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Le ministre des Affaires étrangères, Khemaïes Jhinaoui, a déclaré hier lundi 04 décembre 2017  dans la soirée sur Al Hiwar Ettounsi que «le règlement de la crise libyenne est sa priorité actuellement». Il a ajouté que le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, est justement attendu «très prochainement» en Tunisie pour évoquer cet épineux dossier.

«Avec nos homologues russes, nous allons accompagner les efforts de l’Envoyé des Nations Unies sur place (en Libye) et plancher sur les conclusions du sommet de Sotchi concernant la Syrie», a-t-il ajouté.

Par ailleurs il a souligné le coup de main de la Russie dans le domaine du tourisme. «Nous bénéficions d’une bonne image auprès de cette grande nation», a affirmé Jhinaoui…

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La Tunisie soutient les efforts déployés par le gouvernement espagnol en vue de trouver une solution à la crise catalane, dans le cadre du respect de la Constitution et des lois espagnoles, affirme, lundi, le ministère des Affaires étrangères.
Partant des constantes de sa politique étrangère, la Tunisie réitère son attachement aux principes de souveraineté et d’intégrité territoriale des pays, ajoute la même source.
La Tunisie a, également, invité l’Espagne à résoudre les différends par des moyens pacifiques et à encourager la voie du dialogue le dialogue afin de préserver la stabilité et la sécurité des peuples et des nations.
Une crise politique a éclaté entre le gouvernement central de Madrid et le gouvernement de la province de Catalogne suite à un référendum pour l’indépendance de la catalogne, appuyé par un vote du parlement catalan qui a proclamé, vendredi dernier, l’indépendance.
Le jour même, le gouvernement espagnol a reçu l’autorisation du Sénat de mettre en œuvre l’article 155 de la Constitution, jamais utilisé, pour prendre les rênes de la région.

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Dorra Miled, membre du Bureau exécutif de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), a déploré ce jeudi 19 octobre 2017 sur les ondes d’Express Fm l’existence, depuis sept ans, d’une crise dans le secteur hôtelier qui lui a fait perdre pas moins de 10% de sa capacité d’accueil.

Miled a, dans ce contexte, affirmé qu’il faut trouver des solutions pratiques et efficaces tout en cherchant des opportunités de financement étrangères, et ce lors du Forum d’investissements privés dans le domaine touristique dont les travaux ont démarré aujourd’hui.

Elle a ajouté que les mesures prises, jusqu’à présent, n’ont pas donné les effets escomptés, tout en reconnaissant que de nombreux projets touristiques sont programmés dans certaines régions pour une valeur de plus de 400 millions de dinars.

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De quelle situation économique doit-on parler aujourd’hui? Crise ou reprise! Les chiffres sont-ils vraiment trompeurs? Et si ce n’est pas le cas pourquoi nos experts économiques sont à mille lieues des ? La banque centrale de Tunisie (BCT) a rendu publique sa note de conjoncture relative au troisième trimestre de cette année. Une note qui annonce dans sa globalité une légère amélioration au niveau des principaux indicateurs de la banque voire des prémices d’une reprise économique. En effet, selon cette lettre de conjoncture, l’activité économique aurait connu une légère amélioration au cours du troisième trimestre de l’année 2017 au vu des indicateurs sectoriels disponibles.
Le taux de croissance du PIB pourrait ainsi connaître un net rebond en variation trimestrielle. Cette évolution porterait la marque de la performance quasi-généralisée des industries manufacturières et des services marchands dont notamment le tourisme et le transport. Seules les industries non manufacturières ont fait défaut en raison des arrêts de production du pétrole au Sud tunisien, pendant l’été. Côté secteurs exportateurs, ils semblent avoir profité de l’affermissement perçu de l’activité industrielle dans la Zone Euro, au cours du mois de juillet 2017, malgré les difficultés qui persistent encore notamment au niveau du secteur du THC.
Malgré ces chiffres et prévisions qui semblent être beaucoup plus optimistes par rapport à la période précédente, les experts économiques tirent encore la sonnette d’alarme sur la fragilité voire l’aggravation de la situation économique et financière du pays. Selon eux, les doutes planent encore sur l’endettement extérieur, les équilibres budgétaires mais aussi sur les réserves en devise du pays qui, de nouveau, commencent à s’approcher de 90 jours d’importation, un niveau jamais atteint par la Tunisie depuis plusieurs années.

Le communiqué publié le jeudi 5 octobre 2017 par la BCT à l’issue de la réunion de son Conseil d’administration à Tunis a encore suscité la réaction des experts en la matière. L’expert financier, Hatem Zaâra a déclaré, lors de son passage le vendredi 6 octobre 2017 sur Express Fm, que le dernier communiqué rendu public par la Banque centrale de Tunisie semble avoir mis le doigt sur la réalité des difficultés, de plus en plus inquiétantes, par lesquelles passe le pays.

Il a par ailleurs souligné le niveau précaire des réserves en devises dans le sens où le souci majeur du gouvernement est de s’assurer un matelas de couverture de 90 jours d’importation, d’ici la fin de l’année en cours, alors que des doutes planent sur le paiement de la troisième tranche du crédit par le Fonds monétaire international (FMI) en même temps qu’un niveau d’endettement extérieur record atteignant plus de 60% du PIB.

Quant à lui, l’expert économique, Ezzedine Saidane a dressé, dans un statut posté le même jour sur sa page Facebook, un tableau noir de la situation économique en Tunisie : un taux de croissance économique réalisée au deuxième trimestre de 0,1% et un déficit de la balance commerciale dépassant les 10 milliards de Dinars (10,068) au terme des huit premiers mois de l’année, soit une aggravation de plus de 22% par rapport à la même période de 2016.

Le déficit de la balance des paiements courants a atteint 6,6% du PIB au terme des huit premiers mois de cette année (5,8% pendant la même période en 2016). À ce rythme, il devrait atteindre 10% du PIB à la fin de l’année. Un record absolu pour la Tunisie. La norme maximum admise au niveau international est de 3%.
Selon ses déclarations, les réserves de change de la Tunisie baissent encore gravement malgré les multiples crédits extérieurs (et intérieurs en Euros) obtenus récemment. “Nous sommes à 95 jours d’importation. Nous nous approchons de nouveau de la ligne rouge de 90 jours. La planche à billets se déchaîne de nouveau et le refinancement des banques par la Banque Centrale atteint un nouveau record : 10,543 milliards de Dinars le 5 octobre 2017”, a-t-il fait observer. “Je suis souvent accusé de présenter un tableau noir. Malgré tous ces indicateurs (chiffres officiels), certains nous présentent un tableau rose en prétendant indûment (chiffres relatifs aux investissements directs étrangers, au tourisme, aux phosphates, etc. exprimés en Dinars au lieu d’être exprimés en devise pour tenir compte de la baisse du Dinar) que la situation s’améliore et que la reprise de l’économie est là devant nous. Si nous refusons de voir notre réalité en face, nous ne pourrons jamais faire le vrai diagnostic et engager de manière responsable le vrai sauvetage de notre économie, et par conséquent de notre expérience de transition démocratique”, a ajouté Saîdane

Il y a lieu de rappeler à ce propos que le Conseil d’Administration de la BCT, réuni, mercredi 4 octobre 2017 à Tunis, a confirmé la poursuite des pressions sur les paiements extérieurs, suite au creusement du déficit courant pour atteindre 6,6% du PIB au terme des 8 premiers mois de l’année en cours contre 5,8% une année auparavant, en raison de l’aggravation du déficit commercial qui a dépassé la valeur de 10 milliards de dinars.

