Le flux des investissements internationaux a enregistré, en 2021, une baisse de 0,5% pour atteindre un montant de 1876,3 MD, contre 1885,9 MD, au cours de la même période de 2020. Ces investissements sont répartis entre 1844,8 MD d’IDE et 31,5 MD en portefeuille.
Selon l’agence de promotion de l’investissement extérieur(FIPA), les investissements de portefeuille ont enregistré une baisse de 38,9% par rapport à l’année précédente, tandis que les IDE ont enregistré des variations de 0,6% par rapport à 2020, de -25,6% par rapport à 2019 et de -32,7% par rapport à 2018.
Les investissements agricoles et dans les énergies ont enregistré respectivement une baisse de 61,9% et de 12,9% par rapport à l’année précédente.
Les IDE sont répartis à hauteur de 29,3% pour les énergies, 51,6% pour les industries manufacturières, 18,7% pour les services et 0,4% pour l’agriculture.
Le flux des IDE hors énergie enregistré au cours de l’année 2021 a permis de réaliser 502 opérations d’investissement d’une valeur totale de 1 304,3 MD permettant de créer 11 298 nouveaux postes d’emplois.
Parmi ces projets d’investissement : 81 (16%) sont relatifs à des projets de création, d’une valeur de 82,2 MD (6%) favorisant 1 448 (13%) nouveaux postes d’emplois et 421 (84%) sont relatifs à des projets d’extension d’une valeur de 1 222 MD (94%) ayant permis de créer 9 850 (87%) nouveaux postes d’emplois.
Les industries manufacturières, destinataire majeure
La ventilation sectorielle des flux entrants d’IDE dans les industries manufacturières permet de constater que 69,7% de ces investissements sont orientés vers les industries mécaniques électriques et électroniques (663,5MD).
La répartition régionale confirme la grande disparité. En effet plus de 56% des IDE sont concentrés dans les régions du Grand Tunis (735,9 MD), principalement le gouvernorat de Tunis avec 339,2 MD et la région du Nord-Est avec plus de 19% des IDE (253,1 MD).
La répartition par pays des flux entrants d’IDE, place la France en première position avec 439,4 MD soit plus de 33% du total des IDE hors énergie. L’Italie est en deuxième position avec 175,4 MD, l’Allemagne troisième avec 80,1 MD et l’Espagne quatrième avec 79,0MD.
En termes de nombre de création d’emplois, la France, l’Allemagne et l’Italie, sont classés respectivement premier, deuxième et troisième pays créateur d’emplois.
Ainsi, la France, l’Italie et l’Allemagne conservent leur statut de partenaire stratégique de la Tunisie.
Fort rebond dans le monde
En 2021, les flux mondiaux d’investissements directs étrangers (IDE) ont enregistré un fort rebond. Selon le Moniteur des tendances d’investissement de la CNUCED publié fin janvier, ils avaient augmenté de 77 % pour atteindre quelques 1 650 milliards de dollars, à comparer avec 929 milliards de dollars en 2020, dépassant ainsi leur niveau d’avant la COVID-19.
«La reprise des flux d’investissement vers les pays en développement est encourageante, mais la stagnation des investissements nouveaux dans les pays les moins avancés (PMA), notamment dans les industries essentielles au développement des capacités de production et des secteurs clés des objectifs de développement durable (ODD) – tels que l’électricité, l’alimentation ou la santé – est une cause majeure de préoccupation », note la Secrétaire générale de la CNUCED, Rebeca Grynspan.
Le rapport de la CNUCED révèle une forte confiance des investisseurs dans les secteurs des infrastructures, soutenue par des conditions de financement à long terme favorables, ainsi que des plans de relance et des programmes d’investissement à l’étranger.
Les opérations de financement de projets internationaux ont augmenté de 53 % en nombre et de 91 % en valeur. On relevait en particulier des hausses significatives dans la plupart des régions à revenu élevé ainsi qu’en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes.
En revanche, la confiance des investisseurs dans l’industrie et les chaînes de valeur mondiales reste en berne. Les annonces de projets d’investissements entièrement nouveaux sont quasiment stables (-1% en nombre, +7% en valeur). Le nombre de nouveaux projets dans les industries à forte intensité de chaînes de valeur mondiales (CVM) telles que l’électronique diminuait encore.








