La Commission des Finances et du Budget a procédé à l’audition du ministre de l’Éducation nationale au sujet d’un projet de loi portant approbation de l’accord de financement conclu le 10 juillet 2023 avec la Banque européenne d’investissement, relatif à un prêt destiné au financement du programme de modernisation des établissements d’enseignement.
Ce concours financier ‘inscrit dans le cadre des efforts de l’État visant à fournir les ressources nécessaires pour mettre en œuvre sa politique visant à développer le système éducatif pour le rendre capable de jeter des fondements solides pour l’éducation, en fixant un certain nombre d’objectifs, notamment la mise en place d’une infrastructure éducative moderne à tous les élèves et étudiants tunisiens dans les différentes régions de la République.
Selon le ministre, le nouveau processus de financement représente une extension du programme 1 de la « Modernisation des établissements d’enseignement » et donc une poursuite du partenariat dans un domaine d’importance particulière pour les deux parties.
En outre, un programme de modernisation des établissements d’enseignement a été présenté dans ses première et deuxième parties. Ses objectifs sont notamment de contribuer à l’amélioration de la qualité des acquis des étudiants et des rendements internes dans les cycles préparatoires et secondaires, conformément au principe d’équité et d’égalité des chances, et à améliorer la qualité des système éducatif en prenant soin des infrastructures et des services éducatifs, qu’ils soient préparatoires ou secondaires.
80 nouvelles écoles primaires en projet
A été également présenté un ensemble des données liées au programme 2 de modernisation des établissements d’enseignement en ce qui concerne les bâtiments, les équipements, l’accompagnement technique, la formation et le développement des compétences des personnes impliquées dans ce programme.
Il s’agit de permettre la création de 80 nouvelles écoles primaires et la préparation et l’entretien des écoles primaires prioritaires, outre l’acquisition d’équipements pédagogiques, et l’acquisition de 75 autobus scolaires et leur distribution à tous les niveaux régionaux, des délégations à l’éducation pour contribuer au renforcement du transport scolaire.
Le ministre a expliqué que le projet apportera un appui et un accompagnement technique pour le suivi des études et la réalisation des projets dans leurs différentes étapes incluses dans le programme de l’Unité de Gestion des Objectifs pour mettre en œuvre le programme de modernisation des institutions et établissements éducatis et former les cadres du ministère de l’Éducation dans de nombreux domaines liés au programme.
Les députés ont soulevé un certain nombre de questions liées, notamment, à l’état de délabrement des infrastructures de la plupart des écoles primaires, en particulier dans les zones intérieures, ce qui a eu un impact négatif sur l’efficacité de l’éducation.
Ils ont également évoqué les problèmes de santé dus à l’absence de conditions minimales pour maintenir la santé dans certains d’entre eux, au manque de sécurité dans l’environnement extérieur des écoles et lycées, ainsi qu’à l’absence de cadre éducatif dans beaucoup d’entre eux, à la surpopulation dans les salles de classe et l’absence de moyens de transport pour les élèves qui vivent en zone rurale. Ils ont appelé à accorder davantage d’attention aux établissements d’enseignement, à les moderniser et à travailler à l’amélioration de l’indice de qualité et de la gouvernance dans les écoles.
« Indépendance de la décision nationale »
D’autre part, les parlementaires ont estimé que le renouvellement du contrat de prêt des bailleurs de fonds est une reconnaissance implicite du succès du programme de modernisation des institutions éducatives dans sa première partie. Ils ont également jugé que les conditions financières n’étaient pas claires, d’autant moins que le document sur l’exposé des motifs ne contenait pas de données précises sur le taux d’intérêt appliqué.
Dans ses réponses, le ministre de l’Éducation a confirmé que le travail se fera selon une stratégie basée principalement sur le principe d’équité en fixant des normes objectives dans la distribution du programme et en se concentrant davantage sur les régions de l’intérieur, notamment les zones rurales. Il a expliqué que les travaux visant à faire progresser le système éducatif, y compris la réforme des infrastructures scolaires et du système éducatif, et la réhabilitation des écoles, s’inscrivent dans le cadre d’une approche systémique dont le succès nécessite les efforts combinés de toutes les parties impliquées, étant donné que le secteur de l’éducation est un secteur vital en relation avec tous les secteurs.
Il a expliqué que le principe de la conclusion d’accords n’est pas de renoncer à l’indépendance du processus décisionnel national. Selon lui, la programmation est essentiellement nationale et répond au principe de discrimination positive pour les régions, indiquant que la priorité est de prendre en compte les « situations catastrophiques devenues un danger pour les étudiants et les enseignants ».
De la diligence dans le financement des projets éducatifs !
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