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Une réunion entre les professionnels du secteur laitier en Tunisie a été organisée ce mardi 3 juillet 2018 à l’UTICA pour annoncer une série de mesures et débattre de la crise de la filière de l’industrie laitière.

Lors de son intervention, Boubaker Mehri, président de la Chambre nationale syndicale des industries du lait, a affirmé que les différentes composantes de la filière du lait appellent le gouvernement à tenir des promesses concernant la révision dans les plus brefs délais les prix à tous les niveaux de la filière, à prendre des décisions opérationnelles concrètes en vue de fournir les aliments de bétail et les subventionner pour tous les éleveurs, à instaurer des augmentations suffisantes permettant ainsi de sortir le secteur laitier de sa crise, laquelle est montée d’un cran ces dernières semaines.
Mehri et les professionnels du secteur ont lancé un cri d’alarme face à la “négligence” du gouvernement par rapport aux réclamations relatives à l’augmentation du prix du litre de lait.
Ils ont dans ce contexte annoncé qu’il ont été surpris par la non-application de l’accord concernant la hausse du prix du lait et ce, lors des deux séances de travail qui ont eu lieu  le 17 avril et le 21 juin 2018 au ministère de l’Agriculture.
Ils ont également affirmé que le gouvernement assume toute la responsabilité de la dégradation du secteur du lait, affirmant qu’il ont décidé :
La production et la commercialisation du lait non subventionné et ce, du 9 au 15 juillet 2018.
La suspension totale de leurs activités durant trois jours (le 16 juillet).
Le gouvernement assume toute la responsabilité des protestations sociales qui seront organisées.
Sur un autre volet, les professionnels du secteur laitier ont tenu à réaffirmer qu’ils comprennent les préoccupations des consommateurs concernant la hausse des prix, signalant que cette augmentation est nécessaire pour préserver l’équilibre du secteur, éviter le recours à l’importation et préserver les postes d’emploi.
On rappelle qu’une rencontre entre les professionnels de la filière en question, la Chambre nationale syndicale de l’industrie laitière, les ministères du Commerce et de l’Agriculture avait eu lieu et qu’il avait été convenu d’augmenter le prix du litre de lait.

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Quitte à froisser ses partenaires sociaux voire s’attirer leurs foudres, le gouvernement décide pour ainsi dire prendre le taureau par les cornes dans le dossier de la réformes des caisses sociales. Certes le retard qu’il a mis pour s’en saisir n’est pas anodin, trois années pleines et entières, mais en se résolvant si abruptement et disons-le à juste titre de le faire, c’est à titre principal, parce qu’il s’agit d’une exigence que Fonds monétaire international ressort chaque fois qu’il est question de statuer sur le déboursement des tranches de son prêt de mécanisme élargi de crédit conclu en 2016. Mais il est vrai aussi que la franche opposition manifestée touts azimuts par l’organisation ouvrière, l’UGTT, et celle du patronat, l’UTICA, y est pour beaucoup, chacune pour des raisons qui lui sont propres.

Le Conseil des ministres a solennellement adopté un projet de loi portant révision du régime des retraites assorti de nouvelles orientations dont devra s’inspirer la réforme de certains barèmes et critères du régime des pensions dans les secteurs public et privé, tels que le relèvement de l’âge de la retraite , le financement du régime des retraites et les mesures y associées comme le recouvrement des dettes auprès des caisses sociales , le renforcement des structures de contrôle , l’amélioration de la couverture sociale des employés du secteur informel, et la consolidation des mécanismes de gouvernance.

Tollé des partenaires sociaux

La version finale ayant trait aux propositions de réforme des caisses sociales comprend 12 points dont 7 ont fait l’objet de l’accord de toutes les parties représentées au sein de la sous-commission de la sécurité sociale. Cette réforme s’articule autour d’un certain nombre d’axes en tête desquels figure le relèvement de l’âge de départ de la retraite (obligatoire à 62 ans, et progressivement facultatif à 65 ans) ainsi que l’augmentation de 3% des cotisations dont 2% à la charge de l’Etat et 1% à la charge de l’assuré social à partir de cette année dans le secteur public. Pour ce qui est du secteur privé, ces cotisations seront augmentées graduellement sur deux ans dont 0,5% à la charge de l’entreprise et autant à celle du salarié dès 2018, puis dans la même fourchette en 2019, une proposition rejetée par l’UGTT qui demande l’application du même taux de hausse que celui du secteur public, demande refusée par l’organisation patronale.

Le projet de réforme prévoit aussi la révision du mode de calcul du rendement des années du service actif à hauteur d’un taux de 2% par an applicable à toutes les périodes précédentes à compter de 2018, pour être appliquée à tous les nouveaux cas de part à la retraite, une disposition rejetée par l’UGTT et acceptée par l’UTICA. Il y a encore l’indexation automatique du montant de pension par voie de négociations sociales en tenant compte de l’indice des prix, du taux de croissance et du pourcentage de relèvement du Smig, outre la révision de la liste des travaux pénibles, et celle de la période de stage minimum ouvrant droit au bénéfice de la pension. Il y a lieu de mentionner également au titre des points évoqués par le projet de loi adopté par le gouvernement le paiement des arriérés et des dettes, l’amélioration de la gouvernance des caisses sociales et des régimes de sécurité sociale à travers la création d’un Conseil supérieur du financement des régimes de protection sociale.

Quelles perspectives !

Des mesures qui, si elles étaient adoptées par la Représentation nationale, pourraient atténuer un tant soit peu le déficit des caisses sociales qui a atteint en 2018, plus de 3 milliards de dinars, dû à l’augmentation du nombre de retraités, ce qui a entraîné celle des pensions de retraite contre une baisse des recrutements dans la fonction publique. Il faut y ajouter le vieillissement des populations, qui entraînera soit une hausse dans les taux de cotisations, pour équilibrer le système financier de pension jusqu’à des niveaux socialement inacceptables, soit une baisse dans les taux de remplacement, se traduisant par des systèmes moins généreux versant moins de prestations

Selon une étude Center for research on pensions and welfare policies (CERP), le niveau de déficit de la CNRPS atteindra des niveaux démesurés en 2050, soit 25 600 MD ». Quant à la CNSS, l’étude révèle que « en l’absence d’une réforme structurelle des régimes, le déficit sera porté systématiquement à des niveaux dramatiques, soit 35 800 MD en 2050 ». Autrement dit, le déficit cumulé des deux caisses atteindrait 130% du PIB actuel.