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Dans une interview accordée ce lundi 2 octobre 2017 à Africanmanager, Mohssen Ben Sassi, président de la Chambre nationale du commerce des tissus et de prêt-à-porter relevant de l’UTICA, a déclaré que «les franchises étrangères ont causé un grave dommage à la branche de la production nationale. Auparavant, on comptait quelque 230 mille employés dans le secteur du textile, mais aujourd’hui le secteur en question n’emploie que près de 160 mille personnes. La franchise est un frein pour l’industrie tunisienne», a-t-il réaffirmé.

Et d’ajouter : «Il est très important de préserver les postes d’emploi des Tunisiens et de lancer une batterie de mesures concrètes et tangibles afin de sauver le secteur textile-habillement».

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L’Afrique du Sud, dont l’économie a perdu beaucoup de plumes, au point de perdre sa première place continentale arrachée en 2016 au Nigeria, veut mettre le paquet pour sauver les entreprises publiques. Le ministère sud-africain des Finances veut injecter quelque 100 milliards de rands (7,46 milliards $) dans les boîtes publiques en difficulté. Elle a donc tapé à la porte de la Public Investment Corporation (PIC), le plus grand gestionnaire de fonds d’Afrique, rapporte l’Agence Ecofin. Il est vrai que le pays a de solides liens avec l’organisme, lequel a en charge les caisses de retraite des employés de l’Etat sud-africain…

A côté de la cagnotte de 1860 milliards de rands (140 milliards $) d’actifs sous gestion de la PIC, ce que demande le gouvernement sud-africain est une paille. Par ailleurs les médias sud-africains ont révélé que les autorités ont proposé au gestionnaire de fonds de racheter le volume de 12 milliards d’actions qu’elles contrôlent dans l’entreprise de télécommunications Telkom. Le pactole récolté irait directement renflouer la South African Airways.

Mais ce n’est pas le seul canard public qui boite, il y a également l’entreprise nationale d’énergie Eskom, la compagnie pétrolière PetroSA et l’entreprise de défense Denel, dont les assises financières auraient été érodées par la mauvaise gestion et la corruption.
Daniel Matjila, le PDG de la PIC, a fait savoir qu’il est prêt à acheter à peu près de 2 milliards de rands de parts détenues dans le capital de Telkom, ce qui monterait la participation de sa structure à 18%. Mais on est loin des 12 milliards d’actions que veut céder le gouvernement. Mais pour Matjila, il n’est pas question d’aller au-delà et de jouer avec le feu. Cela se comprend quand on gère les retraites des fonctionnaires sud-africains….

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C’est Ghassan Salamé, le délégué spécial de l’ONU pour la Libye, qui l’a dit : «les élections, qui sont le point d’arrivée du processus, doivent être ouvertes à tout le monde (…) Cela peut inclure Saïf al-Islam [Kadhafi]» et, de fait, tous les ex-dignitaires du régime balayé par le soulèvement populaire de 2011…

Seuls les extrémistes islamistes sont hors course, ajoute Ghassan Salamé, qui formule par ailleurs le voeu de voir l’ensemble des initiatives diplomatiques “parallèles” dans cette crise entrer dans le giron de l’ONU, rapporte l’Agence Ecofin.
Ce message s’adresse certainement à la France, qui s’est dernièrement illustrée par la rencontre du 26 juillet 2017 qui avait réuni autour de la même table les deux principaux protagonistes de la scène libyenne, le maréchal Khalifa Haftar et Fayez al-Sarraj, à la tête du gouvernement dit d’union nationale. Cette initiative en solo avait été beaucoup reprochée, par l’Union africaine (UA), au président français, Emmanuel Macron. Salamé doit penser aussi à l’UA, qui s’apprête à organiser, en partenariat avec la France, une Conférence nationale interlibyenne.

Face au casse-tête de la Libye, l’ONU a donc revu ses ambitions à la baisse et ne verrait pas d’un mauvais oeil, in fine, le retour des khadafistes. Haftar est certes l’homme fort de l’Est libyen mais cela ne suffira pas à asseoir sa légitimité sur tout le territoire, et encore moins lui faire gagner, tout seul, les élections. Même problématique du côté du camp d’al-Sarraj, incapable ne serait-ce que de sécuriser le pays. Le tabou – le retour des kadhafistes dans le jeu – sera certainement abordé lors de la rencontre de Tunis, première étape de la feuille de route de l’ONU…

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L’expert en économie Ezzedine Saïdane est revenu sur les mauvaises nouvelles en 2018. Il a encore prédit, ce jeudi 21 septembre 2017 sur Shems FM, une année très rude sur le plan économique.

Il a également redit que la plongée du dinar va se poursuivre jusqu’au printemps, jusqu’à 3,2-3,3 dinars pour un euro. Par ailleurs il a affirmé que le projet de la loi de finances 2018 n’est toujours pas ficelé alors que nous sommes au mois de septembre et qu’il y a un trou de 10,5 milliards de dinars dans le budget de l’État.
L’expert a déclaré que les échos qui nous parviennent du projet de la loi de finances 2018 démontrent que le gouvernement n’a pas changé de fusil d’épaule malgré les échecs cuisants de ces solutions avec les précédentes équipes.

Enfin il a affirmé que le gouvernement ne pourra pas tenir sa promesse de ramener la masse salariale dans le secteur public à 12,5% du PIB en 2020 alors qu’elle aspire actuellement 40%.

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Le ministre des Affaires étrangères Khémais Jhinaoui a réaffirmé, jeudi, à New-York, l’appui de la Tunisie aux efforts onusiens entrepris en faveur d’un règlement politique et global de la crise en Libye.
” La Tunisie soutient la feuille de route proposée par l’émissaire des Nations unies pour la Libye et qui prévoit l’organisation, la semaine prochaine, à Tunis, d’un dialogue inter-libyen visant l’introduction de modifications nécessaires sur l’accord politique signé, en décembre 2015 “, lit-on dans un communiqué du département.

Lors d’une réunion de haut niveau, tenue sous la présidence du Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres en marge de la 72e assemblée générale de l’ONU, Jhinaoui a plaidé pour une solution politique à la crise libyenne qui garantit la souveraineté du pays, la sécurité de ses territoires et l’unité de ses institutions.
” La sécurité de toute la Méditerranée dépend de celle de la Libye “, a-t-il poursuivi, cité dans le même communiqué.

La Tunisie avait pris part aux travaux de la 3e réunion du Comité de haut niveau de l’Union Africaine sur la crise libyenne, tenue, au Congo-Brazzaville.
La réunion de Brazzaville, consacrée à l’examen d’une solution politique en Libye avec la participation des principaux antagonistes libyens, était l’occasion de réaffirmer la position constante de la Tunisie aux côtés du peuple libyen, position contenue dans l’initiative du chef de l’Etat pour une solution globale en Libye ainsi que dans la Déclaration de Tunis, signée, le 20 février dernier, par les ministres tunisien, algérien et égyptien des Affaires étrangères.

” La Tunisie insiste sur le rôle primordial de l’Organisation des Nations Unies dans la supervision du processus politique pacifique en Libye et celui des principaux pays limitrophes de la Libye, à savoir la Tunisie, l’Algérie et l’Egypte, dans l’accompagnement du dialogue entre les différentes parties libyennes “, avait indiqué le département des Affaires étrangères dans un communiqué.

