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Galère et misères des  Tunisiens en instance d’expulsion

Les Tunisiens, dont le nombre est estimé à plus de 70% des migrants expulsés, n’ont souvent pas accès à une représentation juridique et sont confrontés à des conditions de vie inhumaines dans les centres de pré-expulsion, selon un document récemment publié par trois groupes de défense.

De nombreux migrants tunisiens  pâtissent de mauvaises conditions de vie dans les centres de pré-expulsion (CPR) italiens et n’ont pas accès à une assistance juridique, selon un document récemment publié par trois importantes organisations non gouvernementales (ONG) : Avocats sans frontières (ASF), le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) et l’Association d’études juridiques sur l’immigration (ASGI). Le document  est basé sur des entretiens avec des Tunisiens rapatriés d’Italie.

« Le voyage des migrants tunisiens ressemble à un purgatoire, depuis leur interception en mer par les garde-côtes italiens jusqu’à leur rapatriement en Tunisie, en passant par leur détention dans différents endroits », ont déclaré les ONG, citées par l’agence de presse officielle italienne Ansa.

Elles ont  affirmé  que les conditions des Tunisiens dans les CPR « ne représentent que la partie émergée de l’iceberg en matière de gestion des migrations, ce qui montre que l’approche actuelle des migrations évolue dans une direction qui tourne autour de la sécurité. » Ils ont appelé les autorités italiennes « à garantir des conditions compatibles avec le droit international et les droits de l’homme. »

Les Tunisiens constituent la majorité des migrants renvoyés de force ou volontairement dans leur pays d’origine depuis l’Italie, selon les trois ONG — plus de 70% des migrants rapatriés. En 2020, 1 922 Tunisiens auraient été renvoyés, et 1 872 en 2021.

La Tunisie est considérée comme un « pays d’origine sûr » en Italie, ce qui signifie que les demandes d’asile des Tunisiens sont généralement rejetées et qu’ils font face à des procédures d’expulsion plus rapides.

Exclus d’accès aux conseils juridiques et aux informations

Les ONG ont déclaré que les migrants se trouvant dans les CPR se heurtaient à de sérieux obstacles pour obtenir une défense juridique et pour  plaider  leur cas devant un juge.

La plupart des migrants que les trois ONG ont interrogés leur ont dit qu’ils ne recevaient pas d’informations sur leur cas dans une langue qu’ils comprenaient. Selon le document de l’ONG, 89 % des anciens détenus du CPR qu’ils ont interrogés n’ont pas été informés des raisons de leur détention, quelque 80 % n’ont reçu aucune sorte de document de la part des autorités italiennes lors de leur rapatriement, et 70 % ont déclaré n’avoir reçu aucune information sur la protection internationale.

« Limiter l’accès à l’information pour les migrants est devenu une pratique utilisée pour empêcher les personnes concernées de faire valoir leurs droits et donc un moyen d’accélérer les mesures de rapatriement », ont déclaré les ONG.

Beaucoup ne se sentent pas en sécurité

Les migrants ne sont pas seulement confrontés à des obstacles en matière d’information et de représentation juridique, les conditions de vie dans les centres sont également très mauvaises, selon le document des ONG.

« 52,9% ont déclaré qu’ils n’avaient pas eu accès à un lit ou à un banc, ou à un matelas et à une couverture propre dans les CPR ; 56,8% ont déclaré qu’ils n’avaient pas reçu de kits d’hygiène et d’accès aux services, en plus de vêtements propres ; 68,6% ont déclaré qu’il n’y avait pas assez de nourriture », indique le document.

De nombreuses personnes interrogées ont également déclaré aux auteurs qu’elles ne se sentaient pas en sécurité à l’intérieur des locaux de rétention. 88,2% des personnes interrogées ont déclaré avoir été victimes de mauvais traitements à l’intérieur des CPR – dans la majorité des cas par le personnel du centre.

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1 COMMENTAIRE

  1. pourquoi on ne fait pas comme les pays européens d’expulser et de les rapatrier chez eux les migrants clandestins subsahariens et autres qui travaillent clandestinement pour financer leur émigration clandestine vers les cotes italiennes alors que nous avons un taux de chomage supérieur à 40 % chez les jeunes ?

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