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L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït ont promis de fournir une aide de 2,5 milliards de dollars pour permettre à la Jordanie, qui traverse une grave crise économique et sociale, de surmonter un mouvement de contestation sociale, a annoncé lundi 11 juin 2018 l’agence de presse saoudienne.
A la lumière des liens fraternels étroits, les trois pays fourniront une aide économique à la Jordanie d’un montant total de 2,5 milliards de dollars“, a indiqué l’agence SPA.

L’enveloppe, annoncée à l’occasion du sommet des quatre pays dans la ville sainte de La Mecque, comprend un acompte versé à la banque centrale de Jordanie, une garantie de la Banque mondiale, un soutien budgétaire sur cinq ans et le financement de projets de développement, selon l’agence.
L’économie jordanienne traverse une période difficile – la Banque mondiale évoque une ” faible perspective de croissance en 2018 “, puisque 18,5 % de la population est au chômage, et 20 % vit à la limite du seuil de pauvreté.

L’accueil de centaines de milliers de Syriens ayant fui la guerre pèse aussi lourdement sur les finances publiques et Amman appelle régulièrement la communauté internationale à une aide plus substantielle sur ce dossier, selon le journal français Le Monde.

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Le député et président de la Commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mongi Rahoui, a évoqué les préparatifs des autorités tunisiennes pour un emprunt obligataire sur le marché financier international au profit du budget de l’Etat. Il a démenti les déclarations selon lesquelles il serait difficile pour la Tunisie d’emprunter sur ce marché : “Nous allons sortir sur le marché international et cette opération d’emprunt va certainement réussir“, a assuré Rahoui.

Il a en outre indiqué que l’ARP a donné son accord pour cette sortie depuis le début de cette année et qu’il sera facile à la Tunisie de lever 1 milliard de dollars, même plus, appelant les parties qui vont se rendre sur le marché financier international à bien négocier pour avoir le taux d’intérêt le plus bas. “Ils vont emprunter pour nous et vous allez voir que l’offre serait plus importante que nous demandons“, a assuré Rahoui.

Le président de la commission des finances à l’ARP a fait, dans le même contexte, remarquer que les bailleurs de fonds considèrent  la Tunisie comme un bon client : ” On a suffisamment de gens qui défendent l’intérêt de la Tunisie à l’étranger plus que ceux qui la défendent de l’intérieur. “, a-t-il précisé.

L’opération d’emprunt s’inscrit en effet dans le cadre de la mobilisation des ressources au profit du budget de l’Etat, prévue dans la loi de finances pour l’exercice de 2018 et pour répondre aux besoins de l’Etat en devises, soit au titre du financement du déficit budgétaire ou du déficit courant. Des fonds qui devraient servir à répondre aux exigences de financement, surtout avec les pressions exercées sur les réserves de change, d’une part et sur les liquidités au niveau du marché financier interne, d’autre part.

Au sujet de la crise politique aiguë qui persiste depuis plusieurs semaines en Tunisie, Mongi Rahoui a pointé du doigt le gouvernement, Nidaa Tounes et Ennahdha : “Ce sont les trois éléments de cette crise tripartie et multidimensionnelle (…) Ce sont eux qui ne se préoccupent pas des soucis et des problématiques sociales des Tunisiens à cause de leur irresponsabilité“, a-t-il expliqué.

Et Rahoui d’ajouter qu’il s’agit là d’une crise de pouvoir causée par un ensemble de personnes irresponsables et incapables de diriger les affaires générales du pays. “C’est une autre Troïka composée du gouvernement, d’Ennahdha et de Nidaa Tounes (…) Ce sont eux qui font entrer le pays dans une crise ouverte et sans précédent“, a indiqué Rahoui, faisant remarquer que ces trois éléments ont approfondi la crise dans le pays. “Tant qu’ils sont au pouvoir,  la situation deviendra de plus en plus mauvaise et se détériora de jour en jour“, a-t-il affirmé.

Par ailleurs Mongi Rahoui a accusé le chef du gouvernement d’appauvrir les Tunisiens à travers sa loi de finances 2018.” Youssef Chahed assume la plus grande responsabilité dans cette affaire. C’est lui qui a appauvri les Tunisiens par le billet de cette loi“, a indiqué Rahoui, soulignant que cette loi a été refusée au niveau de la commission des finances et votée par la suite par la majorité.

S’agissant des solutions, l’élu a appelé Chahed ainsi que son gouvernement à se présenter à l’ARP pour un vote de confiance, comme l’a fait l’ancien chef du gouvernement, Habib Essid.

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L’avocat Abdessatar Messaoudi, ancien membre de Nidaa Tounes, avait déclaré dernièrement que le président de la République, Béji Caïd Essebsi, lui avait promis de restaurer ce que son fils et sa “bande” avaient cassé dans la machine de guerre qui avait permis à BCE de triompher au scrutin de 2014. On ne sait pas si cela a un rapport avec l’engagement du président, mais l’ancien secrétaire général de Nidaa Tounes, Taieb Baccouche, s’active actuellement dans les coulisses pour sortir le parti du trou. Il a confié ce samedi 02 juin 2018 à Mosaïque Fm qu’il a sa petite idée sur la manière de sauver Nidaa Tounes et de récréer l’union sacrée entre ses fondateurs pour retrouver la ligne originelle du parti bâti par le chef de l’Etat.

