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Covid-19: L’été du variant indien!

Quitte à parodier le président du Conseil français pendant la première guerre mondiale, Georges Clémenceau, serait-il de bon ton de se hasarder à penser que la guerre (contre le covid-19) est une affaire trop sérieuse pour être confiée aux politiques ? On serait enclin à y céder au vu de la présente flambée qui fauche, chaque jour que le bon Dieu fait, des dizaines et des dizaines de vies de Tunisiens, alors qu’une partie de leurs gouvernants s’en soucie comme d’une guigne ou presque, et l’autre s’échine à procurer aux patients  les soins dont ils ont besoin et aux médecins les moyens de les prodiguer. Avec des fortunes diverses qu’il faut imputer au manque de ressources autant que de vision, à un effort poussif dû  à une évidente impréparation consécutive elle-même  à l’instabilité gouvernementale.

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En tous cas, nombreux étaient les Tunisiens qui étaient sous le choc en regardant leur président de la République, au plus fort de la pandémie, gloser sur un sujet qui ne les concerne ni de près ni de loin, celui de l’éventualité de l’amendement de la Constitution, tel qu’il était pensé dans les années cinquante, outre quelques  autres vétilles débitées en face d’une invitée de circonstance, si respectable soit-elle, et que l’on prendrait aisément pour un faire-valoir improvisé pour un laïus présidentiel.

Dans le concert de critiques soulevées  par la gestion de la pandémie du coronavirus, le gouvernement n’est pas en reste. Depuis quelques jours, experts et citoyens  lui reprochent  de passer outre les propositions du Comité scientifique, alors que la situation sanitaire se dégrade de façon  exponentielle. L’ancien ministre de la Santé Abdellatif Mekki a déclaré qu' »il est urgent de donner la priorité à la lutte contre le COVID-19 et de sauver des vies. » Il a   expliqué dans un post sur sa page Facebook, que « la plupart des gouvernorats du pays ont connu aujourd’hui un taux élevé de tests positifs qui dépasse du tiers le total des tests, ce qui signifie que la pandémie est à son paroxysme Cela va augmenter considérablement le nombre de contaminations et de décès Il n’est plus utile de déclarer des mesures de confinement dans chaque gouvernorat, séparément. »

Le parlement, a-t-il dit, devrait concentrer ses efforts sur la crise sanitaire qui nécessite de décréter la mobilisation générale contre la pandémie et de prendre de nombreuses mesures telles que le  confinement total pendant au moins deux semaines. Selon lui, la structure du comité scientifique en tant qu’organe devrait être revue et redéfinie sur des bases logiques.

Crainte de remous sociaux

Ces derniers mois, les appels à la démission du Comité scientifique, en effet, se sont multipliés en raison de ce que certains observateurs ont décrit comme la nature politique de ses décisions. Cela met en évidence la question de l’ingérence politique dans la gestion de la crise sanitaire et l’annonce de décisions exceptionnelles qui ne servent pas en premier lieu les intérêts sanitaires du pays.

Des personnalités politiques ont critiqué le manque continu de rigueur du gouvernement dans la gestion de la crise sanitaire, dénonçant une préoccupation croissante pour les différends politiques, à un moment où les médecins mènent une bataille acharnée contre la pandémie.

« Il y a des tensions politiques qui ont aggravé la crise et le gouvernement avait déjà décrété un confinement pour une période de quatre jours, alors que le comité avait recommandé deux ou trois semaines », a déclaré un analyste cité par « The Arab Weekly ». Le gouvernement de Hichem Mechichi « a peur des troubles sociaux qui pourraient éclater si le confinement total est déclaré », a-t-il souligné alors que des voix s’élèvent pour dénoncer la lenteur de la campagne de vaccination.

L’analyste politique Basil Torjoman se demande à cet égard « quand les vaccins seront-ils fournis pour sauver la vie des citoyens ? ». Concernant la nouvelle d’une possible démission du comité scientifique, il a  indiqué que « la question n’est plus celle de la démission. La vraie question aujourd’hui est de savoir qui va garantir cinq millions de doses pour le mois de juillet. »

Le confinement coûteux  en termes économiques

Hanene Touiri Ben Aissa, membre du comité scientifique, a confirmé que les dernières propositions du comité n’ont pas été prises en considération. « La situation épidémiologique en Tunisie est très grave et les informations disponibles appellent à la déclaration d’un confinement total, étant donné le non-respect par les citoyens des protocoles sanitaires et des mesures de prévention », a-t-elle déclaré. Selon ses dires, le confinement total doit être décrété pour faire face à une situation épidémiologique difficile. Toutefois, une telle décision pourrait s’avérer coûteuse sur le plan économique et social, a-t-elle reconnu.

Un autre membre du comité scientifique, Amanallah Messaadi, a affirmé  que la désaffection affichée par le  gouvernement envers  les propositions du comité a suscité le mécontentement de ses membres. Il a noté que les membres ont envisagé de démissionner, mais qu’ils ne sont pas allés jusqu’au bout, étant donné que « le ministre de la Santé, qui dirige le comité, a fait son devoir et a respecté les procédures dictées par les exigences scientifiques ». Cependant, l’absence de réponse positive des autorités aux propositions de la commission reste un problème majeur. »

Le comité scientifique avait précédemment proposé un confinement complet pendant une période de deux ou trois semaines pour contrer les précédentes vagues de la pandémie, mais le gouvernement a finalement décidé de décréter un confinement de quatre jours, afin d’éviter les tensions sociales.

1 COMMENTAIRE

  1. qu’est qu’il est plus coûteux la vie des tunisiens ou le coût économique qui ne s’améliore pas depuis 10 ans ? je prends un pays maghrébin au même niveau que nous en 2010 et il a eu la pandémie du covid -19 comme tous les pays du monde ses frontières sont fermées depuis 15 mois et son économie a pris un sérieux coup comme tous les pays au 30 juin pour une population de 36 millions il a 531361 contaminés 9296 décès la pandémie maîtrisée avec 8954030 full vaccinés soit 24,55 % de sa population son économie et son tourisme repartent progressivement tant dis que notre pauvre pays avec 12 millions affronte une quatrième vague virulente avec les nouveaux variants ses frontières sont ouvertes depuis juillet 2020 avec au 30 juin 2021 420103 contaminés 14959 décès à l’hopital 532602 full vaccinés soit 4,55 % de sa population et on ne sait pas quand la pandémie sera maîtrisée notre pays est surendetté et son économie en difficulté depuis 2011 est en désagrégation par cette pandémie qui continue de plus belle dans l’indifference totale des gouvernants qui n’ont pas su prévoir et engager les moyens nécessaires pour la maîtriser pour repartir l’économie et le tourisme

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