La Chine et la Russie ont affirmé leur proximité mercredi face à la guerre au Moyen-Orient, et Moscou a offert à Pékin de « compenser » le déficit de ressources énergétiques qu’elle subirait à cause du conflit.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, en visite de deux jours en Chine, a confirmé la venue du président russe Vladimir Poutine au cours du premier semestre 2026.
Le président Xi Jinping pourrait ainsi recevoir successivement dans les prochaines semaines son homologue américain Donald Trump, annoncé mi-mai, et russe, dans une période de tensions géostratégiques.
La Chine et la Russie sont des voisines aux étroites relations diplomatiques et économiques. Elles sont des partenaires de l’Iran et des rivaux des Etats-Unis.
Un rôle important a été attribué à la diplomatie chinoise dans le cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis. La guerre, la quasi paralysie du détroit d’Ormuz et, désormais, le blocus des ports iraniens par les Etats-Unis affectent directement la Chine.
Plus de la moitié des importations chinoises de brut transporté par voie maritime provenait l’an dernier du Moyen-Orient et transitait majoritairement par le détroit d’Ormuz, selon la société d’analyse Kpler. De même source, le pétrole iranien représentait environ 13% des importations chinoises de pétrole par voie maritime.
« La Russie peut sans aucun doute compenser le déficit de ressources qui est apparu, aussi bien pour la République populaire de Chine que pour tous les pays désireux de travailler avec nous d’une manière équitable et mutuellement bénéfique », a dit Sergueï Lavrov cité par les agences de presse russe.
La Chine restait en mars le premier acheteur mondial de combustibles fossiles russes, représentant 43% (8,5 milliards d’euros) des recettes d’exportation de la Russie provenant des cinq principaux importateurs, selon le Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (Crea).