Baccouche a affirmé que les fondateurs du parti et les bureaux régionaux sont en train de plancher sur sa proposition mais qu’il est trop tôt pour se prononcer sur les résultats de son initiative. Ce qu’on sait c’est que l’ancien SG de Nidaa Tounes a conversé, au téléphone, avec Essebsi immédiatement après la dernière sortie télévisée du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Baccouche refuse d’en dire plus sur le contenu de cet entretien, comme il refuse d’entériner son grand retour dans ce parti qui allait nettement mieux quand il en avait la charge…

 

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La crise du secteur de l’immobilier par les chiffres, terribles. Le président de la Chambre syndicale des promoteurs immobiliers, Fahmi Chaabane, a déclaré ce jeudi 31 mai 2018 sur Mosaïque Fm que seuls 24 appartements ont été écoulés sur tout le territoire national durant les 5 premiers mois de cette année.
D’après Chaabane, l’immobilier doit ces mauvais résultats aux mesures financières prises dernièrement pour le secteur. Entendez par là surtout la hausse de la TVA, que les professionnels ont dénoncée de manière véhémente. Il a d’ailleurs brandi la menace d’un gel des activités des promoteurs immobiliers.
Enfin il a fait savoir que certaines municipalités du Grand Tunis n’ont recensé aucun permis de construire.

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Le président français, Emmanuel Macron, qui a mis la Libye en bonne place sur son agenda dès son installation au palais de l’Elysée, tient enfin une date pour organiser des élections législatives et présidentielles : le 10 décembre 2018. Certes cela ne règle en rien les problèmes de fond du pays, déchiqueté depuis le soulèvement de 2011, et surtout cela ne préjuge pas de la capacité des autorités locales et de la communauté internationale à tenir les délais, mais sur le papier ce premier grand pas a son poids..

C’est la principale annonce de la réunion des principaux acteurs de la crise libyenne, convoqués par Macron ce mardi 29 mai à Paris. Le maréchal Khalifa Haftar, le Premier ministre Fayez al-Sarraj, le président du Parlement Aguila Salah, et le président du Haut Conseil d’État Khaled Al-Mishri ont paraphé l’accord, rapporte Jeune Afrique. Reste maintenant à lui donner corps.
Les signataires ont également convenu qu’avant ce scrutin, il faudra s’accorder et mettre en place une «base constitutionnelle». «L’adoption d’une Constitution constituera une étape essentielle pour la souveraineté de la nation libyenne», indiquent les signataires de l’accord, qui ont promis s’appuyer «le représentant spécial des Nations unies dans ses consultations auprès des autorités libyennes portant sur une proposition et sur le calendrier de son adoption».

Comblé, le chef de l’Etat français s’est réjoui d’une «rencontre historique (…), une étape clé pour la réconciliation».
A noter que 19 pays (dont la Tunisie, le Maroc, l’Algérie et les pays du Golfe) et quatre institutions internationales ont pris part à l’événement : l’ONU, la Ligue arabe, l’Union africaine – via le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, qui pilote le dossier libyen – et l’Union européenne. Mahamadou Issoufou, président du Niger, et Idriss Déby Itno, président du Tchad, ont également fait le déplacement.

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Abdessatar Messaoudi, avocat et ancien membre de Nidaa Tounes, a relaté, lundi 28 mai 2018 dans la soirée sur sa page Facebook, sa rencontre avec le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, en pleine tempête autour du Document de Carthage 2, qu’il a fallu d’ailleurs sursoir. Me Messaoudi a indiqué qu’il a eu une discussion très franche et sans tabous avec Essebsi.

«Le président de la République était déçu par la crise politique, et par la situation dégradée de Nidaa Tounes. L’entretien était franc, sans protocole et sans tabous. Nous avons évoqué la famille, le «fils de papa», les nouveaux mercenaires qui ont démoli Nidaa“, a confié l’avocat.

Il m’a écouté dans un moment de clairvoyance et je lui ai dit ce qu’il fallait faire. J’ai, également, écouté sa réponse et son analyse sur la situation politique. Il a promis de corriger ce qui peut l’être et tout ce qui a été détruit par la bande, dans le sens large du terme“, a-t-il ajouté.

La dernière fois qu’on a entendu publiquement l’avocat s’exprimer sur un grand dossier c’était le 11 septembre 2017. Il était alors monté au front pour défendre une idée qui trottait dans la tête de BCE : Le changement du système politique. De l’eau a coulé sous les ponts depuis…

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Dans une interview accordée à Africanmager, l’expert en économie Ezzedine Saidane a déclaré que “l’Accord de Carthage 2” est une perte de temps, qu’il en a pris plus qu’il ne faut pour aboutir à un document qui ne vaut rien du tout. “Cet accord est un mélange de mesures, de mesurettes et de réformes, marqué par une absence totale de démarche, de compréhension et de l’évaluation de l’état des lieux de la situation économique et financière du pays. Lister des mesures de cette façon prouve une mauvaise compréhension de l’urgence de la situation. Le pire c’est qu’on n’en a pas encore fini puisque ce document va être encore soumis à des sous-commissions“, a-t-il précisé.

Il a en outre indiqué qu’en parallèle de ce qui se passe avec le Document de Carthage 2, les indicateurs économiques, sans exception, continuent de se détériorer, considérant cela comme une forme d’inconscience volontaire ou involontaire face à la gravité de la situation : “Chaque partie à son agenda caché alors que le pays nécessite une véritable opération de sauvetage et d’arrêt de l’hémorragie“, a alerté l’expert en économie.

Le sauvetage est encore possible

Cela fait des années qu’on dit que le sauvetage est encore possible mais sous certaines conditions“, a soutenu Saidane, faisant toutefois remarquer que normalement les propositions de solutions devraient provenir de celui qui a le pouvoir, qui n’est autre que le gouvernement, qui est totalement absent du Document de Carthage, selon ses dires.

Outre cette problématique, l’économiste a reproché à l’équipe de Yousseg Chahed de travailler sur les grandes réformes sans coordination avec la commission qui se charge de la question  : “Chaque partie, comme l’UGTT ou encore l’UTICA, déclare avoir son propre programme de réformes, sans aucune coordination entre elles“, a-t-il dit.

Interrogé sur les solutions, Saidane a suggéré une évaluation réelle de la situation économique et financière du pays signée par les parties prenantes du Document de Carthage 2 et la mise en place d’un programme de réformes structurelles dont le principal objectif est d’arrêter l’hémorragie et faire sortir l’économie tunisienne du trou dans laquelle elle se trouve aujourd’hui. “Ce plan d’ajustement structurel“, ajoute-t-il, nécessite entre 18 et 24 mois pour son implémentation.

