« La Tunisie croit profondément en une Afrique intégrée, forte et connectée », a indiqué le Président directeur général du Centre de promotion des exportations (CEPEX), Mourad Ben Hassine , estimant que les « échanges interafricains ne sont plus un choix mais une nécessité stratégique « .
Intervenant lors de l’ouverture de la 1ère édition des journees « Africa business partnership days 2025 « , qui se tiennent du 23 au 25 juin 2025, Il a souligné que la Tunisie peut avancer avec ses partenaires africains pour saisir les opportunités et le potentiel du continent africain.
L’objectif, a-t-il dit, est de jouer ensemble un rôle clé dans l’économie mondiale et créer des passerelles avec l’Asie et l’Europe, afin d’attirer des investissements au bénéficie du continent africain.
Les échanges commerciaux intra africains en léger déclin
Ben Hassine a, dans ce cadre rappelé que les échanges commerciaux intra africains ont enregistré une légère baisse. Ainsi, en comparaison avec lesannées 2022 et 2023, les échanges commerciaux entre la Tunisie et les pays de l’Afrique subsaharienne ont enregistré une légère baisse, passant de 2 milliards de dinars, à 1, 650 milliard de dinars, en 2024, avec des recettes d’ exportations de plus de 1,2 milliard de dinars, contre des importations de moins de 400 millions de dinars (MD).
Il a souligné que le CEPEX dispose d’un programme ciblant plusieurs marchés africains afin de promouvoir les échanges commerciaux de la Tunisie avec les pays de l’Afrique subsaharienne qui sont de seulement 15%, contre des échanges représentant 60% avec les pays de l’Europe, 50 % avec les pays d’Asie, et 40% avec les pays d’Amérique du Nord.
13 marchés africains intéressés par la coopération avec la Tunisie
Il a rappelé que cette 1ére édition a ciblé 13 marchés africains, à savoir la Tunisie, l’Ouganda, le Congo-Brazzaville, le Ghana, le Gabon, la Guinée, le Burkina Faso, le Kenya, la République démocratique du Congo, la Mauritanie, le Sénégal, le Togo et la Côte d’Ivoire. Ben Hassine a fait savoir qu’un nouveau partenariat sera signé entre le CEPEX et le centre Côte d’Ivoire Export.
Ce partenariat cible l’échange des informations, la réalisation des rencontres professionnelles bilatérales directes entre les deux pays, quelques projets pilotes ciblés, à travers le développement des plateformes numériques d’échange d’information sur les produits et services échangés.
Pour sa part, le ministre du Commerce et du développement des exportations, Samir Abid a mis l’accent sur l’importance de cette manifestation qui renforce l’échange intra-africaine et concrétise la vision vers la complémentarité africaine. Le ministre a également rappelé que le tissu économique des pays africains est constitué principalement de très petites et de moyennes entreprises, soulignant l’importance d’échanger l’expertise et l’expérience des grandes entreprises avec les TPE et les PME pour garantir leur pérennité, notamment à travers ce genre de manifestations qui doivent être périodiques et intensifiées.
Majoul : La valeur des échanges tuniso-africains est encourageante mais…
De son côté, le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Samir Majoul a souligné que la valeur des échanges tuniso-africains est encourageante, mais reste, toutefois, très en-deçà du potentiel réel. « La tendance est clairement à la hausse.
Mais il nous faut aller plus loin, plus vite, et plus fort. Nous devons lever les obstacles logistiques, améliorer nos infrastructures de transport, faciliter la mobilité des hommes d’affaires, harmoniser nos réglementations, digitaliser nos procédures, et investir ensemble dans des projets structurants, intégrateurs, portés par des synergies régionales », a -t-il poursuivi .
Selon Majoul, l’avenir de l’Afrique qui est un terrain de co-création, un espace de valeur ajoutée, un pôle d’innovation et de savoir-faire, se construira à travers des partenariats équilibrés entre les secteurs public et privé.
Le président de l’organisation patronale a également rappelé que l’UTICA agit aux fins de multiplier les rencontres B2B, les forums économiques et les missions croisées, de promouvoir le transfert de compétences et de technologies, soutenir la montée en qualité et la résilience des PME, notamment dans les chaînes de valeur régionales, et d’accompagner les femmes et les jeunes entrepreneurs(…).