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La protection sociale telle qu’elle s’ordonne à l’heure actuelle à travers ses caisses, régimes et mécanismes, ne fait qu’accélérer sa course vers l’abîme, pouvant hypothéquer l’avenir des ses millions de prestataires. L’état des lieux est à ce point gravissime qu’il dicte que tout le système soit repensé moins par des mesures douloureuses, pour autant qu’elles puissent l’être quelque part, que par une approche concertée qui implique forcément des coups de rabots, mais aussi, là encore, un consensus sur l’impératif de pérennité des caisses sociales.

C’est là l’un des chantiers majeurs auxquels e gouvernement remanié a pris l’engagement de s’atteler en toute priorité. En sollicitant la confiance du parlement, Youssef Chahed, utilisant manifestement un euphémisme, a parlé d’une « situation difficile » des caisses sociales. En fait, elle est beaucoup plus que cela. Le « trou » qu’elles traînaient a cessé de l’être pour devenir littéralement un « gouffre » qu’il sera impossible de combler avec les maigres moyens actuellement à disposition. On comprendra vite que ces caisses sont tenues de dépenser beaucoup plus qu’il n’y entre, lestant l’Etat d’une charge financière estimée à 500 millions de dinars pour la seule année 2017, et très probablement davantage, l’exercice suivant et au-delà. N’eût-été cet apport, les caisses sociales auraient été dans l’impossibilité de dispenser ses prestations aux retraités et aux patients.

Un remède de cheval

Placés ainsi dos au mur, les pouvoirs publics s’échinent, de concert avec les organisations des employés et des employeurs, à trouver une thérapie qui permette au système de protection sociale de survivre. C’est une inéluctabilité dont tout le monde est conscient mais hésite à s’y engager. C’est particulièrement le cas de l’UGTT, dont le secrétaire général a affirmé que son organisation s’oppose à plusieurs décisions “unilatérales” annoncées par le gouvernement, dont l’augmentation des cotisations sociales, proposant en lieu et place des « solutions alternatives » actuellement en discussion au niveau de sa commission administrative. Quant à l’autre organisation, celle des patrons, l’UTICA, elle réserve sa réponse concernant l’institution d’une contribution financière au profit des caisses sociales, estimant que celle-ci ne pourra être discutée qu’après avoir pris connaissance de toute la panoplie des réformes proposées par le gouvernement pour réduire le déficit continu de ces caisses.

Pourtant, le chef du gouvernement assure que les différentes parties chargées du dossier des caisses sociales ont « convenu de l’impératif de lancer un ensemble de réforme selon trois axes, à savoir l’augmentation de l’âge de départ à la retraite, la majoration de la cotisation de retraite, et l’augmentation du taux de contribution sociale ». En attendant l’issue des discussions qui se poursuivent au sein de la sous-commission de protection sociale où sont représentées les deux organisations, le gouvernement semble vouloir aller de l’avant dans son approche de sauvetage des caisses           sociales en incluant dans le projet de la loi des fiances pour 2018 une partie des mesures y afférentes.

La LF 2018 ouvre le bal

Un document officiel émanant du gouvernement identifie les causes du déficit des trois caisses, à savoir la CNSS, la CNRPS et la CNAM comme étant d’essence structurelle, généralement peu liées aux régimes de retraite, et d’autres en rapport avec l’assujettissement de certaines catégories à des règles spéciales de retraite. Mais le fait est que le trou de la CNRPS et de la CNSS n’a de cesse de se creuser depuis 2005, date à laquelle le déficit atteignait quelque 30 millions de dinars pour amorcer sa descente aux abysses avec 789 MDT en 2015, et devoir grimper à 911 MDT en 2016 et à 1251 MDT en 2017.

Parmi les mesures urgentes pour y remédier, prévues dans la loi des finances 2018, il importe de citer notamment la prise en charge de l’Etat des arriérés dus à la caisse de retraite par les entreprises et les établissements publics en proie à des difficultés et la recherche de formules de recouvrement des dettes dues à la CNAM. S’y ajoute l’allocation d’une enveloppe financière au titre du budget de l’Etat pour couvrir les besoins de paiement des pensions à leur bénéficiaires en attendant ce à quoi vont aboutir les réformes structurelles. Enfin, des ressources financières additionnelles vont être mobilisées en complément des cotisations dont sont redevables l’employeur et l’assuré social, et ce à l’effet d’alimenter les régimes de retraite à l’instar de la fiscalité sociale, autrement dit un mécanisme similaire à la CSG française (Contribution sociale généralisée).

Au demeurant, il est envisagé de créer un Conseil supérieur de financement de la protection sociale qui aura vocation à veiller à concrétiser la diversification des sources, notamment l’identification des besoins de tout le dispositif de la protection sociale et la mise en place des mesures de nature à assurer annuellement les équilibres financiers des régimes de sécurité sociale.

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Le géant mondial de l’agroalimentaire et son embouteilleur, African Bottling Operations, ont contribué à hauteur de 250.000 dollars américains au programme alimentaire mondiale des Nations Unies (WFP) pour fournir une aide aux milliers de Libyens qui font face à l’insécurité alimentaire.

«Nous voulons apporter notre contribution pour alléger la situation des personnes dans le besoin en Libye et dans le monde. PepsiCo se concentre sur son plan stratégique «Performance with Purpose», qui prévoit une croissance durable sur le long tout en laissant un impact positif sur la société et l’environnement», a déclaré Omar Farid, président de PepsiCo Moyen-Orient et Afrique du Nord. «PepsiCo s’est associé au Programme alimentaire mondial des Nations Unies depuis près d’une décennie. Cela représente une composante essentielle de notre engagement à aider les communautés dans le besoin. Un travail considérable qui peut encore être fait pour apporter un soutien plus important à ceux qui en ont besoin et, comme dans notre participation à la Coalition mondiale pour les interventions d’urgence, nous encourageons tout le monde à élargir son soutien pour mettre fin à la faim dans le monde».

«Plus d’un million de personnes ont un besoin urgent d’aide humanitaire en Libye», a déclaré Wagdi Othman, Directeur de la WFP en Libye. «Avec la hausse de l’insécurité alimentaire, les gens doivent souvent recourir à des repastronqués, à retirerleurs enfants de l’école ou à réduire leurs frais de santé. Cette contribution temporaire de PepsiCo et de son partenaire, African Bottling Operations, est une étape essentielle pour atténuer l’aggravation des pénuries alimentaires touchant de nombreuses familles vulnérables.»

WFP utilisera le don humanitaire de PepsiCo et African Bottling Operations pour fournir des rations alimentaires à plus de 17 000 personnes en Libye. Chaque ration est suffisante pour une famille de cinq personnes avec son approvisionnement en riz, pâtes, farine de blé, piqures, huile végétale, sucre et tomate.

En 2017, WFP prévoit d’aider 175.000 Libyens affectés par l’insécurité alimentaire. La priorité est accordée aux familles les plus vulnérables, en particulier les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, les rapatriés et les réfugiés, ainsi que les ménages de mères célibataires sans emploi.

La situation humanitaire en Libye continue de se détériorer en raison de l’instabilité, de la perturbation des marchés et de la production alimentaire locale. Cela a un impact négatif sur les moyens de subsistance des familles et leur capacité à répondre à leurs besoins fondamentaux, y compris alimentaires.

