Israël a bombardé dans la nuit de mardi à mercredi les domiciles de plusieurs responsables du Hamas, le mouvement islamique en place à Gaza. Ces bombardements entrent dans le cadre de l’opération Bordure protectrice, lancée depuis neuf jours par Israël contre la bande de Gaza. Alors qu’il prépare une potentielle offensive terrestre, Israël a demandé ce mercredi matin à 100 000 habitants de Gaza d’évacuer leur domicile.
Cette spirale de violences a été enclenchée après le rapt et le meurtre de trois étudiants israéliens en juin, attribués par Israël au Hamas, qui a nié. Le 1er juillet, Israël avait bombardé Gaza. Le lendemain, un jeune Palestinien avait été tué et brûlé vif à Jérusalem. Trois extrémistes juifs doivent être inculpés dans cette affaire.
Le Hamas, considéré par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne comme une organisation terroriste, a rejeté une initiative égyptienne en affirmant n’en avoir eu connaissance que par les médias. Pour ce mouvement, aucune trêve n’est envisageable sans un accord global sur la fin du blocus de Gaza en place depuis 2006, l’ouverture du poste-frontière avec l’Egypte et la libération de détenus.
« Le Hamas ne nous a pas laissé d’autre choix que d’étendre et d’intensifier notre campagne contre lui », a réagi le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.
L’Etat hébreu se réserve encore la possibilité de déclencher une opération terrestre. L’armée a ainsi ostensiblement déployé des troupes d’infanterie et des chars aux abords de Gaza, mobilisant 40 000 réservistes en vue d’une éventuelle invasion. Mais Israël, pour qui cette option risque d’être coûteuse en vies humaines, cherche à éviter ce scénario.
De son côté, la France a proposé mercredi une mission européenne d’aide frontalière aux points de passage entre Gaza et Israël. Paris estime qu’un tel dispositif – déjà mis en place par l’UE en 2005 au point de passage de Rafah entre Gaza et l’Egypte – permettrait d’aider à avoir une trêve durable et à répondre aux besoins légitimes des deux parties en termes de sécurité et de circulation.
« Les pays arabes ont dit leur soutien, et puis il faudrait obtenir l’accord des cinq membres permanents du Conseil de sécurité », a indiqué le ministre des affaires étrangères sur France Culture. Cette question pourrait être évoquée cette semaine par les dirigeants européens à l’occasion d’un sommet extraordinaire convoqué à Bruxelles.