Une fois ce programme de réformes structurelles finalisé, nous devons, selon Saidane, engager les réformes profondes qui nécessitent une clarification de la perception politique : “Il y a une crise de gouvernance très claire en Tunisie et on est appelé plus que jamais à reconnaître la gravité de la situation économique et financière“, a-t-il dit.

9,5 milliards de dinars de crédits nouveaux

Il a sous un autre angle indiqué que les réserves de change de la Tunisie se situent actuellement aux alentours de 73 jours d’importation. “Or, par rapport à la norme internationale, quand un pays descend en-dessous de 90 jours d’importation, il lui devient très difficile d’emprunter sur le marché financier international, surtout que la Tunisie est appelée à mobiliser dans le cadre du budget 2018 quelque 9,5 milliards de dinars de crédits nouveaux, et c’est ça le problème“, a précisé Saidane, faisant remarquer que si la Tunisie n’arrive pas à emprunter et que les réserves de change continuent de baisser, elle pourrait se retrouver dans une situation de rééchelonnement de sa dette extérieure, et ça serait dommage car ce serait la fin d’une histoire très glorieuse pour la Tunisie en matière de remboursement de sa dette extérieure. “La Tunisie n’a jamais fait de faux bond jusque-là et n’a jamais payé en retard sa dette extérieure. C’est un acquis énorme qui va être perdu et c’est dommage pour nous“, a-t-il dit.

Le FMI demain en Tunisie !

Sur un autre volet, l’expert en économie nous a rappelé qu’une délégation du FMI viendra demain, jeudi 17 mai 2018 en Tunisie et que cette institution financière n’est pas une banque mais plutôt un préteur de dernier recours. “On y a recours lorsqu’on ne peut pas emprunter sur le marché financier international. Le FMI emprunte pour aider les pays en question à sortir de leur situation, et c’est pour cela qu’il y a toujours un programme et des engagements à respecter sinon il n y aura pas de déblocage“a-t-il expliqué, faisant savoir que le gouvernement n’est pas encore sorti sur le marché financier international alors que l’ARP l’a autorisé à le faire : “La Tunisie aurait dû sortir sur le marché financier international pendant la deuxième moitié du mois de mars pour emprunter 1 milliard de dollars, mais avec les ratios actuels, les indicateurs économiques et financiers et la dernière notation de Moodys, cela comporte un risque important dans le sens où la Tunisie sait qu’il ne lui sera pas possible de trouver le montant demandé, ou que même si elle trouve tout le montant ou une partie, cela se ferra à des taux d’intérêts exorbitants“.

La décision souveraine menacée

Évoquant l’endettement, Saidane a déclaré que l’endettement impacte directement la souveraineté du pays. “Quand on est surendetté, qu’on est sous le contrôle du FMI, et si on arrivait à l’étape du rééchelonnement de la dette, une partie de la décision souveraine de la Tunisie ne serait plus dans ses mains mais plutôt dans celles de la partie qui la finance”, a-t-il affirmé.

Il a d’autre part indiqué que les positions de l’UGTT à l’égard des manifestations et des mouvements de protestation et le refus de faire des alliances a un impact très négatif sur la situation économique et financière du pays, appelant ainsi à respecter cette première étape d’évaluation réelle de la situation financière. “Si ce n’est pas fait, on va vivre de grandes contradictions où chaque partie parle d’une évaluation et d’un diagnostic propre à elle (…). Je ne pense pas que l’UGTT soit moins patriote et moins nationaliste que les autres parties. C’est une question de vrai débat pour passer aux réformes indispensables“, a ajouté Saidane.

Au sujet de la situation économique générale du pays, Saidane a dressé un tableau sombre : “La situation ne s’améliore pas encore et les indicateurs continuent de se dégrader (…). Du coup, une opération de sauvetage qui dépend d’un plan d’ajustement structurel devient d’une importance extrême pour éviter à l’économie tunisienne un étouffement financier extérieur“, dixit Saidane.

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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Zied Laâdhari, a déclaré, lors d’un point de presse tenu ce mardi 15 mai 2018 au siège du gouvernement à la Kasbah, que la chute de la production locale de pétrole et de phosphate a coûté à l’État 0,5 point de croissance. Il a souligné toutefois que les efforts se poursuivent pour assurer la stabilité et relancer la production et la croissance.

Le ministre a par ailleurs indiqué que la Tunisie a enregistré 2,5% de croissance durant le premier trimestre de cette année, ce qui reflète, selon lui, une véritable reprise économique, étant donné que cette hausse est impulsée par l’investissement et l’exportation, et non la consommation et les services non marchands.

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Sa cotation est toujours suspendue depuis le 21 mars 2018 pour une raison inconnue et sur laquelle le CMF refuse de se prononcer. Le bilan 2017 de la SITS n’est toujours pas publié sur les sites de la bourse et du conseil du marché financier où on trouve pourtant les indicateurs du 1er trimestre 2018. Au 30 juin 2016, le résultat net de cette société de promotion immobilière était déficitaire de plus de 1,014 MDT et sa trésorerie de fin de période négative de plus de 4,253 MDT.

A la même date, les Commissaires aux comptes de cette société tuniso-saoudienne où sont notamment actionnaires la banque mixte Stusid Bank et le groupe Poulina à quelque 56 % du capital font état d’irrégularités. «Il nous a été rapporté l’existence d’irrégularités commises pendant les exercices, 2011, 2012 et 2013, par l’ancien DG. La société avait présenté 3 plaintes auprès du Procureur de la République près le tribunal de 1ère instance de Tunis, le 8 août 2016», révèlent les CC. Selon les mêmes sources, l’ancien DG, de nationalité égyptienne, aurait détourné la somme de 300.000 DT.

Cela fera donc bientôt deux ans que la justice tunisienne est saisie de cette affaire, sans que les petits actionnaires de cette entreprise cotée en bourse n’arrivent à savoir quelque chose sur le sort de l’ancien DG dont on dit qu’il aurait été interdit de quitter le territoire tunisien, ni sur le sort de l’argent de leur entreprise, qui semble désormais avoir peu de chances d’être recouvré. Les voies de la justice tunisienne restent impénétrables !