WFP a d’urgence besoin d’un budget de 8,7 millions de dollars pour poursuivre son aide alimentaire en Libye pour les six prochains mois. Bien que ces insécurités entravent les opérations du WFP, son plus grand défi reste le manque de financement.

PepsiCo et la Fondation PepsiCo sont partenaires du Programme alimentaire mondial (WFP) depuis 2008 à travers des initiatives qui sont en harmonie avec les objectifs du plan Performance with Purpose et la mission Zero faim du WFP. Les domaines de partenariat comprennent l’amélioration de la disponibilité d’une alimentation abordable; fournir des repas nutritifs aux enfants vulnérables, soutenir les efforts de secours des sinistres du WFP dans le monde entier; fournir une expertise technique et de supply chain pour aider le WFP à atteindre les plus hauts standards de fonctionnement et d’efficacité et encourager les employés à lever des fonds pour fournir des repas scolaires.

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Le Réseau tunisien de la Justice transitionnelle (RTJT) s’est déclaré mercredi préoccupé face au climat de tension et de division qui prévaut au sein de l’Instance ” Vérité et Dignité ” (IVD).
” Ce climat représente une véritable menace pour le processus de la justice transitionnelle “, a-t-il averti dans une déclaration.
Face à cette situation, le RTJT impute la responsabilité de cet état de tension et de division à la présidente de l’Instance, Sihem Ben Sedrine, qui est appelée à donner des explications sur les informations relayées par les réseaux sociaux au sujet du climat qui prévaut au sein de l’Instance et de ses bureaux et à fournir des précisions sur le bienfondé du complot fomenté contre l’Instance.

Dans un communiqué rendu public le 8 septembre 2017, l’Instance ” Vérité et Dignité ” avait accusé les deux membres de l’Instance Ibtihel Abdellatif et Seif Soudani ” d’avoir fait fuiter des documents internes et des données personnelles qui laissent croire que l’instance est rongée par la corruption financière et administrative.
L’IVD avait affirmé qu’elle poursuivra les deux membres en justice et appelé la société civile à la vigilance et ” à ne pas adhérer à cette campagne de dénigrement “.
Quatre membres de l’Instance Vérité et Dignité (IVD) avaient rejeté samedi dernier en bloc ” les allégations de complot ” contre l’instance pour la contraindre à suspendre les séances d’audition publiques des victimes d’exactions, avec la complicité de Ibtihel Abdellatif, membre de l’instance et Seif Soudani, chargé de l’information à l’IVD.

Dans un communiqué, les membres (Oula Ben Nejma, Ali Radhouan, Slaheddine Rached et Ibtihel Abdellatif) considèrent que ces accusations sont infondées et tombent sous le coup de la loi pénale, tenant la présidente de l’IVD pour  responsable des dangers que pourraient encourir les membres concernés.
Selon eux, ces accusations constituent une ” vaine tentative de la part de la présidente de l’IVD Sihem Ben Sedrine de détourner l’attention sur les graves dépassements au sein de l’instance “.

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Le très médiatique ex-ministre de l’Education Néji Jalloul, qu’on a peu entendu depuis son éviction, fait son come back, mais  pas les mains vides. En effet il s’est présenté, sur Jawhara FM ce lundi 11 septembre, avec, dit-il, un projet pour sauver Nidaa Tounes, qui prend l’eau de toutes parts. «Je reviens aujourd’hui vers ma famille Nidaa Tounes pour laquelle j’ai un plan de sortie de crise»…

On a également appris que la semaine prochaine, il allait reprendre, comme si de rien n’était, ses activités d’enseignant universitaire et qu’il reste fidèle à son parti. «Cette année est décisive, il faut redonner du tonus au parti, la diriger vers une nouvelle vision et fédérer davantage ceux qui sont porteurs des principes du parti» a plaidé Jalloul.

L’ancien ministre s’est aussi aventuré sur des terrains qu’on le lui connaissait pas, préfigurant peut-être le nouveau costume qu’il entend endosser. Il a ainsi pointé la concurrence déloyale qui frappe les secteurs du textile et de l’alimentaire en Tunisie. Sa solution : Un «protectionnisme sectoriel», n’hésitant pas à donner l’exemple de Donald Trump aux USA ou du Brexit en Grande-Bretagne.

S’agissant du poste d’ambassadeur qui lui a été proposé après son départ du département de l’Education, il a indiqué : «Je ne veux pas quitter la Tunisie, de plus ma femme risque de perdre son boulot et ma fille est scolarisée ici. J’allais toucher 7000 euros mais j’ai refusé car je veux vivre en Tunisie !».

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Le DG de la société Africa Holding, Montassar Dridi, a confié hier vendredi 8 septembre 2017, en marge d’une conférence de presse sur l’épineux dossier de la STIP à Msaken, qu’il y a des ingérences politiques dans les pépins sociaux de l’entreprise, en plus des problèmes financiers.

Il ajouté, sur Shems FM, que des importateurs de pneus ont bénéficié récemment de licences, alors que la commission avait mis son véto. Il n’a pas hésité à parler de malversation dans l’affaire STIP…

Enfin Dridi a fait savoir que des salariés seront bientôt licenciés et d’autres mis à la retraite anticipée…

Une conseillère à la STIP, Najiba Chouk, a déclaré, sur la même radio, que l’entreprise avait besoin d’une restructuration et surtout de capitaux pour faire baisser la pression sur le front de l’endettement.

Elle avait indiqué également que les produits de la société sont noyés par la concurrence déloyale des contrebandiers, qui captent 70% du marché des pneus dans le pays, contre seulement 18% pour la STIP et 12% pour les importateurs légaux…

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La chambre syndicale des cliniques privées a appelé le chef du gouvernement, le ministre des affaires sociales, et le président directeur général de la Caisse Nationale d’Assurances Maladie (CNAM) à tenir une réunion d’urgence afin de prendre “les mesures nécessaires pour trouver des solutions à la crise financière touchant les cliniques privées” et de sauver ainsi le secteur de “la banqueroute”.
Dans un communiqué publié suite à la réunion de travail organisée, mardi pour examiner la situation du secteur privé de la santé, la chambre syndicale a fait savoir que “des difficultés financières profondes menacent les cliniques privées”. Cette situation est le résultat du “non recouvrement des dettes dépassant les 100 millions de dinars contractées par la CNAM auprès des cliniques sur une période dépassant dans certains cas les trois et quatre ans”, selon le communiqué.
Selon la même source, cette situation fait suite, aussi, au “gel des tarifs conventionnels des interventions liées à l’accouchement ou aux opérations chirurgicales depuis plus de 10 ans ” ainsi que “le gel des tarifs conventionnels des opérations de la chirurgie-cardiovasculaire depuis 1995″ lit-on dans le communiqué.
La chambre signale à ce sujet que les tarifs conventionnels sont sujets à une révision chaque trois ans selon les articles de la convention.
Elle a par ailleurs souligné que” l’augmentation excessive des coûts d’exploitation (salaires, maintenance, investissement) en plus des dettes contractées par l’Etat libyen dépassant les 200 millions de dinars auprès des cliniques” ont participé à aggraver la crise financière dont souffre le secteur privé de la santé en Tunisie.

