La justice britannique a infligé vendredi un revers au gouvernement de Keir Starmer en jugeant « disproportionnée » l’interdiction en 2025 du groupe propalestinien Palestine Action, une décision qui pourrait remettre en cause les inculpations de centaines de ses partisans.
La ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a immédiatement annoncé son intention de faire appel, estimant nécessaire de « conserver la capacité d’agir pour protéger la sécurité nationale ».
La décision d’interdire ce groupe et de le classer terroriste, prise en juillet, « s’est traduite par une atteinte très substantielle aux droits à la liberté d’expression et à la réunion », a estimé la juge Victoria Sharp, lors de la lecture d’un résumé de la décision.
« Un très petit nombre d’activités de Palestine Action ont constitué des actes de terrorisme » au regard de la loi, a-t-elle ajouté.
« Nous proposons de rendre une ordonnance annulant la décision de la ministre de l’Intérieur d’interdire Palestine Action », a-t-elle poursuivi, faisant état d’erreurs « importantes » dans l’argumentation du gouvernement.
La juge a cependant souligné que l’interdiction du mouvement restait en vigueur jusqu’à nouvel ordre, et donné jusqu’au 20 février aux deux parties pour soumettre de nouveaux arguments juridiques.








