AccueilLa UNEDéficit commercial : L’introuvable panacée ! 

La Chine arrive en tête de liste des pays avec lesquels la Tunisie enregistre un déficit commercial de 3,3 milliards de dinars, et selon les indicateurs livrés  par le Centre de Promotion des Exportations pour les 5 premiers mois de cette année, la Chine, la Russie, l’Algérie et la Turquie arrivent en première position pour structurer le déficit géographique.

En effet, fin mai 2023, le déficit commercial avec la Russie s’élevait à 2,4 milliards de dinars, tandis que le déficit avec l’Algérie atteignait 2,1 milliards de dinars et avec la Turquie 1,3 milliard de dinars.

Quant aux pays avec lesquels la Tunisie a enregistré un excédent, la France occupe la première place avec 2348 millions de dinars, suivie de l’Allemagne avec 1413 millions de dinars et de la Libye avec 891 millions de dinars, selon les statistiques des cinq premiers mois de cette année.

Afin de limiter l’aggravation du déficit commercial avec certains pays, le ministère du Commerce a officiellement commencé à examiner certains accords de libre-échange avec des pays tels que la Turquie.

La limitation de l’aggravation du déficit commercial avec la Turquie se fera par l’élargissement de la liste négative des produits non différenciés, en mettant l’accent sur les produits fabriqués dans le pays et sur les secteurs qui connaissent des difficultés en raison de l’intensification des importations d’origine turque.

La directrice générale du commerce extérieur, Dora Borji, a confirmé dans des déclarations précédentes à « African Manager », que divers scénarios pouvant être activés avec la partie turque seront envisagés pour améliorer la situation de la balance commerciale, soulignant que l’arrêt ou l’empêchement de l’approvisionnement en produits, même s’il s’agit de « produits de luxe », n’est pas possible compte tenu de l’adhésion  de la Tunisie notre àl’Organisation mondiale du commerce, mais les accords de l’OMC reconnaissent la possibilité pour les États membres de promulguer des mesures techniques et organisationnelles pour protéger leurs industries nationales.

La Tunisie travaille également actuellement à modifier sa stratégie pour améliorer la structure des exportations et aller vers de nouvelles destinations inexploitées.

Une nouvelle plate-forme d’enregistrement des exportateurs étrangers

L’un des programmes et projets de réforme les plus importants en cours est la mise en place d’une plate-forme d’enregistrement des exportateurs étrangers qualifiés pour exporter leurs produits vers le marché tunisien en coordination avec les différentes structures concernées.

Selon un document publié dimanche par la TAP, le ministère a souligné ce qui a été réalisé dans le domaine du contrôle des importations, comme la poursuite de l’activation des mesures visant à remédier au déficit de la balance commerciale en concentrant un système de pré-contrôle sur les importations d’une gamme de produits de consommation. Et de surveiller les dossiers préalables à l’ouverture des obligations commerciales extérieures pour l’approvisionnement de ces produits afin de réduire le phénomène d’offre aléatoire.

Dans ce contexte, le ministère a souligné « un contrôle strict de l’origine des marchandises pour réduire les cas de manipulation de l’origine adoptés par certains exportateurs pour obtenir un traitement différencié et le non-paiement des taxes dues ».

Le ministère a également examiné la valeur de référence d’un ensemble de produits de consommation approuvés pour le calcul des droits exigés lors du déchargement des marchandises par les services douaniers. Le programme général de fourniture de voitures a également été réduit de 20% par rapport à 2022.

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