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Retour donc à la case départ, après la décision du Cnac (Conseil national de l’aviation civile) du 30 août 2017, une réunion qui a été unanime à décréter la fin de l’OAC (Air Operator’s Certificate) et même la fin de l’autorisation d’exploitation de Syphax Airlines. Dans cette réunion, un document a été, tout aussi accablant de preuves et de faits, que décisif dans la prise de décision. Cette dernière signe en fait la fin de l’AOC qui est à la base du travail de Syphax qui est ainsi invitée à présenter une nouvelle demande au Cnac. Sauf que cette dernière suppose des conditions, d’abord financières et ensuite techniques, que le transporteur devra respecter, avant même d’avoir l’AOC. Des conditions, comme il sera ensuite détaillé, difficiles à respecter dans l’état actuel des choses.

Ce document, dont Africanmanager a pu avoir copie, est une Note introduite par le ministère du Transport, qui est président du Cnac, à ce dernier lors de sa réunion du 30 août dernier. Un document, accablant de fait et qui explique le Niet du Cnac.

  • Les autorisations de Syphax. Toujours d’une année et renouvelables sous conditions

On pouvait ainsi lire, dans cette Note, que le fondateur de Syphax avait obtenu, le 13 septembre 2011 (le ministre était alors Salem Miladi qui en deviendra dirigeant et sera par la suite jugé pour conflit d’intérêts), un «accord de principe pour la constitution d’une compagnie de transport aérien dénommée Syphax Airlines et ce après avis du Cnac, réuni le 10 septembre 2011». C’est ensuite, le 28 janvier 2012, sous Abdelkerim Harouni, que Syphax a obtenu l’autorisation de transporteur, avec une durée d’une année «renouvelable, tant qu’aucun élément [n’intervient] de nature à changer la répartition des actions dans le capital» de la société.

Cette autorisation était accompagnée d’un AOC, un document dont la nature et le contenu sont définis par l’IATA (Association internationale de l’aviation civile) et qui doit figurer à bord de tout avion de ligne. Important, «l’AOC est d’une durée d’une seule année, renouvelable selon les règlements en vigueur et chaque fois que c’est nécessaire», lit-on dans la note présentée au Cnac.

C’est encore, sous le ministère d’Abdelkerim Harouni, le 2 mai 2012, que Syphax obtient l’autorisation d’exploitation et effectue son premier vol deux jours plus tard. La même Note précise que, le 26 août 2015, l’AOC de Syphax avait été suspendu suite aux difficultés qu’elle a connues en juillet de la même année. «Ce certificat était alors en cours et expirait le 16 octobre 2015. Aucun renouvellement n’en a été fait depuis», précise la note du ministère du Transport au Cnac. Une information de taille dont, plus est, les dirigeants ne pouvaient pas ne pas être au courant !

  • La crise Syphax et ses graves conséquences sur l’entreprise

«Syphax Airlines a connu des difficultés financières qui lui ont causé des pertes financières successives, du fait de la faiblesse des revenus et de son incapacité à faire face aux frais d’exploitation, aux dépenses fixes et aux intérêts bancaires», affirme la note du ministère qui ne fait que relater ce que tout le monde connaît. Elle ajoute que cela a induit la «détérioration des équilibres financiers [Ndlr : de Syphax]» et son «incapacité à rembourser ses dettes intérieures, évaluées au 31 juillet 2015, à 52,953 MDT et 6,2 MDT de dettes extérieures».

La note du ministère du Transport livre ensuite une suite d’informations, quelque peu oubliées par le public, mais tout aussi déterminantes pour la suite de cette affaire. «Le 28 juillet, l’IATA suspend ses relations avec Syphax, à travers un télex envoyé à toutes les compagnies et les agences de voyage, leur demandant d’arrêter leurs transactions avec la société à cause de son manque d’engagement à payer les sommes dues et a, par conséquent, suspendu la billetterie et les transactions financières avec Syphax. Les sociétés d’assurance ont aussi refusé d’assurer les avions de Syphax pour les mêmes raisons, ce qui a obligé la compagnie à arrêter ses activités». Tout cela, nous le savions. Mais c’est la Note du ministère qui le dit et le confirme de manière officielle. Suivront ensuite le CMR du 10 août 2015 et la mise sous administration judiciaire de Syphax, le 29 août de la même année.

  • Entre Syphax et Maghrébia, Frikha se serait-il emmêlé les pinceaux ?

Le 2 juillet 2017, le tribunal de 1ère instance de Sfax adopte le plan de sauvetage, selon le plan concocté par l’administrateur judiciaire. Ce dernier comprenait «le renouvellement de l’AOC, sous condition du respect des conditions en vigueur». Une précision qui n’est pas fortuite, lorsqu’on sait l’importance de la billetterie, de l’assurance et de la maintenance des avions. Des conditions, non encore remplies par Syphax, selon la note du ministère et cela demande finances !

Croyant certainement détourner ces conditions de l’ancien AOC, «Syphax » fait dépôt le 3 juillet 2017 auprès de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile), de documents techniques de deux avions qui devaient être acquis par une nouvelle société «Maghrébia Airlines », en oubliant que cette entreprise nouvellement créée et dans laquelle un membre d’Ennahdha est au conseil d’administration, n’a aucune autorisation. La Note indique aussi que la société a signé les contrats avant même d’avoir obtenu les autorisations nécessaires.

Dix jours plus tard, c’est pourtant une nouvelle demande à la DGAC, demandant l’accord de transfert d’argent à l’américaine «Sté Régionale One Inc» pour la location de deux avions de type «CRJ 900», toujours au nom de Maghrébia. Le 15 juillet, la DGAC rappelle les conditions et procédures à respecter pour la création d’une compagnie de transport aérien et celles aussi du renouvellement de l’AOC. La Direction générale de l’aviation civile a également invité Mohamed Frikha à une réunion, trois jours plus tard.

La Note du ministère du transport ne dit pas si Frikha était au RDV, mais indique que la DGAC a reçu 9 jours plus tard, la même demande, mais cette fois-ci au nom de Syphax et non plus de Maghrebia, de location d’avions pour Syphax au lieu de Maghrebia. Toujours est-il que la DGAC répond que Maghrébia n’a aucune autorisation pour l’activité de location d’avion et qu’elle ne peut donc le faire avant de se conformer aux conditions requises.

Frikha se serait-il emmêlé les pinceaux entre Syphax et Maghrebia ou aurait-il changé son fusil d’épaule après s’être rendu compte qu’il avait demandé le transfert d’argent au nom d’une société qui n’avait alors aucune autorisation ?

  • Silence et PV d’avertissement de Syphax

Le 28 juillet, la DGAC demande à Syphax un dossier complémentaire, pour l’étude de la réactivation de l’AOC. Sa demande restera lettre morte, jusqu’au 3 août 2017, où elle recevait «un PV d’avertissement concernant sa demande d’activation de l’AOC et de reprise de son activité». Pression sur le ministère et le Cnac ou simple rappel de desiderata ?

Le 1er août, la BCT demande l’avis de la DGAC, concernant la validité de la décision du 28 janvier 2011 accordant autorisation à Syphax de s’adonner à l’activité de transport aérien, pour permettre le transfert de l’argent à la compagnie américaine. Ce à quoi, il lui fut répondu que Syphax a cessé toute activité depuis plus de deux années, suite à la décision de règlement judiciaire, et que «les dispositions de l’article 108 du code de l’aviation civile, relatif aux aptitudes professionnelles, aux capacités financières et techniques garantissant la sécurité et la régularité des services de transport aérien, ne sont plus assurées». Fin de l’affaire Syphax donc ou simple nouveau chapitre d’une aventure entrepreneuriale mal conçue et mal gérée ?