Entretemps, c’est une guerre de succession qui est désormais ouverte, pour le contrôle de la SITS. Après le DG dont on ne sait le sort, ce fut d’abord le président du conseil saoudien qui présenta sa démission, avant d’essayer d’y revenir et de se faire même aménager de plus grands bureaux au siège de l’entreprise et de se faire acheter une nouvelle Mercedes flambant neuve. C’est ensuite un premier administrateur judiciaire pour essayer de fixer la date d’une AGE qui permettrait à l’entreprise de se faire nommer un nouveau DG. Que se passe-t-il en fait à la Sits ?

  • Le conflit, vu par l’avocat de la partie tunisienne

Pour le savoir, Africanmanager s’est adressée à Me Ahmed Ouerfelli, avocat de la partie tunisienne, essentiellement représentée par la banque Stusid et le groupe PGH. Il commence par rappeler que «à partir de l’année 2016, il y a eu changement de composition du CA de la Sits qui a généré un conflit, notamment avec la partie saoudienne représentée par Ibrahim Ben Saidane qui présidait ce conseil depuis la création de l’entreprise. Le conflit ayant bloqué toute décision au sein du conseil, quelques actionnaires s’étaient retournés vers la justice, demandant la nomination d’un mandataire de justice qui convoquera l’AG à se réunir».

Et l’avocat des deux plus importants actionnaires dans le capital de la Sits d’ajouter que «le tribunal a ainsi nommé Taoufik Mourad Rekik qui convoqua l’AG pour le 13 mars 2017. Cette dernière a élu un nouveau conseil d’administration et désigné Akram Ziadia au poste de DG de la Sits où il est par ailleurs actionnaire. Réuni sous la présidence du mandataire de justice, le nouveau conseil a nommé Abdellatif Mechaal au poste de président du nouveau CA. Ibrahim Ben Saidane s’y oppose et refuse même de quitter le conseil et de nouveau le conflit éclate», indiquant que «à chaque fois que le nouveau conseil décide quelque chose, Ben Saidane en réunit un autre et prend les décisions contraires à ce qui avait été décidé par le conseil issu de l’AG du 13 mars 2017 et s’auto-désigne président du CA».

En novembre 2017, Abdellatif Mechaal convoque une réunion du CA pour l’approbation des états financiers de 2016, pour le 24 novembre 2017. Le DG Akram Ziadia prend alors contact avec Mechaal pour lui demander le renvoi de la réunion, pour le 8 décembre 2017, afin de permettre aux Saoudiens d’y être présents. Le président du conseil y consent et donne accord à Ziadia pour envoyer un mail à tous les membres du CA et au Commissaire aux comptes, ce qui rendait caduque la date de novembre. Le 24 novembre pourtant, un CA eut lieu, en présence seulement de la partie saoudienne et du DG. Ce conseil prit deux décisions : Il confirme d’abord Ben Saidane au poste de président du conseil, et accorde ensuite une augmentation financière au DG Ziadia et allonge son mandat de deux années supplémentaires, contrairement aux statuts qui le fixent à seulement trois années.

  • La Sits, de nouveau sous mandataire de justice

Conflit de nouveau, entre les membres tunisiens du conseil qui avaient été informés du renvoi de l’AG qui eut pourtant lieu, et recours de nouveau à la justice, d’abord pour annuler le PV de la réunion du 24 novembre 2017 et des décisions qui y avaient été prises et sa radiation du registre du commerce. Un des actionnaires avait demandé une copie dudit PV, ce qui lui a été refusé. Désormais en situation de blocage et «comme le DG prit cause pour la partie saoudienne et les a soutenus dans l’opération d’éloignement des actionnaires tunisiens du CA et des décisions qui y ont été prises et dont il a tiré profit à titre individuel, nous estimons que tout cela est une opération payée d’avance. Nous nous sommes de nouveau adressés à la justice demandant la désignation d’un mandataire de justice, qui devra de nouveau convoquer la réunion d’une AG laquelle devra délibérer, en tant qu’organe souverain, sur la situation de l’entreprise et ordonner une expertise judiciaire sur la gestion de la société».

Entretemps, le 23 mars 2018, la direction de la Sits réunit le CA saoudien et lance convocation pour une AG à la date du 31 août 2018, pour essayer de court-circuiter le travail du mandataire, ce que la partie tunisienne a catégoriquement refusé et ce qui a été aussi annulé par le tribunal. Ce dernier, par décision datée du 19 avril 2018, a en définitive désigné un nouveau mandataire de justice en la personne de Néjib Ben Dhieb, et lui a confié la mission de convoquer une nouvelle AG pour la fin mai 2018. Cette AG aura uniquement à statuer sur la situation du CA et des décisions du CA saoudien qui sont contestées par les actionnaires tunisiens, majoritaires dans le capital de la Sits et devrait trouver les solutions idoines pour cet imbroglio juridique et de gestion.

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Suspendus depuis mardi 17 avril 2018, les cours ont repris, mercredi matin, dans les collèges et lycées des différentes régions du pays à quelques exceptions près, dans la capitale.
Les enfants ont retrouvé le chemin de l’école suite au mot d’ordre donné aux enseignants par la fédération générale de l’enseignement secondaire.
Cependant plusieurs élèves ont exprimé leur refus de suivre des cours de rattrapage pendant les vacances de la semaine prochaine, a constaté, à Tunis, un journaliste de la TAP. La fédération avait, en effet, proposé au gouvernement de dispenser des cours pendant cette semaine pour rattraper le temps perdu mais exigeait en contrepartie le paiement des jours de grève.
Les élèves du lycée Aicha Bellagha à la rue de Marseille à Tunis ont déserté les cours et se sont rassemblés devant leur établissement pour exprimer leur refus de cette suggestion qui les privera de leur droit aux vacances.
Par ailleurs, quelques élèves se sont rassemblés devant le collège Lénine à Jean Jaurès à Tunis, refusant d’entrer en classe alors que leurs camarades ont rejoint les salles de cours.

