AccueilLa UNECrise alimentaire: Les prix des céréales passent du simple au double

Crise alimentaire: Les prix des céréales passent du simple au double

La présente crise alimentaire  est  la troisième en 15 ans. 2007-2009, 2011, et 2021 et +. Et à l’instar  de celles qui l’ont précédée, ce n’est pas la pénurie de nourriture qui l’a déclenchée. Il n’y en  pas  en ce moment. Selon la FAO, le monde bénéficie d’un « niveau d’approvisionnement relativement confortable » en céréales.

Le problème, c’est l’augmentation des prix sur les marchés mondiaux. Une partie de cette hausse s’explique par les prix de l’énergie, des fertilisants, du transport, tous plus élevés, mais une autre partie, c’est la spéculation.

Le fait est que  prix moyen du blé dur sur le marché international des céréales  affiche  à l’heure actuelle  une  augmentation de  89% comparé  à celui du mois de mai 2021, selon le bulletin trimestriel 2022 de l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI) publié jeudi.
Parallèlement, le prix moyen du blé tendre européen a grimpé durant la même période de 67%, alors que le prix moyen de l’orge européen a progressé de 70%  par  rapport à la même période de l’année 2021.
Cette évolution revient, d’après l’ONAGRI, à l’arrêt de l’approvisionnement depuis la mer noire d’un côté, mais aussi aux inquiétudes quant à la pénurie de l’approvisionnement durant la prochaine période, suite notamment aux difficultés de récolter le blé au début du mois de juin en Ukraine à cause de la guerre contre la Russie.
D’après l’ONAGRI, tous ces facteurs ont suscité une situation délicate depuis 6 mois, caractérisée par la flambée des prix des céréales, des carburants et des engrais qui ont vu leur niveau tripler en janvier 2021.
Selon le même bulletin, les approvisionnements internationaux dans les pays d’origine n’ont pas régressé depuis le déclenchement du conflit entre l’Ukraine et la Russie.

La récolte de 2022 n’aurait pas lieu si….

Mais si la guerre continue, cela risque de détruire le reste de ses stocks de la saison 2020-2021 et la récolte de la saison 2022 n’aurait pas lieu. Ce qui explique les initiatives européennes et les négociations russo-italiennes sur la relance de l’exportation des céréales depuis l’Ukraine.

L’ONAGRI a estimé  que  la Tunisie n’est pas à l’abri des tiraillements Internationaux et de la lutte contre les répercussions des crises successives sur la sécurité alimentaire nationale. Ce qui demande de maitriser l’importation d’un côté et d’améliorer la production nationale de l’autre.
La moisson pour la saison 2021-2022 est estimée à 18 millions de quintaux, contre 16,4 millions de quintaux au cours de la campagne écoulée, en augmentation de 9%, a appris l’agence TAP auprès  du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Cette récolte se répartit entre 11,35 millions de quintaux de blé dur (contre 10,7 millions de quintaux la saison dernière), 1,17 million de quintaux de blé tendre (même quantité que l’année dernière), 5,2 millions de quintaux d’orge (contre 4,3 millions de quintaux) et 230 mille quintaux de triticale. Les gouvernorats du nord participent à raison de 91% à la production nationale alors que les périmètres irrigués estimés à 66 mille hectares, y contribuent à raison de 13%, avec 2,3 millions de quintaux. Selon le ministère « la moisson a démarré dans la plupart des gouvernorats et se poursuivra jusqu’à la mi-août avec le recours à environ 2500 moissonneuses. 23 laboratoires de calibrage de céréales ainsi que 170 centres de collecte dont 27 dans le gouvernorat de Siliana, ont été agréés ». « 13 mille hectares consacrés à la production des semences certifiées ont été agrées sur 18 mille hectares, sachant que cette opération se poursuit dans certaines régions ».

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