AccueilLa UNECovid-19: Le gouvernement Mechichi pris à la gorge!

Covid-19: Le gouvernement Mechichi pris à la gorge!

A mesure que se dégrade la situation épidémique et s’alourdit le bilan des contaminations et des décès dus au coronavirus, le gouvernement dirigé par Hichem Mechichi   voit s’encombrer les griefs retenus contre sa gestion de la crise sanitaire. Des voix commencent à s’élever, émanant de l’opposition et d’une partie de la société civile, demandant le départ pur et simple de l’attelage gouvernemental en place, alors que des parlementaires s’affairent à rassembler des voix pour une motion de retrait de confiance.

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Parmi ces appels, celui lancé par l’organisation I Watch qui, au motif que le chef du gouvernement Hichem Mechichi a « failli à sa mission dans la gestion de la crise sanitaire, liée au coronavirus » lui demande de démissionner. Elle soutient que le « chef du gouvernement n’est pas parvenu à garantir la vaccination à tous les Tunisiens sans exclusion »,  l’accusant  de «  favoriser un fossé social entre le pouvoir et le peuple.

Le gouvernement, lui, se prépare à stocker de l’oxygène médicinal en raison de la pénurie dont souffre son système de santé précaire et avant la célébration ce mardi de la fête de l’Aïd el Idha , qui fait craindre une nouvelle flambée dans les prochains jours. Il  a donné samedi des instructions à une dizaine de gouvernorats  pour réquisitionner les cliniques privées afin de transférer les patients admis dans les hôpitaux en manque d’oxygène.

Une mesure qui restera en vigueur jusqu’au rétablissement du rythme normal d’approvisionnement, a indiqué la présidence du gouvernement dans un communiqué dans lequel elle a demandé de ne pas accorder de crédit aux rumeurs qui assurent que tous les hôpitaux tunisiens sont en rupture de stock.

Une « décision unilatérale » !

Une réquisition qui ne semble pas avoir l’heur de ravir les cliniques privées dont la chambre syndicale s’est fendue d’un communiqué où elle affirme que cette décision  aura de «   graves conséquences sur le déroulement du travail dans ces établissements de santé privés et même sur la vie des malades qui y sont hospitalisés ». Au demeurant, elle dénonce « la prise d’une telle décision de façon unilatérale sans concertation avec les propriétaires des cliniques privées, qui n’ont épargné aucun effort depuis le début de la pandémie pour appuyer les efforts nationaux de lutte contre le coronavirus ».

Les cliniques privées disent ne pas être en reste  et «  connaissent elles aussi  une forte pression au cours de ces derniers jours suite à la hausse du nombre de contaminations par le coronavirus et ne sont plus en mesure de répondre à toutes les demandes d’hospitalisation dans les unités COVID-19 », soulignant qu’elles ont atteint leur capacité maximale et ne peuvent plus aménager des espaces supplémentaires pour les malades atteints de la COVID-19 en raison de l’indisponibilité des lits outre l’épuisement du personnel , affirment-elles.

La  chambre se déclare, en outre, avoir été surprise par la décision de réquisitionner, également, le principal fournisseur en oxygène qui a informé les cliniques privées de son incapacité à répondre aux besoins des établissements privés de santé étant donné qu’il mobilisera toute sa production au profit du ministère de la santé ce qui menace la vie des patients atteints de la COVID-19 hospitalisées dans les cliniques privées.

La virulente charge des syndicats

Beaucoup plus incisifs à l’endroit du gouvernement, le syndicat général des médecins, pharmaciens et dentistes hospitalo-universitaires et le syndicat général des médecins, des pharmaciens et des dentistes de la santé publique l’ont appelé à mobiliser les ressources nécessaires afin d’aider les hôpitaux à sortir de la crise sanitaire et à inciter les cliniques privées à prendre en charge les frais de certains malades Covid. Ils l’ont exhorté le gouvernement à tout mettre en œuvre pour fournir le vaccin dans les plus brefs délais.

Bien plus, les syndicats   déclarent qu’ils tiennent  gouvernement, parlement et présidence de la République responsables de l’échec de la campagne nationale de vaccination qui a entraîné une hausse alarmante du nombre de décès lié à la pandémie.

D’après eux, la crise à laquelle fait face, actuellement, le secteur, s’explique par la dégradation du système de santé publique, qui n’est autre que le résultat logique d’une absence d’une volonté politique d’engager des réformes structurelles et de fournir les financements nécessaires à la relance du secteur.

Les deux syndicats ont, par ailleurs, pointé la pénurie de ressources humaines et le déficit financier dont souffrent les hôpitaux publics qui ne sont plus en mesure de mobiliser les moyens nécessaires pour faire face à la pandémie.

Les dettes du secteur de la santé publique envers la caisse nationale d’assurance maladie ont atteint 1,407 milliard de dinars, jusqu’à fin mai 2021,  un chiffre qui  illustre clairement la place qu’occupe le secteur dans les politiques nationales, souligne la même source.

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