Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l’approvisionnement pétrolier mondial.
« Nos voisins du sud doivent savoir que si leur territoire et leurs installations sont mis au service des ennemis pour attaquer la nation iranienne, ils peuvent dire adieu à la production pétrolière au Moyen-Orient », ont averti les Gardiens de la Révolution.
Avant ces menaces, les cours du pétrole, mis sous tension par le bouclage du détroit d’Ormuz, par où transite d’ordinaire un cinquième de l’approvisionnement mondial, étaient déjà repartis à la hausse, gagnant environ 3%.
L’Iran sait comment « résister aux intimidations », a prévenu son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, dénonçant le blocus américain des ports du pays, « un acte de guerre et donc une violation du cessez-le-feu ».
Téhéran refuse pour l’heure de renvoyer une délégation au Pakistan pour des pourparlers avec les Etats-Unis, après une première session infructueuse le 11 avril.
Le vice-président JD Vance, qui doit de nouveau mener la délégation américaine, se trouvait toujours à Washington mardi à la mi-journée, en raison de « réunions supplémentaires », selon la Maison Blanche.








