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Coronavirus: La pandémie déferle vague après vague

Vague après vague, la pandémie du coronavirus a pris une tournure si inquiétante que le bilan quotidien des décès est désormais libellé à trois chiffres, suite notamment aux ravages faits par le variant indien Delta. On ne sait pas jusqu’où ce funèbre épisode va endeuiller  encore la Nation, mais selon Docteur Dr Dhaker Lahidheb, c’est vers la fin juillet que l’on devra commencer à voir le bout du tunnel, et en se référant au  benchmark de la courbe épidémique telle qu’elle a évolué en Grande-Bretagne et en Inde.

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En attendant, c’est chichement que son prodigués les soins et administrés les vaccins alors que les personnels médicaux et soignant sont au bord de l’épuisement, poussant le président de la République  à solliciter plus intensément le concours de l’Armée parallèlement à l’enrôlement  des diplômés des universités médicales et paramédicales des trois dernières années.

Mais c’est encore  sur la vaccination que le gros de l’effort va devoir s’exercer, les  populations rurales étant toujours réticentes à  se faire vacciner et le pays pâtissant  d’une pénurie de vaccins en raison des retards pris par le gouvernement pour commander les vaccins nécessaires, de l’apathie générale du public à l’égard des mesures préventives et du manque de réactivité régionale et internationale face aux besoins criants de la Tunisie, à court d’argent et en proie à la crise, en matière de vaccins et de fournitures médicales.

La Tunisie est confrontée à une pénurie de vaccins et n’a lancé sa campagne qu’en mars de cette année, après avoir été enfermée dans des conflits politiques qui ont entraîné d’interminables remaniements ministériels et un manque d’attention de la part des dirigeants pour se préparer à faire face à la pandémie.

A Kairouan, par exemple,  seulement 95 000 personnes se sont inscrites pour être vaccinées et seulement la moitié d’entre elles ont reçu une première dose. La situation est similaire dans d’autres zones à prédominance rurale de l’arrière-pays. Dans l’ensemble de la Tunisie, seuls quatre pour cent des 12 millions d’habitants ont reçu les deux doses complètes.

 Des hôpitaux débordés

Les hôpitaux tunisiens  consentent des efforts titanesques pour continuer à fonctionner alors que le nombre de personnes mourant de COVID-19 augmente et que des corps sont laissés dans des chambres parce que les morgues tournent à plein régime.

« Certains patients sont décédés  sans que nous nous en rendions compte », a déclaré à l’AFP une  infirmière à l’hôpital Ibn Jazzar de la région de Kairouan, l’une des plus durement touchées par la pandémie. Certains corps de victimes du COVID sont restés dans des chambres, à côté d’autres patients, jusqu’à 24 heures, faute de personnel suffisant pour organiser leur transfert vers des morgues débordées. La Tunisie n’est-elle pas  considérée comme le pays le plus touché du monde arabe et de l’Afrique.

 Plus de 600 patients du COVID se trouvent dans des unités de soins intensifs à travers le pays et les autorités ont mis en place des hôpitaux de campagne pour faire face à une crise qu’elles ont comparée à un « tsunami ».

Des médecins, des infirmières et des organisations non gouvernementales ont tiré la sonnette d’alarme, notamment pour Kairouan, une région marginalisée où les lits de soins intensifs et les réserves d’oxygène font défaut. « Nous avons atteint un point où nous ne savons pas qui aider en premier », a déclaré l’infirmière d’Ibn Jazzar à  Kairouan où 5 500 litres d’oxygène sont désormais nécessaires chaque jour pour traiter les personnes touchées par le COVID, contre 400 à 500 litres il y a deux semaines, avant que le nombre de cas n’explose, selon les responsables régionaux de la santé.

Des perspectives sombres

Mais la situation sanitaire de la région de Kairouan, qui compte 593 000 habitants, est l’une des pires et, pour les professionnels de la santé, elle est devenue un cauchemar. À l’hôpital Ibn Jazzar, il n’y a que trois infirmières pour 35 patients du COVID.

« Notre journée commence très tôt le matin et nous ne savons jamais quand elle se terminera », explique une soignante, citée par «The Arab Weekly» La journée commence par la prise en charge des patients qui arrivent et qui ont dormi sur le sol des couloirs de l’hôpital parce qu’il n’y avait pas de lits disponibles à leur arrivée, dit-elle.

Selon les responsables de la santé, le nombre quotidien de décès dus au COVID à Kairouan a grimpé à 20, dont des enfants. « Nous avons connu des journées difficiles avec des lits de soins intensifs pleins », a déclaré Mohamed Rouiss, responsable régional de la santé.

Lorsque le pic a commencé le mois dernier, les patients de Kairouan pouvaient être transférés dans d’autres hôpitaux de la région. « Mais maintenant, ils sont aussi pleins », a-t-il ajouté.

Un médecin au deuxième plus grand hôpital de Kairouan, Aghlabides, cité par la même source , impute la situation à « l’imprudence » et au non-respect des règles d’hygiène par la population, notamment la distanciation sociale. Mais « un grave manque de vaccination » est également en cause, a-t-il ajouté.

La plupart des Tunisiens craignent que le pire soit encore à venir, les hôpitaux étant débordés et le personnel médical insuffisant dans tout le pays, ce qui contribue à l’augmentation spectaculaire du nombre de décès.

Les autorités promettent que des quantités plus importantes de vaccins d’ici septembre prochain atténueront les perspectives autrement sombres.

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