 

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En dépit des alertes des experts, qui prédisent la fin imminente du pétrole – dans 20, 30 ans – et que les économies doivent s’y préparer, le précieux liquide n’a jamais aussi bien porté son surnom : ‘Or noir’. Bon, en Occident la mutation a déjà commencé, avec une concentration accrue sur les énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire et l’éolienne dans les bâtiments et l’électricité dans les moteurs des véhicules. En Tunisie, cette affaire a pris, pour le moment du moins, des allures de serpent de mer, les pouvoirs publics ayant le plus grand mal à tenir les engagements sur la transition énergétique pris lors du sommet de Paris sur le climat – COP 21. Certes les plans et projets sont sur la table, une pléthore, très alléchants, mais ça rame au niveau de la concrétisation. En attendant du pétrole on en consomme un maximum.

C’est un fait : l’automobiliste tunisien roule beaucoup, beaucoup trop, tout le temps. A tel point qu’on se demande quand est-ce qu’il travaille. Le carburant lui est devenu tellement indispensable qu’il guette comme du lait sur le feu les hausses de prix à la pompe et s’enflamme à la moindre montée, même de 100 millimes. Le professeur Nouri Fethi Zouhai, un fin connaisseur des dossiers énergétiques et financiers, a décrypté, dans le Billet Economique de l’intermédiaire en Bourse MAC SA, notre dépendance à ce “poison” – il l’est devenu pour notre environnement, notre santé – et surtout les mauvaises nouvelles qui nous attendent au tournant…

En 2015, le débat sur l’énergie connait un regain d’intérêt sans précédent .Une campagne médiatique de grand ampleur orchestrée par un parti politique et appelée ‘winou el pétrole’ raviva la tension entre l’Etat et le citoyen avide de connaitre la vérité des réserves de pétrole de son pays.

Ainsi, une bataille des chiffres s’est engagée entre des experts de tous bords et les officiels de la Direction Générale de l’Energie. Certains ont réussi à installer le doute sur les chiffres officiels faisant croire aux citoyens tunisiens que le pays est doté des ressources en hydrocarbures abondantes, exploitées et dilapidées par les multinationales du pétrole. Les officiels de l’Etat rejettent toutes allégations mensongères et avancent des chiffres plus raisonnables.

Le pétrole à découvrir

Le potentiel à découvrir est un exercice très délicat, il ne peut être estimé correctement que par une étude des Systèmes Pétroliers existants et leur génération (nécessitant des analyses par Rock-Eval), de toutes les campagnes sismiques existantes calibrées sur tous les puits existants. Cette étude est bien au-delà de nos moyens, nous se réfèrerons aux études statistiques, laissant ce travail aux explorateurs en activité.

En Tunisie, les 55 champs découverts et transformés en concessions d’exploitation depuis 1949 à 2014 et dont 36 seulement restant en activité actuellement, représentent 2 Gb de brut et condensat et 4,3 Tcf (0,8 Gbl ou 124 G m 3) de gaz.

Observant, la courbe des découvertes cumulées, on constate que la tendance continue avec la même pente montrant bien qu’il y a encore des champs à découvrir, malheureusement de taille de plus en plus réduite. Pour une activité future aussi importante que le passé (760 puits fin 2014), le cumul pour 1000 puits d’exploration ne sera que de 2,5 Gb et 5 Tcf ou 0,9 Gbl qui peuvent être pris comme ultimes. En conséquence, le potentiel à découvrir serait alors de l’ordre de 500 millions de barils pour le pétrole brut et 100 millions d’équivalent baril pour le gaz naturel.

D’autres sources sont très proches de ces résultats, Selon l’USGS, la Tunisie disposerait encore d’un potentiel de 110 Mtep soient 800 millions de barils (à 95% de probabilité) de ressources conventionnelles d’hydrocarbures ’Pétrole +gaz ‘ non encore identifiées.

Quant à la Direction Générale de l’Energie, elle déclare des resserves prouvées de 419 Mtep dont 296 Mtep sont déjà épuisées laissant dans le sous-sol tunisien l’équivalent de 123 Mtep réparties entre 54% pour le pétrole-485Mbbl- et 46% pour le gaz.

Un avenir sombre

Les résultats des différentes extrapolations de ressources énergétiques fossiles montrent qu’elles sont en train de se raréfier. D’ici 2030, la production du pétrole brut chutera de 2,3 MTep en 2016 à 0,5 Mtep en 2030, le gaz suivra la même tendance baissière pour passer de 2Mtep à 1Mtep au cours de la même période de prévision. Plusieurs handicaps empêchent la Tunisie d’aller chercher son pétrole très peu fournit par la nature.

– Il faut forer encore 300 puits, pour atteindre les réserves ultimes, objectif très difficile à réaliser et tardera dans le temps-15 ans- dans un contexte caractérisé par les opérations de sabotage sur les champs de production.

– Le volume des investissements reçu ces 10 dernières années a chuté de 52% passant de 1490 MDT entre 2006-2009 à 775MDT au cours de la période 2010-2015.

– Les gisements marginaux ont atteint leur maturité.

– Le volume des IDE reçu ces 10 dernières années a chuté de 52% passant de 1.490 MDT entre 2006-2009 à 775 MDT au cours de la période 2010-2015.

– Le déficit énergétique ne cesse de se dégrader passant de 0,6 Mtep en 2010 à 3,7 en 2016.

– Très mauvaise gouvernance de secteur, les actions sont de plus en plus focalisées sur les ENR.

En conclusion l’auteur dit ceci : la finitude de nos ressources énergétiques s’accélère rapidement mettant en danger notre approvisionnement futur sur le marché pétrolier au prix imprévisible. Cette situation grèvera lourdement nos déficits si l’Etat n’agit pas rapidement.

MAC SA

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Les réserves en devises sont considérées comme un filet de sécurité financier et sont utilisées pour subvenir aux besoins stratégiques de liquidité de l’économie en cas de pressions sur les comptes extérieurs. Elles jouent également le rôle d’une garantie pour les créanciers et les investisseurs étrangers sur la capacité du pays à payer ses dettes et à assurer la continuité des transferts avec l’extérieur ce qui leur confère un rôle stabilisateur très puissant. La Banque centrale utilise aussi les réserves pour lisser les fluctuations des taux de change de la monnaie nationale.

La convention communément admise pour l’adéquation du niveau des réserves en devises est que ces dernières devraient couvrir les besoins de financement en devises d’une économie sur un horizon d’un an.

Le niveau adéquat des réserves en devises peut être apprécié au regard d’un ensemble de références calibrées à partir de l’expérience collective des pays lors des crises antérieures ou modélisées en se basant sur une analyse coûts-bénéfices. Parmi les indicateurs les plus usuels dans l’appréciation du niveau des réserves, on cite le nombre de jours d’importations (JI), indicateur basé sur le critère commercial censé jauger la vulnérabilité du compte courant, avec un seuil conseillé minimum d’environ 3 mois.

Comme il apparaît dans le graphique infra, le niveau des avoirs en devises de la Tunisie est resté jusqu’en 2003 globalement en deçà de la barre des 3 mois d’importations. La moyenne des JI sur la période 1987-2004, soit 17 ans, a été d’environ deux mois, avec par moments, au début des années 90, un stock des réserves en dessous de un mois d’importations.

