Après cinq mandats consécutifs, Viktor Orbán n’est plus le Premier ministre de la Hongrie. Dimanche 12 avril, il a été battu par Péter Magyar, candidat conservateur pro-européen, et a aussitôt reconnu une défaite « douloureuse ».
Ces élections législatives ont été marquées par une participation d’électeurs record. Celle-ci a abouti à une victoire assez nette du parti Tisza de Péter Magyar (53,45 % des suffrages, contre 37,92 % pour le Fidesz de Viktor Orban selon les dernières estimations alors que le dépouillement n’est pas terminé). Le vainqueur a assuré que son concurrent l’a félicité par téléphone.
Ce basculement politique pourrait avoir des répercussions au-delà des frontières hongroises. Sous Viktor Orbán, Budapest s’était imposée comme un allié clé d’Israël au sein de l’Union européenne, utilisant régulièrement son droit de veto pour bloquer des décisions jugées défavorables à l’État hébreu. Le dirigeant hongrois avait notamment accueilli Benjamin Netanyahou malgré les tensions internationales.
L’arrivée de Péter Magyar au pouvoir pourrait redéfinir cette orientation diplomatique. S’il confirme son intention de se rapprocher de Bruxelles, la Hongrie pourrait adopter une ligne plus alignée sur celle de l’Union européenne, au risque de modifier sensiblement l’équilibre des positions européennes vis-à-vis d’Israël.