L’air préoccupé, plusieurs parents, venus accompagner leurs enfants, ont confié à la TAP qu’ils voulaient s’assurer de la reprise effective des cours.
“Les parents et les élèves sont le maillon faible du système éducatif, personne n’accorde d’intérêt à leurs opinions”, s’est indignée une intervenante, ajoutant que le conflit entre le syndicat et le ministère a, largement, affecté la vie des familles tunisiennes”.
La semaine de vacances est un acquis auquel il ne faut pas toucher, selon deux parentes d’élève, soulignant l’attachement des parents à connaître la moyenne scolaire de leurs enfants qualifiant d'”inconcevable” la décision de retenir les notes.

Des élèves du lycée Bourguiba à Tunis se sont prononcés contre les cours de rattrapage qui vont les priver de se reposer pendant les vacances, affirmant que durant toute la semaine écoulée, ils venaient quotidiennement pour s’assurer de la poursuite du mouvement de protestation observé par les professeurs.
Certains élèves du baccalauréat mathématique ont déclaré à la TAP que la récente grève de l’enseignement a empêché le parachèvement du programme, ce qui rend nécessaire, à leur avis, l’organisation de séances de rattrapage pendant les vacances.
Certains parents sont conscients que la crise entre le syndicat et le ministère n’a pas encore été résolue, estimant qu’il est impératif de revenir sur la décision relative à la retenue des notes

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Le secrétaire général de l’union générale tunisienne du travail (UGTT), Nourredine Taboubi, a présidé, jeudi, l’ouverture du 24e congrès ordinaire de l’union régionale du travail à Gabès qui se tient sous le signe “Unité syndicale, justice sociale” en présence de membres du bureau exécutif de l’organisation syndicale et d’un grand nombre de syndicalistes de la région de Gabès et autres gouvernorats.

Taboubi a évoqué, dans l’allocution qu’il a prononcée à cette occasion le dossier de l’éducation et les efforts que l’UGTT déploie pour trouver une solution à la crise que connait le secteur de l’enseignement secondaire, affirmant qu’il n’y aura pas d’année blanche et que l’UGTT s’engage à faire réussir l’année scolaire “coûte que coûte“.

Il a ajouté que l’organisation syndicale fait confiance aux éducateurs et se tiendra toujours à leurs côtés, affirmant son engagement à trouver des solutions radicales qui préservent leur dignité et son refus de toutes les tentatives visant à diaboliser l’éducateur et à monter les élèves et le peuple tunisien contre lui.
Le responsable syndical a ajouté que l’Union représente une “force constructive et une dynamique positive et non pas une force destructrice comme s’attèlent certains à le faire croire“.

Il existe, a-t-il dit, “de grandes divergences sur les orientations fondamentales du pays“, soulignant que l’Union était claire dans sa position lorsqu’il s’est avéré nécessaire d’injecter du sang neuf dans l’équipe gouvernementale.

Taboubi a, d’autre part, déclaré que le pays a, aujourd’hui, besoin de nouveaux responsables qui sont capables de dire la vérité au peuple, estimant que les salariés et les travailleurs manuels subissent les conséquences des décisions douloureuses prises par le gouvernement, estimant qu’il était plus judicieux de prendre des mesures pour renforcer la lutte contre la contrebande.

Il a exprimé la volonté de l’UGTT de réformer les entreprises publiques et d’accroître leur compétitivité, soulignant que la cession du secteur public est une ligne rouge, appelant à la nécessité d’examiner la situation de ces institutions au cas par cas pour trouver des solutions efficaces à même de résoudre les problèmes auxquels elles sont confrontées.

Le 24ème congrès de l’union régionale du Travail à Gabès se tient dans une conjoncture marquée selon les syndicalistes de la région par une multiplicité des dossiers brûlants dans la région qui nécessitent une intervention rapide. Il s’agit, notamment, des dossiers de l’environnement, de la santé, de l’infrastructure, du chômage et du manque flagrant de médecins spécialistes, outre les projets non réalisés.

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À cette occasion, le commissaire européen chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, Christos Stylianides, a réitéré le soutien de l’UE en réponse à l’aggravation de la situation humanitaire dans la région, au moyen de contributions à hauteur de 77 millions d’euros d’aide d’urgence et au développement pour la crise en RDC.

« Aujourd’hui, nous sommes unis avec la population de RDC. Les besoins humanitaires persistent depuis trop longtemps dans le pays, et la situation continue de s’aggraver. Nous sommes déterminés à aider les populations les plus vulnérables de RDC et à leur donner de l’espoir. Pour remplir notre mission humanitaire et sauver des vies sur le terrain, nous avons besoin d’un accès humanitaire continu et sans entrave à toutes les régions, ainsi que d’une protection des travailleurs humanitaires », a affirmé le commissaire Stylianides.

Du 24 au 26 mars 2018, le commissaire s’est rendu en voyage officiel en RDC, où il a visité des projets d’aide financés par l’UE dans le Nord et le Sud-Kivu et rencontré des membres du gouvernement à Kinshasa. Sur le montant annoncé aujourd’hui, 49,5 millions d’euros – annoncés par le commissaire Stylianides au cours de sa récente visite en RDC – seront destinés à faire face à l’aggravation de la crise humanitaire en RDC et à financer les services de vols humanitaires vers les zones les plus reculées du pays. 27,6 millions d’euros seront également consacrés à la santé, à la sécurité alimentaire, à l’éducation et au renforcement de la résilience en RDC. En plus du montant promis, l’Union européenne a également affecté 6 millions d’euros au soutien des réfugiés de RDC et des populations d’accueil dans les pays voisins que sont le Burundi, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda.

Contexte

L’Union européenne coorganise la conférence humanitaire sur la RDC à Genève avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) et le Royaume des Pays-Bas, afin de mobiliser des ressources pour faire face à la crise humanitaire en RDC.

Les besoins humanitaires en RDC ont doublé au cours de l’année dernière, plus de 16 millions de personnes étant touchées par la crise et 13 millions ayant besoin d’aide humanitaire dans l’ensemble du pays. Plus de 5 millions de personnes sont actuellement déplacées, dont 4,5 millions à l’intérieur du pays et 630 000 qui ont fui vers les pays voisins.