A partir de 2004, ce ratio a sensiblement progressé pour atteindre plus de 186 jours d’importations en 2009, suite à la consolidation des avoirs en devises grâce à l’afflux massif d’IDE dans le cadre d’opérations de privatisation, notamment la cession de 35% du capital de la société TunisieTélécom en 2006 pour une enveloppe de 2 250 millions de dollars.

Toutefois, ce ratio a fortement baissé à partir de 2010, pour revenir vers les 90 jours au troisième trimestre 2012 sous l’effet, d’une part, de la crise d’endettement dans la zone euro, et d’autre part, des évènements sociopolitiques qu’a connus la Tunisie depuis janvier 2011 et qui ont pesé sur les secteurs pourvoyeurs de devises. Grâce aux financements extérieurs subséquents, ce ratio a pu revenir à des niveaux supérieurs à 100 jours d’importations (la moyenne étant d’environ 110 JI sur la période décembre 2012 à ce jour).

En 2017, le niveau des réserves a bénéficié notamment de l’encaissement de l’émission de EUR 850 millions en février qui a porté le stock en devises de 99 à 116 JI. Toutefois, le stock des avoirs en devises a reviré de nouveau à la baisse sous l’effet :

– des pressions continues sur la balance commerciale,

– des règlements au titre du service de la dette extérieure,

– et du tarissement des entrées en devises liées d’une part aux perturbations de la production du phosphate et du pétrole, et d’autre part à la baisse des recettes en billets de banques étrangers malgré l’amélioration de l’activité touristique à cause de la prolifération du marché parallèle en devise.

Le stock des avoirs en devises a atteint 90 JI à la mi-août notamment après le remboursement en principal et intérêts de l’émission Samurai VI (12,7 milliards de yens).

L’encaissement de l’emprunt Banque Mondiale de 456 millions d’euros le 22 août 2017 a permis de rétablir le niveau des réserves en devises à 103 JI.

Il convient de souligner à cet égard, outre le caractère cyclique de l’évolution des réserves en Tunisie lié à l’activité économique, la gestion du stock des avoirs en devises connaît, comme ce fut le cas récemment, un certain décalage entre les dépenses arrivant à échéance et les recettes programmées, ce qui induit parfois des baisses relativement prononcées, mais momentanées de ce stock que la Banque Centrale de Tunisie œuvre à maintenir au-dessus d’un niveau stratégique permettant de répondre aux objectifs dévolus aux réserves en devises.

Ceci étant, le maintien des avoirs en devises à des niveaux adéquats nécessite la maîtrise du rythme d’accroissement du déficit commercial, et surtout le rétablissement de l’activité des secteurs pourvoyeurs de devises et l’éradication de toute activité économique parallèle qui est de nature à aspirer d’une manière incontrôlable les ressources qu’il s’agisse en devises ou en dinar.

BCT

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La situation économique et financière en Tunisie est l’une des plus difficiles. Le déblocage, à temps, de la troisième tranche du crédit contracté auprès du FMI reste improbable. Cela fait courir au pays le risque d’un étouffement financier, prévient l’économiste tunisien Ezzedine Saidane, qui croit qu’il ne faut pas se leurrer d’indicateurs fallacieux de reprise et induire les citoyens et les autres responsables en erreur et que seule une stratégie de sauvetage, à l’image du plan d’ajustement structurel appliqué en 1986, pourrait sauver la donne. Interview :

Q: Quelle lecture faites-vous de la situation économique générale dans le pays et de la santé des finances publiques ?

R: Nous sommes face à une situation économique extrêmement difficile. Celle des finances publiques est beaucoup plus difficile et pour preuve, nous sommes à la fin du mois d’août et nous n’avons toujours pas fixé les grandes lignes de la loi de finances et du budget pour l’exercice 2018. A ce temps là, on aurait dû avoir un projet quasi-définitif, d’autant plus que la constitution nous impose d’avoir une loi de finances et un budget approuvés avant le 10 décembre de chaque année.
D’ailleurs, tous les indicateurs économiques et ceux des finances publiques sont très parlants et reflètent la gravité de la situation. La dégringolade du dinar tunisien face aux monnaies étrangères est aussi un miroir qui reflète la gravité de la situation économique et financière.

La dernière notation de la Tunisie qui vient d’être publiée par Moody’s constitue également un autre signal d’alerte. Et ce n’est pas la notation qui m’intéresse le plus mais c’est le rapport qui l’a accompagnée et les commentaires qui y sont faits et qui montrent une déception profonde de la part des agences de notation de l’état d’avancement des réformes sur lesquelles la Tunisie s’est engagée auprès du FMI et donc auprès des institutions financières internationales.

Q: Vous avez évoqué la dernière dégradation de la note de la Tunisie par Moody’s, quelles en seront les répercussions ?

R: Cette dégradation, envoie un message très négatif aux institutions financières, aux investisseurs étrangers et aux partenaires commerciaux de la Tunisie. Tous ceux qui traitent avec la Tunisie, sous quelque forme que ce soit, sont très attentifs à la notation qui résume la capacité d’un pays à honorer ses engagements financiers extérieurs.
En baissant la note de la Tunisie à B1 avec perspective négative, Moody’s est en train de dire à tous ces partenaires là que le pays n’est probablement plus en mesure d’honorer ses engagements financiers et de payer ses échéances au titre de la dette extérieure.

Les conséquences vont être une quasi-impossibilité pour la Tunisie d’aller sur le marché financier international et même si elle y va, cela va être à des conditions insupportables en termes de marge de risque et de coût global de ce financement. Cela implique aussi que les investisseurs étrangers vont être extrêmement prudents à considérer la Tunisie comme destination d’investissement.

Q: Et comment jugez-vous la réaction des autorités face à cette dégradation ?

R: Je ne vois malheureusement pas de réaction. Et c’est extrêmement décevant parce que je considère qu’un gouvernement responsable aurait dû former d’urgence une cellule de crise pour analyser les conséquences de cette dégradation et voir ce qu’il faut faire pour redresser la situation. Cette dégradation aurait également dû provoquer immédiatement une réunion exceptionnelle du conseil des ministres et de l’Assemblée des représentants du peuple. Mais là j’ai l’impression que personne ne s’en occupe, au point de me demander si le pays est véritablement géré sur le plan économique et financier.

Q: Ne pensez-vous pas que cette inaction est due entre autres à la vacance actuelle du poste de ministre des Finances qui vient de démissionner ?

R: Je ne pense pas que ce soit le cas, puisque la démission du ministre des Finances par intérim vient d’avoir lieu, il y a une semaine, alors que la loi de finances et le budget auraient dû être prêts bien avant cela. Par ailleurs, le ministre est toujours là pour assurer la continuité et donc il aurait dû réagir à temps à cette situation, tout comme le Chef du gouvernement d’ailleurs.
Car là il faut être clair, s’il n’y a pas un chef du gouvernement qui réagit rapidement, dans le sens qu’il faut et avec la manière qu’il faut, la situation ne peut pas se redresser.
Il ne faut pas aussi oublier que la dégradation de Moody’s est assortie d’une perspective négative, ce qui implique que si rien n’est fait la prochaine révision de la notation irait dans le sens d’une nouvelle dégradation.

Q: Face à cette dégradation générale de la situation économique et des finances publiques, pensez -vous que le gouvernement actuel dispose encore de marges de manœuvre pour redresser la barre ?

