Des bombardements ont été menés par les forces américaines dans la nuit du 19 au 20 décembre contre « plus de 70 cibles » liées à Daesh, réparties sur plusieurs zones du centre et de l’est de la Syrie. Le commandement militaire étasunien pour le Moyen-Orient (Centcom) évoque une opération « massive », mobilisant avions de chasse, hélicoptères et artillerie, avec l’emploi de plus de 100 munitions de précision.
Sur Truth Social, Donald Trump a revendiqué une action menée « très fort » contre les bastions de l’organisation jihadiste. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a de son côté confirmé que l’objectif était de neutraliser des combattants, des infrastructures et des sites d’armement de l’État islamique. D’après une source sécuritaire syrienne, les frappes ont notamment touché des zones désertiques près de Homs, ainsi que des secteurs ruraux autour de Deir ez-Zor et de Raqqa, sous contrôle du gouvernement syrien. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme fait état d’au moins cinq membres de Daesh tués, dont le chef d’une cellule spécialisée dans l’usage de drones.
L’administration américaine assume une « réponse directe » à l’attaque du 13 décembre, attribuée par Washington à Daesh, qui avait causé la mort de deux soldats américains et d’un traducteur près de Palmyre. « Ce n’est pas le début d’une guerre, mais un acte de représailles », a insisté Pete Hegseth. Malgré sa défaite territoriale en 2019, le groupe État islamique continue de mener des actions ponctuelles en Syrie, dans un contexte sécuritaire toujours instable.








