Une session extraordinaire de la conférence des chefs d’États et de gouvernements de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) s’est tenue le 15 décembre 2023 à Ciudad de la Paz (Guinée équatoriale). Il y était question de la situation au Gabon, où un coup d’État a renversé Ali Bongo le 30 août 2023. Depuis, le pouvoir de transition gabonais a effectué un lobbying très actif pour que les sanctions de la CEEAC soient levées.
Le pouvoir de transition gabonais fait un lobbying très actif pour que les sanctions don il est frappé soient levées. Le nouvel homme fort de Libreville, le général Oligui Nguema, a beaucoup voyagé depuis le putsch. Il a pris soin d’aller voir le président équato-guinéen en premier, après sa prise de pouvoir. Puis il a rencontré, un par un, tous les chefs d’États de la CEEAC, à l’exception de l’Angolais João Lourenço, rappelle RFI.
Depuis trois mois, les Gabonais font de la pédagogie, tentent au maximum de rassurer les partenaires, d’expliquer les raisons du coup d’État, un putsch sans effusion de sang, avec une certaine popularité auprès de la population…
Avant ce sommet, Libreville était plutôt optimiste. « Aucun président de la sous-région n’a montré une volonté de garder notre pays sous sanction », avait confié le porte-parole de la présidence avait aussi rappelé que Libreville avait donné des assurances, en dévoilant notamment le 13 novembre un calendrier de transition sur deux ans. Un activisme qui a d’ailleurs payé puisque le 11 décembre, la Banque Mondiale a repris ses programmes suspendus depuis août.
Le facilitateur de la CEEAC, le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, est arrivé lundi en Guinée équatoriale pour remettre son rapport sur les avancées de la transition et ses recommandations. Le général Oligui Nguema a été invité et se trouve sur place depuis le 14 décembre.
Libreville espère une levée des sanctions le plus vite possible. Il y a une semaine, devant l’assemblée, le Premier ministre avait averti que le pays ne pouvait pas se permettre d’être au banc des nations. Sinon les bailleurs de fonds risquaient à terme de se rétracter et de stopper leurs financements.
La situation du Gabon au menu d’un sommet de la CEEAC
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