La scène a fait le tour des réseaux sociaux en quelques heures : un jeune homme masqué frappe avec un bâton une Palestinienne qui cueille des olives en Cisjordanie occupée, et continue alors qu’elle est à terre.
L’incident s’est produit récemment à Turmus Ayya, près de Ramallah, épicentre cette année des violences accrues des colons israéliens contre les habitants du territoire palestinien occupé depuis 1967. Il a été filmé par un volontaire étranger, dont la présence est censée dissuader ces attaques.
« Tout le monde s’enfuyait, car les colons ont attaqué soudainement, ils étaient peut-être une centaine », raconte à l’AFP un employé municipal de Turmus Ayya, Yasser Alkam, présent sur les lieux, ajoutant qu’un volontaire suédois avait également eu le bras et la jambe cassés.
« Riposter ne ferait qu’attiser la violence, qui a parfois le soutien de l’armée », explique Naël al-Qouq, un agriculteur de Turmus Ayya.
La femme agressée, Oum Saleh Abou Aliya, 55 ans, attendait son fils pour quitter les lieux, affirme Alkam.
Non loin des lieux de l’affrontement, un drapeau israélien flotte sur un embryon d’implantation de colons.
L’armée israélienne est arrivée sur place et a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, a constaté un journaliste de l’AFP.
Au moins deux voitures ont été incendiées par le groupe de jeunes dont plusieurs étaient masqués et au moins un, l’agresseur de l’agricultrice, portait les tsitsit, ces franges qui dépassent des vêtements portés par les juifs pratiquants.
Des journalistes de l’AFP ont observé au moins six incidents distincts de Palestiniens empêchés d’accéder à leurs terres, attaqués par des colons ou victimes de dégradations durant la cueillette 2025.
Le pic des violences cette année va de pair avec la multiplication des colonies israéliennes dans un territoire menacé d’annexion par une partie de la classe politique israélienne.








