Le Premier ministre britannique Keir Starmer a révélé mercredi que son gouvernement étudie la possibilité d’imposer des sanctions à l’encontre de deux ministres israéliens: Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale, et Bezalel Smotrich, ministre des Finances. Cette annonce, rapportée par l’AFP, fait suite à une question posée au Parlement britannique.
Keir Starmer a justifié cette considération en évoquant des « déclarations méprisables » et des « activités préoccupantes en Cisjordanie », faisant référence au soutien de ces ministres à la « colonisation » des Territoires palestiniens, considérée comme illégale par le droit international.
Itamar Ben Gvir a vivement réagi, accusant le Royaume-Uni de continuer à s’opposer à l’État juif « au milieu d’une guerre existentielle ». Il a affirmé que ces menaces ne l’empêcheraient pas d’agir dans l’intérêt d’Israël.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’efforts précédents. L’ancien ministre britannique des Affaires étrangères, David Cameron, avait révélé plus tôt cette semaine que le gouvernement conservateur précédent avait déjà travaillé sur des sanctions contre des politiciens israéliens jugés « extrémistes ».
En août dernier, une initiative similaire au niveau de l’Union européenne, portée par le chef de la diplomatie Joseph Borrell, avait été bloquée.
Les appels aux sanctions font suite notamment à des déclarations controversées de Smotrich au début de la guerre, suggérant qu’il serait « justifié d’affamer la population de Gaza pour obtenir la libération des otages ».
La Grande-Bretagne envisage des sanctions contre Ben Gvir et Smotrich
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