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La République du Congo inaugure son premier méthanier, ouvrant la voie à une importante exportation de gaz 

Le lancement du premier méthanier de la République du Congo, issu du projet de premier plan Congo LNG, témoigne de la ferme volonté du pays d’exploiter ses ressources naturelles de manière responsable et de progresser vers une économie plus durable et plus respectueuse de l’environnement. Cette première livraison de GNL est prête à renforcer l’approvisionnement local en électricité et à fournir du gaz essentiel à d’autres pays, marquant ainsi une avancée significative dans le secteur énergétique de la République du Congo.
Avec sa première livraison de GNL, la République du Congo franchit une étape historique dans le développement de son secteur des hydrocarbures en plein essor. Le méthanier a été mis à l’eau en présence du président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, et du ministre des hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, et devrait permettre au pays d’atteindre son objectif déclaré de devenir l’un des principaux exportateurs de GNL au monde.

Le premier gaz pour le projet Congo LNG – qui est fortement soutenu par la Chambre africaine de l’énergie (CEA) – la voix du secteur de l’énergie en Afrique – a une capacité de production de liquéfaction de 1 milliard de mètres cubes (mmc) par an et a été reçu en décembre 2023. Le projet exploite les ressources gazières et les infrastructures de production existantes de la concession Marine XII, située à environ 3 km au large de la République du Congo. En tant que tel, avec un accent particulier sur l’exportation de ses ressources en gaz naturel et en pétrole vers l’Europe, l’expansion tant attendue du projet Marine XII devrait porter la production d’hydrocarbures du pays à 500 000 barils de pétrole par jour (bpj) et à 4,5 milliards de mètres cubes de gaz dans les deux ans à venir.
La production de GNL du projet sera renforcée par l’arrivée d’un second navire GNL d’une capacité de 3,5 milliards de m3, actuellement en construction et qui entrera en production en 2024. Cette unité supplémentaire pourra stocker plus de 180 000 mètres cubes de GNL, qui seront utilisés pour répondre à la demande intérieure.

Destiné à favoriser l’exploitation optimale des abondantes ressources gazières de la République du Congo – qui sont estimées à 10 trillions de pieds cubes – et bénéficiant d’une approche technologique sans brûlage, le volume total de GNL produit par le projet sera commercialisé auprès d’acheteurs internationaux par la supermajor de l’énergie Eni.
Parallèlement, avec le démarrage prévu de la nouvelle raffinerie de la République du Congo, d’une capacité de 50 000 bpj, qui devrait entrer en service en 2025, le pays devrait devenir autosuffisant pour répondre à la demande intérieure, tout en laissant l’excédent de production disponible pour l’exportation vers les marchés internationaux. La construction de la raffinerie devrait débuter au premier trimestre 2024, et la production devrait commencer 18 mois plus tard.

En mettant l’accent sur la monétisation et le développement du gaz naturel, la République du Congo a lancé son plan directeur pour le gaz (GMP) lors de l’édition 2021 de la conférence et de l’exposition African Energy Week (AEW) – le plus grand événement énergétique du continent qui stimule l’investissement dans la croissance énergétique africaine avec pour mandat de faire de la pauvreté énergétique sur le continent une histoire ancienne à l’horizon 2030. Comprenant un cadre qui vise à encourager le développement et l’investissement dans le secteur du gaz naturel de la République du Congo, le plan présente des opportunités d’investissement significatives pour les parties prenantes régionales et internationales.
Le PGM est mis en œuvre avec le soutien total de la NOC SNPC Congo – dirigée par le directeur général Maixent Raoul Ominga – ainsi que d’un certain nombre de sociétés pétrolières internationales qui participent au secteur amont du pays. Il s’agit notamment des supergrands Chevron, TotalEnergies et Eni, ainsi que des producteurs indépendants d’hydrocarbures Perenco et Lukoil.

« Grâce à des initiatives telles que le GMP, la République du Congo avance à grands pas vers l’exploitation de ses richesses en gaz naturel. Les ressources gazières du pays sont appelées à jouer un rôle central pour faciliter la sécurité énergétique mondiale tout en accélérant la transition vers un avenir énergétique décarbonisé. Le lancement du premier méthanier du projet Congo LNG en témoigne et nous sommes fiers d’avoir franchi cette étape », a déclaré le ministre Itoua. 
En témoignage de l’engagement de la NOC dans l’exploration des hydrocarbures dans le pays, la SNPC, Eni et Lokoil ont signé un contrat pour l’achat et la vente de GNL en septembre 2023, démontrant un engagement à exploiter le potentiel de gaz naturel de la République du Congo pour des opportunités à la fois nationales et internationales. L’accord permettra d’exploiter les ressources du permis Marine XII tout en utilisant les revenus dérivés du projet pour soutenir les secteurs de l’électricité, de l’exploitation minière, de l’agriculture et de l’industrie du pays, favorisant ainsi la diversification et le développement socio-économique.
La République du Congo est également le cinquième plus grand exportateur de pétrole brut en Afrique, avec un volume d’exportation moyen de 210 000 bpj pour son pétrole brut phare de Djeno en 2022. Le pays produit et exporte également des dérivés du brut light sweet M’Kossa et heavy sweet Yombo, principalement vers les marchés chinois.
« On peut dire sans risque de se tromper que la République du Congo se rapproche de son rêve d’exportation de GNL et prouve au monde qu’il existe des moyens de monétiser d’immenses découvertes de gaz naturel tout en contribuant à la décarbonisation du bouquet énergétique mondial », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC. « Avec de tels développements passionnants en cours dans le pays, la République du Congo sera en mesure de stimuler les investissements et de s’établir en tant que marché compétitif ».

La stratégie de la République du Congo en matière d’hydrocarbures et son plan de gestion du gaz s’inscrivent dans le programme de la conférence AEW, qui vise à ouvrir le dialogue sur la stratégie énergétique de l’Afrique. En présentant aux parties prenantes des informations précieuses sur les marchés actuels et émergents du gaz naturel, et en expliquant des plans gaziers transformateurs tels que celui de la République du Congo, la prochaine conférence AEW : Invest in African Energy de cette année, qui se tiendra en novembre, vise à promouvoir et à stimuler les investissements dans le secteur des hydrocarbures en Afrique.
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