Les opérations humanitaires financées au titre de la protection civile et des opérations d’aide humanitaire de la Commission visent à aider les personnes touchées par des violences récentes ou en cours, la malnutrition aiguë et les épidémies en leur fournissant une protection et une aide vitale en temps opportun. De plus, la Commission possède son propre service aérien d’aide humanitaire, ECHO Flight, qui offre aux organisations humanitaires partenaires un transport sûr et gratuit vers les zones reculées du pays.

En plus de ses activités humanitaires, la Commission a également intensifié son aide à la coopération au développement dans les secteurs de la santé et de la sécurité alimentaire, afin de répondre aux besoins urgents de la population et des personnes les plus vulnérables dans la région du Kasaï. Elle a également approuvé de nouvelles aides pour répondre aux besoins éducatifs des enfants dans les zones de conflit du Kivu et du Tanganyika.

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On avait cru que leur problème était Néji Jalloul. Il est parti, servi aux syndicats sur un plateau par un Youssef Chahed qui a la gâchette facile, les ennuis de l’Education nationale eux sont restés. On a même atteint un point culminant avec la prise en otage, et je pèse mes mots, des notes des élèves. Un fait sans précédent dans l’histoire, très tourmentée ces dernières années, de ce pays. Et c’est sans aucun doute une spécificité tunisienne, une de plus, qu’il est impossible de voir ailleurs dans le monde, surtout sa durée… une éternité ! Mais les enseignants sont loin d’être les seuls à dicter leur loi dans une Tunisie qui a perdu la boussole depuis que l’autorité de l’Etat s’est auto-dissoute. La STAM fait aussi sa loi au Port de Radès, avec les dégâts pour l’économie que l’on sait et que vient de dénoncer avec véhémence le Conseil des Chambres Mixtes, après la CONECT et la FTTH. Les chauffeurs de taxis, louagistes et autres transporteurs dictent aussi le tempo, et honneur suprême : Leurs problèmes se règlent à la présidence de la République, alors qu’il y a toute la hiérarchie pour cela, ou à la limite le secrétaire d’Etat au Transport, le ministre, voire le chef du gouvernement si tout cela ne suffisait pas. Mais jusqu’au chef de l’Etat, tout de même !

Mais tout va bien, tout ce beau monde est à l’abri de représailles, ou même d’un simple rappel à la loi ; l’UGTT, la toute puissante centrale syndicale, laquelle a reçu, il faut le rappeler, le prix Nobel de la paix pour services rendus à la nation, veille à ce que tous les criminels économiques vaquent tranquillement à leurs occupations. Mais que voulez-vous qu’il se passe d’autre ? Même le ministre de l’Education a esquivé quand on l’a invité dans la vénérable Assemblée nationale pour causer de la crise dans l’enseignement secondaire. Il avait mieux à faire ailleurs, parait-il du côté du palais de la Kasbah. L’avenir de nos enfants, celui du pays, le vrai, peut attendre. Noureddine Taboubi, Lassaad Yacoubi et compagnie avaient eux aussi mieux à faire ailleurs que de discutailler au Parlement. Eux, à la limite, on peut s’en passer, mais que le ministre se comporte de la sorte, ça dépasse l’entendement.

Un vieux serpent de mer

Les maux de l’école de la République ne datent pas d’aujourd’hui, mais leur plus grand symptôme est sans aucun doute la montée en puissance des établissements privés, où d’ailleurs pratiquement toute notre élite – politique et économique – a planqué ses enfants, ce qui explique peut-être son peu d’empressement à solutionner les problèmes de l’école publique. En fait, elle s’en moque. Du moins c’est ce qu’elle nous montre. Quant aux profs, cette privatisation de l’enseignement ne les gêne nullement (celle des entreprises publiques pose problème, mais pas l’éducation), ça leur fait même des classes moins chargées, moins d’heures de boulot, et ça leur fait surtout une planque dorée quand ils auront arraché la retraite à 55 ans. Une retraite pleine à 55 ans et une seconde carrière à un âge pas si avancé que ça, au lieu de se farcir du bénévolat dans les associations et aider là où l’Etat ne peut pas le faire, comme en Occident et ailleurs, que demande le peuple ?

L’Education nationale se coltine les anomalies depuis un bail. Néji Jalloul avait jeté un pavé dans la mare en assénant que son budget, le plus gros de tous les ministères, sert essentiellement à payer des salaires, à hauteur de 97%, des salaires que les enseignants veulent encore plus gros, alors que des miettes vont aux autres postes de dépense (activités sportives, clubs de dessin, peinture, musique…), pourtant déterminants pour l’équilibre de nos enfants et in fine leur réussite. Mais ça n’a l’air de gêner personne. Les autorités se complaisent dans la descente aux enfers du niveau général des élèves tunisiens, que démontrent tous les classements internationaux. Mais ça aussi n’empêche personne de roupiller la nuit, dans un pays où, paradoxalement, les écoles privées poussent comme des champignons, avec des agréments qui sont délivrés à la vitesse de la lumière (de la corruption dans l’air ?). Des écoles privées où il est impossible de s’assurer à 100% du niveau des enseignants, piochés très souvent dans la famille, les relations, le voisinage, avec des diplômes et des critères de sélection dont personne ne peut garantir la régularité. Mais ça aussi ne remue personne. Les parents s’endettent même parfois pour mettre leurs gosses à l’abri, au chaud, dans le privé, croient-ils. Ils s’en vantent même dans les réunions familiales, les diners entre potes, les brins de causette au bureau. Le “rikh tounsi” (la frime, la fanfaronnade), c’est aussi, hélas, une réalité…

Dans n’importe quel pays qui se respecte, le chef du gouvernement serait tout de suite monté au front pour déminer le terrain. Mais Youssef Chahed attend je ne sais quoi. A côté des saillies qu’il nous sert épisodiquement à l’ARP ou à la télévision, on aurait aimé de la réactivité et surtout des actions concrètes en direction d’un secteur aussi vital pour l’avenir de la nation que l’Education nationale. Mais même s’il sortait du bois maintenant, à cet instant précis, c’est déjà trop tard. Les agitateurs – Yacoubi et sa bande – ont compris que l’éducation n’était pas une priorité pour le gouvernement, c’est une sorte de blanc-seing pour toutes leurs turpitudes. Ils ne vont pas se gêner..

