AccueilLa UNEDes faits et des demandes, graves!

Des faits et des demandes, graves!

Les chiffres de la pandémie du Covid explosent en Tunisie. L’indiscipline et l’insouciance passées du Tunisien, notamment par rapport aux gestes barrières et autres consignes de sécurité sanitaire, mais aussi l’infrastructure sanitaire délaissée pendant une décennie et qui finit par s’effondrer, ont détruit des milliers de vies humaines, et des dizaines de milliers de ressources, en emplois et fiscales pour l’Etat.

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La Tunisie se retrouve obligée à faire le porte-à-porte téléphonique par la voix de son président, pour quémander l’aide de tous ceux qui consentiraient à le faire, en espèces ou en nature, pour éviter de sombrer dans le chaos du Covid.

Cette même Tunisie se retrouve à accepter des aides de tous genre, même de la part de pays réputés pro-islamistes, comme la Turquie et le Qatar, à demander des facilités de paiement pour ses achats de gaz, ou à se voir fermer les frontières d’un pays dont les réfugiés étaient un temps accueillis à bras ouverts, à ses citoyens, ses politiciens, ses blessés et ses malades soignés même à crédit.

  • Sans réformes, c’est le « Club de Paris ». Dixit : Fitch Ratings 

En juillet, alors qu’il était à Sousse pour  s’accorder un (ou plus) nouveau mandat à la tête de l’UGTT, Noureddine Tabboubi revendiquait de nouvelles augmentations salariales. La masse salariale, comme le confirme le projet de loi de finance corrective (LFC), explose.

Selon le document du LFC « il est prévu que les dépenses actualisées pour l’ensemble de l’année 2021 s’élèveront à 44,635 Milliards DT, ce qui a entraîné des besoins supplémentaires s’élevant à 4,432 Milliards DT, et les postes suivants sont concernés :

Charges salariales : une augmentation de 835 MDT :

Il est prévu que les charges salariales pour l’ensemble de l’année 2021 atteindront le niveau de 20 953 MDT, contre 20,118 Milliards DT, estimées par la loi de finances originelle, soit une augmentation de 835 MDT, provenant d’accords, de nouvelles affectations, de promotions et d’augmentations sectorielles intervenus après l’approbation de la loi de finances initiale ». Tout cela a bien été dit, magistralement de franchise, par l’indépendant gouverneur de la BCT.

  • Incertitudes sur un accord sur les réformes avec l’UGTT

Pointant directement la force de résistance aux réformes, Fitch Ratings indique dans sa dernière notation souveraine, plus que négative pour la Tunisie, que « un accord sur la coordination des réformes entre le gouvernement et l’influente Union générale tunisienne du travail (Ndlr : UGTT qui est le véritable dirigeant de la politique budgétaire depuis 2011) le 31 mars améliore les perspectives de changements politiques qui pourraient faciliter l’accès de la Tunisie aux financements publics. Cependant, un accord sur les réformes réelles reste très incertain et les risques posés par des besoins de financement élevés sont considérables ». On se rappelle, à cet effet, lesdits accords signés avec l’UGTT pour une concertation sur les réformes, et des réunions de Dar Elhekma, et qui sont restés noir sur blanc.

Tout récemment aussi, l’agence de rating Fitch disait, en explication de la dégradation de la note souveraine de la Tunisie, que « en février, le FMI a estimé que la dette de la Tunisie « deviendrait insoutenable à moins qu’un programme de réforme solide et crédible ne soit adopté avec un large soutien ». Dans un scénario de non-réforme, la Tunisie pourrait finalement être considérée comme nécessitant un traitement du Club de Paris avant d’être éligible à un financement supplémentaire du FMI, avec des implications pour les créanciers du secteur privé ». Plus clair que cela, tu meurs !

Personne, ni sur la scène politique tunisienne, ni sur les réseaux sociaux qui la font bouger, n’a réagi à cette demande syndicale, pourtant intervenue après une énième grève, cette fois celle des banques, où des piquets de grève avait même interdit le traitement des chèques par la société interbancaire Sibtel.

  • En plus de l’UGTT, revoilà les islamistes qui revendiquent aussi de l’argent !

En Tunisie, les réseaux ont plutôt réagi, avec fort refus et colère que de telles demandes soient exprimées en temps de disette financière grave qui a fortement impacté la santé du Tunisien, à la demande du parti islamiste tunisien au gouvernement Mechichi de mettre en place le fonds de compensation desdits victimes de l’ancien régime, comme le demandait l’islamiste Abdelkrim Harouni (ar).

Après Abdelkrim Harouni qui criait sur le parvis de la Kasbah que « au nom d’Ennahdha, nous demandons au chef du gouvernement que le fonds commence à fonctionner, avant le 25 juillet, date de la fête de la République » , voici le député Noomane El-Ich du Courant démocratique qui, dans question écrite adressée en mai dernier au chef du gouvernement et qui circule sur les réseaux sociaux , lui demandait « pourquoi il n’a pas ordonné l’injection d’argent dans le fonds Alkarama pour la compensation des victimes ? ».

Des appels, qui interviennent au moment le plus mauvais financièrement pour le gouvernement Mechichi qui ne s’est point exprimé à ce propos, et qui enflamment la blogosphère tunisienne qui descend chaque jour en flammes le parti des Islamistes tunisiens, dont le gouvernement peine à acheter les vaccins anti-Covid-19.

Un communiqué de presse daté du 8 juillet 2021 (dont nous n’avons pas reçu copie et qui circule seulement sur les réseaux sociaux) signé par le président de ce fonds Abderrazak Kilani, assurait avoir assisté à une réunion à la Kasbah et discuté de ce fonds et de son avancement. Le même Kilani qui, sur une vidéo de la radio privée Shems fm, indiquait que le montant des compensations dues aux victimes, serait de 3 Milliards DT. Le montant et le nombre des victimes font polémique. Seul à réagir, parmi les médecins impliqués dans la lutte anti-Covid-19, le Dr Rafic Boujdaria, chef du service des urgences de l’hôpital Abderrahmane Mami de l’Ariana, qui a considéré la demande d’indemnisation dans la situation actuelle du pays et la propagation de l’épidémie du coronavirus comme une « erreur politique et un faux pas moral ». Personne n’a cependant condamné l’appel de l’UGTT à de nouvelles augmentations salariales dans la même conjoncture !

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