà ébranlée par la guerre au Moyen-Orient.
Le pays du Golfe, qui figure parmi les plus grands producteurs au monde, quittera le groupe mené par Ryad et son extension Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a indiqué l’agence de presse officielle Wam.
« Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis », a précisé Wam, en pleine « accélération des investissements dans la production d’énergie ».
Cet affranchissement d’une Opep dominée par l’Arabie saoudite intervient alors que les différends entre les deux puissances du Golfe, longtemps alliées, ont éclaté au grand jour ces derniers mois.
De la Libye au Yémen en passant par la Corne de l’Afrique, Ryad voit d’un mauvais oeil les ambitions régionales de son petit voisin, selon des analystes.
Désormais leur discorde se joue aussi sur le plan économique.
Après le départ du Qatar en 2019, puis de l’Equateur et de l’Angola, l’annonce d’Abou Dhabi crée la surprise même si la monarchie, désireuse de produire plus pour engranger plus de recettes, avait fait entendre une voix dissonante au sein du groupe ces dernières années.
Compte tenu des restrictions actuelles dans le détroit d’Ormuz, les Emirats arabes unis ne veulent plus être soumis à des quotas une fois que la situation sera revenue à la normale, selon une source proche du ministère de l’Energie.








