L’escalade militaire fait craindre un conflit susceptible de menacer la stabilité déjà fragile du deuxième pays le plus peuplé du continent avec plus de 100 millions d’habitants et, au-delà, de toute la Corne de l’Afrique.
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a limogé dimanche son chef de l’armée, quatre jours après le lancement d’une offensive militaire contre la région du Tigré, dans le nord du pays, qui menace de tourner à la guerre civile.
Le chef adjoint de l’armée, le général Berhanu Jula, « a été promu au rang de chef de l’armée », a affirmé un communiqué du bureau du Premier ministre, sans préciser les raisons du limogeage de son prédécesseur, le général Adem Mohammed.
Ce changement brutal à la tête des forces armées éthiopiennes intervient alors que le gouvernement a lancé mercredi une opération militaire contre la région du Tigré, accusée par Addis Abeba de velléités sécessionnistes.
Malgré un black-out total sur les opérations militaires, sur le terrain apparaissent les premiers signes de combats qui semblent assez nourris entre forces armées éthiopiennes et tigréennes.








