A quatre jours de l’ouverture en Centrafrique d’un dialogue national annoncé à la hussarde par le chef de l’État, le flou règne sur son organisation et ses objectifs, au-delà d’une vague promesse de restaurer « la paix » mais sans les groupes rebelles qui ne sont pas conviés.
Réclamé par l’opposition, le « Dialogue républicain » de réconciliation nationale, avec « l’opposition non armée et la société civile », avait été promis il y a 15 mois par le président Faustin Archange Touadéra, à peine réélu dans un scrutin très contesté, dans un pays alors aux deux tiers aux mains de groupes armés.
Après de nombreux atermoiements, Faustin Archange Touadéra l’a annoncé mardi soir à la surprise générale, les leaders de l’opposition l’apprenant à la radio, pour une ouverture du forum six jours plus tard et pour durer moins d’une semaine. Dans un pays meurtri par une guerre civile depuis plus de huit ans.
Faustin Archange Touadéra l’avait promis au lendemain de sa victoire fin décembre 2020, avec 53,16% des suffrages, alors que moins d’un électeur sur trois avait eu la possibilité d’aller voter en raison de l’insécurité.