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Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT, a affirmé sur Mosaïque fm que la centrale syndicale tient encore à la désignation de nouvelles têtes dans le gouvernement, surtout avec les résultats négatifs sur tous les plans, a-t-il indiqué.

Il a ajouté, suite à sa rencontre avec Mohamed Ennaceur, président de l’ARP, ce jeudi 5 avril 2018, qu’il faut harmoniser les efforts afin de trouver des solutions efficaces.

Il a rappelé qu’il y a une commission technique chargée de fixer les priorités économiques, sociales et politiques du Pacte de Carthage. Ces priorités seront aussi celles du Parlement prochainement.

Le secrétaire général de l’UGTT a dévoilé qu’une réunion a eu lieu hier au palais Dhiafa à Carthage avec six ministres. L’objectif était de rapprocher les positions concernant la crise de l’enseignement secondaire. Les efforts continuent aujourd’hui pour pousser les négociations. “Rassurez-vous, l’année scolaire sera sauvée“, a-t-il noté.

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Les représentants de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et le ministre de l’Education, Hatem Ben Salem, ont décidé de ne pas assister lundi 02 avril 2018 à la réunion de la commission de la jeunesse, des affaires culturelles, de l’éducation et de la recherche scientifique à l’assemblée des représentants du peuple (ARP) en raison de quelques engagements et vu la spécificité de la crise de l’enseignement secondaire qui est liée à un conflit purement professionnel.

Avec nos respects au Parlement, l’UGTT ne pourra pas assister à la réunion d’aujourd’hui étant donné que l’invitation n’a pas été claire et la crise de l’enseignement secondaire est liée à un conflit purement professionnel qui nécessite l’application de la loi telle que mentionnée dans le code du travail et la loi relative à la fonction publique, outre le cadre du dialogue et des négociations entre les parties sociales“, a souligné le secrétaire général adjoint et porte-parole officiel de l’UGTT, Sami Tahri, dans une déclaration à l’agence TAP.

Le responsable syndical a précisé que le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi, a aussi des engagements qui l’empêchent d’assister à cette réunion au Parlement puisqu’il participera à la réunion du comité d’identification des priorités issues du document de Carthage pour examiner la situation générale du pays.

Selon la même source, le Parlement aurait pu faire pression sur le ministre de l’Education en l’auditionnant sur la crise de l’enseignement secondaire qui se poursuit depuis le mois de novembre dernier et aucune partie n’a bougé pour apaiser les tensions.

Sami Tahri a indiqué que les représentants de la Fédération générale de l’enseignement secondaire n’assisteront pas non plus à cette réunion puisqu’ils sont attachés à leurs revendications et sont convaincus que cette crise ne pourrait être résolue qu’à travers l’ouverture inconditionnelle des canaux de négociations.

Il a, en outre, signalé que la commission administrative de la Fédération générale de l’enseignement secondaire se tiendra demain mardi et sera suivie d’une réunion mercredi du bureau exécutif élargi et d’une réunion du conseil sectoriel vendredi prochain pour examiner également la situation générale du pays et une série de dossiers en rapport avec les négociations dans les secteurs public et privé, le document de Carthage et d’autres dossiers.

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Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, s’est montré très conciliant hier lundi 26 mars 2018 dans la soirée au terme de sa rencontre avec trois ministres de Youssef Chahed, ceux de l’Education nationale, des Finances et des Affaires sociales. Taboubi a annoncé, dans un communiqué émis pas la centrale patronale “une sortie de crise qui redonnera de l’espoir aux familles tunisiennes». Une tonalité qui n’a rien à voir avec la posture belliqueuse de samedi dernier, quand il déclarait littéralement la guerre au chef du gouvernement et rameutait même ses troupes. Alors question : Cette inflexion notable de Taboubi a-t-elle un lien avec la dernière sortie de Houcine Abassi, son prédécesseur, qui après s’être rendu chez le chef de l’Etat avait appelé à la sagesse pour résoudre les problèmes du pays ? Mystère pour le moment…

Par ailleurs Taboubi a fait savoir que les ministres avec qui il a conversé «se réuniront avec le chef du gouvernement” et que des solutions pour beaucoup de dossiers seront sur la table dès ce mardi 27 mars 2018. Reste à savoir si le secrétaire général de l’UGTT va lâcher du lest sur son leitmotiv : Certains ministres, voire leur patron, Chahed, devront être débarqués. Les réunions de la Commission du Pacte de Carthage nous le diront.

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L’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP) a fait savoir dans un communiqué rendu public ce jeudi 15 mars 2018 que les éleveurs tunisiens de vaches laitières sont confrontés à de nombreuses difficultés dont notamment la hausse vertigineuse des prix du foin, l’augmentation de leurs dettes à cause de la sécheresse, la montée des prix d’importation de plusieurs outils  utilisés dans la production du lait, la déviation du dinar…

L’UTAP a dans ce contexte exprimé sa profonde préoccupation et a appelé les parties concernées par ce secteur à  :

* Intervenir dans les plus brefs délais afin de sauver les éleveurs de vaches laitières.

*Réviser les prix du lait à la production (1DT/litre).

*offrir le foin aux éleveurs et ce, dans toutes les régions du pays…

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, a déclaré ce samedi 10 mars 2018, lors d’une rencontre organisée par l’académie parlementaire, que les politiques économiques successives n’ont pas permis de régler en profondeur les problèmes du pays et que les solutions de facilité sont responsables de la crise économique qui sévit actuellement, rapporte Mosaïque Fm.

Au sujet du combat contre la corruption, il a affirmé que cela prendra des années, mais que le travail doit être entamé immédiatement et avec le plus grand sérieux.

Abassi a également dit son mot sur le taux de croissance ; il déplore le fait qu’il ait été drainé par la consommation et les salaires, et non l’investissement. Il a aussi souligné le poids des exportations et des industries de laboratoire dans cette petite embellie des deux premiers mois de 2018.
Il a ajouté qu’il y a une grosse marge de progression à l’export si on mise sur des secteurs tels que la technologie, les produits pharmaceutiques et le tourisme, à condition de ne pas éluder les problèmes qu’ils présentent…

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