R: Il disposait de marges de manœuvre suffisantes à mon avis. La légitimité qui avait accompagné la naissance de ce gouvernement d’union nationale aurait dû provoquer une prise en charge énergique de la situation économique et financière, quitte à mettre en œuvre des solutions douloureuses qui impliquent des sacrifices, car c’est la seule façon possible pour sauver notre économie.
Mais malheureusement cette chance, comme bien d’autres d’ailleurs, a été ratée et je pense qu’un gouvernement amoindri comme il l’est aujourd’hui ne peut pas faire grand-chose. Il va falloir attendre quelques jours pour la formation d’un nouveau gouvernement. Mais là aussi les nouveaux responsables auront besoin de temps pour devenir opérationnels.

Reste que la situation de la Tunisie ne peut plus attendre parce qu’il ne faut quand même pas oublier que nous nous approchons d’une échéance très importante, à savoir celle du déblocage de la troisième tranche du crédit contracté auprès du FMI prévue pour octobre prochain. Et comme toutes les institutions financières sans exception, y compris celles du secteur privé s’alignent toujours derrière la position du FMI, une décision négative de la part de celui-ci, pourrait provoquer l’étouffement financier extérieur de la Tunisie.

Q: Au regard de tout ce que vous venez d’avancer, comment évaluez-vous les chances qu’a la Tunisie de pouvoir obtenir ce déblocage ?

R: Il faut dire que la position actuelle du FMI ne va pas dans le sens souhaité par la Tunisie puisque l’équipe du FMI qui s’est déplacée en Tunisie en juillet dernier a publié un rapport qui n’est pas très positif.
Une autre remarque importante c’est que cette équipe n’a même pas pris la peine d’utiliser un langage diplomatique. Son langage était direct, voire trop direct vis-à-vis de l’administration tunisienne, contrairement aux habitudes du FMI qui utilise souvent un langage diplomatique en s’adressant aux Etats souverains.

Une analyse objective de la donne, ne me permet pas de penser que ce déblocage va avoir lieu à temps. N’oublions pas que la deuxième tranche prévue initialement pour décembre 2016 n’a été débloquée qu’en juin 2017 et a été retardée à plusieurs reprises pour les mêmes motifs.
Il est aussi important de signaler que nous avons obtenu le déblocage de la deuxième tranche, en juin dernier pour des raisons politiques à travers le recours à ce qu’on appelle le “waiver”. Il s’agit d’une décision politique qui a favorisé ce déblocage, malgré le fait que l’Etat tunisien n’avait pas rempli ses engagements. Mais cet instrument politique ne peut-être utilisé qu’une seule fois dans la vie d’un crédit.

Q: Que faire face à cette situation ?

R: Malgré toutes ces difficultés, je pense que la situation reste gérable si la volonté est présente. Il faut d’abord clarifier la situation sur le plan politique, car c’est, entre autres, cette cacophonie qui rend la mission du gouvernement extrêmement compliquée.
Deuxièmement, il faut prendre la peine de faire un vrai diagnostic de la situation. Un diagnostic économique et financier qui doit être signé par l’ensemble des signataires du document de Carthage, afin que ce diagnostic unifié permette d’élaborer une stratégie de sauvetage de l’économie tunisienne.

L’implémentation de cette stratégie de sauvetage ne demanderait pas plus que 18 à 24 mois pour sortir l’économie de cette situation. Nous pouvons passer ensuite aux réformes profondes après avoir rétabli une économie qui répondrait convenablement aux différentes réformes. En effet une économie en situation d’hémorragie, comme c’est le cas aujourd’hui, ne répond à aucune thérapie, y compris les injections massives de capitaux.

Q: Est-ce que nos partenaires étrangers vont attendre tout ce temps là ?

R: Je pense que oui, parce que dès qu’ils voient que la Tunisie s’oriente véritablement dans le sens du sauvetage de son économie, de réformes sérieuses et sincères, leur attitude va certainement changer pour devenir favorable à la Tunisie.

Q: Quels devraient être les principaux axes de cette stratégie de sauvetage ?

R: Cette stratégie devrait être l’équivalent du plan d’ajustement structurel appliqué par la Tunisie en 1986. Certains n’aiment pas les plans d’ajustement structurel. Ce n’est pas grave, vous pouvez l’appeler comme vous voulez. Il ne s’agit pas d’une ou de quelques mesures à entreprendre, mais d’un ensemble cohérent de mesures. Un diagnostic bien fait devrait nous permettre d’élaborer un tel plan et nous indiquer où se situent précisément les urgences.

Je rappelle à ce titre que, contrairement à ce que disent certains, le PAS appliqué par la Tunisie en 1986 était un succès et la meilleure preuve pour cela est que la Tunisie avait remboursé un crédit du FMI, trois ans avant son échéance ; c’est dire le redressement rapide de l’économie qui avait eu lieu à l’époque. Je pense que notre situation actuelle est beaucoup plus difficile, beaucoup plus grave, beaucoup plus complexe mais elle reste quand même gérable.

Q: Placez-vous la bataille menée contre la corruption parmi les composantes de cette stratégie de sauvetage ?

R: S’il s’agit d’une véritable guerre contre la corruption, elle sera une vraie composante très importante de la stratégie de sauvetage de l’économie. Si c’est ponctuel ou politiquement orienté, cela peut se retourner contre nous et au lieu d’être un facteur de redressement, cela pourrait aggraver la situation.

Q: Et pour conclure ?

R: La situation est extrêmement difficile, le premier pas vers le sauvetage serait de reconnaitre que notre situation est vraiment difficile. Il ne faut pas continuer à se leurrer d’indicateurs de redressement et de reprise. Dire par exemple que les recettes du tourisme ont augmenté de 19% pendant les huit premiers mois de cette année est une manière d’induire les citoyens, et les autres responsables, en erreur. On oublie de vous dire en effet qu’entre temps le Dinar a perdu plus de 25% de sa valeur. Donc les recettes du tourisme (exprimées en devises, la seule mesure valable) ont, en fait baissé, d’environ 6% malgré l’augmentation du nombre de touristes.
Reconnaissions la gravité de la situation, faisons le bon diagnostic et avançons avant qu’il ne soit vraiment trop tard.

TAP

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L’infatigable expert en économie Ezzedine Saïdane est monté au front, une fois de plus, pour alerter l’opinion publique sur les périls économiques qui guettent la Tunisie. Il a déclaré, sur Shems FM ce mercredi 23 août 2017, que le pays file du mauvais coton depuis des années et que les signes annonciateurs de la dépréciation du dinar sont perceptibles depuis un certain temps…

Saidane a affirmé que l’amoncellement des difficultés économiques a fini par accoucher d’une grave crise économique laquelle pourrait déboucher sur une grosse crise sociale dont on pourra difficilement s’extirper. Il a ajouté que la plongée de la valeur du dinar n’est que le symptôme du naufrage de l’économie nationale à cause de la montée des prix des produits importés et de l’inflation. Ces phénomènes ont conduit à la fonte du pouvoir d’achat et à l’enflement de la dette.

L’expert recommande au gouvernement de dire la vérité aux citoyens, toute la vérité sur la situation catastrophique de l’économie du pays. Cela ne l’a pas empêché de tirer sur le discours de vérité tenu à l’ARP par le ministre du Développement démissionnaire, Fadhel Abdelkefi…

Enfin il a appelé de ses voeux un diagnostic exhaustif des problèmes du pays, auquel prendront part les signataires du pacte de Carthage. Ce travail pourrait ensuite servir de support à une stratégie économique, avec des décisions fortes pour le développement appuyées par la communauté internationale et le FMI.

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