Le gouvernement et l’opinion publique libanais ont été pris au dépourvu par des fuites israéliennes évoquant un éventuel accord qui lierait le retrait israélien du territoire libanais et la démarcation des frontières terrestres à un accord de normalisation entre Beyrouth et Tel-Aviv.
Cependant, le Liban rejette fermement cette idée, soulignant que les négociations frontalières sont strictement axées sur la sécurité et se limitent au retrait israélien, à la délimitation de la frontière et à la libération des détenus.
Ces fuites, attribuées à une source politique israélienne, sont apparues au lendemain de la libération par Israël de quatre détenus libanais, qualifiée de « geste de bonne volonté ». Cette initiative a coïncidé avec les préparatifs de négociations sur les points frontaliers contestés.
Les médias israéliens ont cité une source politique affirmant que les négociations avec le Liban s’inscrivent dans un plan plus vaste et global.
La politique du Premier ministre Benyamin Netanyahou a remodelé le Moyen-Orient, et Israël souhaite maintenir cette dynamique pour parvenir à une normalisation avec le Liban, a déclaré la source.
Tout comme le Liban a des exigences concernant la frontière, Israël a également ses propres exigences, et ces questions seront abordées, a ajouté la source.
Ces propos ont été perçus comme une tentative israélienne de lier la démarcation de la frontière et le retrait du territoire libanais à un accord de normalisation, selon un député libanais suivant l’évolution de la situation.
Cependant, le Liban rejette fermement tout lien de ce type, le considérant comme un dépassement du mandat du comité chargé de superviser la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 26 novembre.
Israël choque le Liban avec son projet de lier le retrait à la normalisation
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